Depuis quelques années, le bien-être s’invite partout, y compris dans nos verres. Boire moins d’alcool, voire pas du tout, est devenu un réflexe pour beaucoup, et les alternatives aux sodas sucrés se multiplient. En tête de liste, la kombucha. Mais cette boisson fermentée mérite-t-elle vraiment son image de boisson santé ?
Les marques de kombucha fleurissent un peu partout. Restaurants, cafés, rayons de supermarché : l’offre ne cesse de s’élargir. Il est donc temps de regarder de plus près ce que contient réellement cette boisson tendance, et ce qu’elle peut (ou non) apporter à notre santé.
Qu’est-ce que la kombucha ?
La kombucha est un thé fermenté, élaboré à partir de thé, de sucre et d’une culture symbiotique de bactéries et de levures, plus connue sous le nom de SCOBY (symbiotic culture of bacteria and yeast). Pendant la fermentation, les levures transforment le sucre en alcool et en dioxyde de carbone, ce qui donne à la boisson son côté pétillant. Les bactéries, quant à elles, convertissent ensuite la majeure partie de l’alcool en acides, responsables de sa saveur légèrement vinaigrée.
Le résultat est une boisson qui contient encore un peu de caféine, des polyphénols issus du thé, ainsi qu’une faible quantité d’alcool. Dans les versions commerciales, cette teneur ne peut dépasser 0,5 %, sous peine d’être classée comme boisson alcoolisée.
La kombucha contient-elle du sucre ?
Oui. Le sucre est indispensable au processus de fermentation. La quantité restante est généralement modérée, mais elle varie fortement selon les marques. Certaines ajoutent du sucre ou du jus de fruits après fermentation pour adoucir le goût; un point à surveiller si l’on consomme la kombucha pour ses vertus supposées.
Quels sont les bienfaits de la kombucha ?
Les bouteilles de kombucha promettent souvent monts et merveilles : digestion facilitée, flore intestinale équilibrée, immunité renforcée, glycémie régulée. En pratique, la réalité est plus nuancée.
Sur le plan nutritionnel, la kombucha partage déjà certains bienfaits du thé, notamment grâce à sa richesse en antioxydants. La grande différence se joue entre les versions pasteurisées et non pasteurisées. Les premières ne contiennent plus de bactéries vivantes, mais des postbiotiques, auxquels on attribue des effets anti-inflammatoires et un rôle potentiel dans la régulation de la glycémie et de l’immunité. Les versions non pasteurisées, elles, renferment encore des probiotiques susceptibles de soutenir la santé intestinale.
Ce que dit la science
Certaines études – bien qu’effectuées sur des animaux – révèlent des bénéfices grâce aux probiotiques dans la kombucha, comme l’inflammation réduite et une glycémie équilibrée, un foie plus sain et un risque moindre de maladies cardiaques. À ce jour, trop peu d’études ont été réalisées sur les humains, et à petite échelle. Les avantages observés dans les études animales n’ont pas encore été reproduits chez les humains. Certaines études ont pourtant relevé d’autres avantages, comme moins de brûlures d’estomac et de ballonnements, ainsi qu’une meilleure régulation de la glycémie et une réduction du diabète de type 2.
Cela ne signifie pas que la kombucha soit inutile, mais plutôt qu’elle ne peut pas être considérée comme une boisson santé miracle. En revanche, elle peut constituer une alternative plus intéressante que les sodas ou l’alcool, à condition de bien choisir sa marque. Un bon réflexe : lire la liste des ingrédients. Plus elle est courte, mieux c’est; et attention aux sucres ajoutés.