Manger sain, bouger, dormir… On connait le pitch par coeur. Pourtant, même lorsque l’on s’acharne à faire ses 10 000 pas quotidiens et à snober le sucre, la balance semble parfois ne pas bouger d’un iota. Ce n’est pas forcément nous, c’est notre moteur qui s’est encrassé. La nutritionniste Amandine De Paepe, fondatrice d’Insentials, nous donne le straight talk sur ce qui se passe quand le corps refuse de coopérer, et pourquoi le vrai champ de bataille, c’est le métabolisme basal.
Le paradoxe des jumelles, ou la fin du mythe du « tout manger »
Arrêtons de fantasmer sur l’ami.e qui dévore tout sans prendre un gramme. Ce n’est pas de la magie, mais de la biologie. Si votre balance stagne malgré une discipline de fer, vous n’êtes pas un cas isolé. Ce phénomène porte un nom : le ralentissement métabolique.
Le corps humain est une chaudière sophistiquée. Et la grande majorité de l’énergie qu’il brûle n’a rien à voir avec notre séance de yoga ou notre jogging. Il s’agit du Métabolisme Basal (ou REE pour Resting Energy Expenditure). « Le métabolisme basal est responsable de 60 % de l’énergie, donc des calories utilisées par le corps. C’est énorme, beaucoup plus que l’alimentation ou l’exercice, » assène Amandine De Paepe.
C’est cette dépense invisible qui assure le fonctionnement de vos organes, votre respiration, votre digestion, même quand vous êtes affalé.e sur le canapé. Quand ce REE ralentit – souvent avec l’âge, les changements hormonaux (ménopause, préménopause) ou les chocs nutritionnels – le corps brûle moins d’énergie au repos. Le fameux blocage est là.
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Les femmes, grandes oubliées
S’il y a bien un segment de la population où le métabolisme est un sujet brûlant, c’est la femme.
« L’homme a un cycle chaque jour, on dit que la femme a un cycle mensuel, » rappelle Amandine De Paepe. « Mais à partir de 45 ans, en préménopause, le métabolisme ralentit énormément à cause de la baisse hormonale. »
C’est souvent à ce moment-là que la prise de poids s’installe, accompagnée de troubles du sommeil. L’approche est donc avant tout préventive : il faut veiller à ce que ce « petit feu » métabolique brûle bien à l’intérieur pour mieux amortir ces transitions.
Comment relancer la machine ?
Amandine De Paepe est catégorique : un complément alimentaire n’est jamais un miracle, mais un “step two”. Avant de passer par là, l’activation du métabolisme passe par des ajustements de lifestyle :
1. L’assiette, premier combustible
Protéines first : Manger plus de protéines et de légumes/fibres. Elles demandent plus d’énergie à digérer que les sucres.
La chasse au fructose et à l’alcool : Diminuer drastiquement les jus de fruits, les jus sucrés, et l’alcool. Ces sucres surchargent le foie, et un foie surchargé est un ennemi du métabolisme.
L’astuce simple : commencer chaque repas par les légumes pour lisser la courbe de glycémie, car leurs fibres ralentissent l’absorption des sucres
2. Le mouvement, même léger
La musculation : Il faut faire en sorte que la masse musculaire devienne plus importante, car le muscle brûle plus de calories que la graisse, même au repos. L’objectif : une demi-heure de muscu trois fois par semaine.
L’art de déambuler : Bouger après avoir manger est un réflexe simple qui aide à stabiliser la glycémie.
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3. Les petits gestes du quotidien
Le froid, meilleur allié : terminer sa douche avec de l’eau froide ou prendre des bains glacés. Le corps doit dépenser de l’énergie pour se réchauffer.
Le jeûne : Jeûner de temps en temps (le jeûne intermittent par exemple) est un moyen de simuler et de relancer ce métabolisme basal.
4. Le dépannage high-tech, ou quand la science prend le relais
Quand les efforts du quotidien ne suffisent plus à lever le blocage, la technologie s’en mêle. C’est le statement derrière l’innovation d’Insentials : le Metabolic Burn REE Shot. Ce complément, une première en Europe, a été conçu pour cibler et simuler directement ce métabolisme de repos sans effort physique. Son fonctionnement repose sur deux axes principaux : la stabilisation de la glycémie (pour décharger le foie) et l’utilisation d’ingrédients comme la carnitine pour favoriser l’oxydation des graisses et le maintien musculaire.
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Le mot de la fin (et le plus important) : « Il est essentiel de ne pas se fier uniquement au poids sur la balance, ni même à l’IMC. Ce qui compte, c’est la structure du corps : la masse musculaire et la masse graisseuse. » conclut Amandine De Paepe. En clair, le métabolisme n’est pas une fatalité. C’est un moteur que l’on peut entretenir, stimuler et même réparer. Inutile de se résigner devant ce chiffre sur la balance dès lors, trouvons plutôt les clés pour réactiver la machine.