Opa
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Le pita-gyros est grec, certes. Mais Opa permet justement de voir ce qu’il y a autour. L’adresse combine mezedopolio et souvlakeria : petits plats à partager d’un côté, grillades populaires de l’autre.
On commande donc une feta au miel ou un saganaki kasseri, puis des pitas maison au gyros ou au kalamaki, avant éventuellement d’aller chercher le kokinisto ou les souzoukia. Pas la Grèce gastronomique, mais son versant populaire, généreux et franchement efficace.
Adresse : Rue Voot 40, 1200 Woluwe-Saint-Lambert.
Yassou
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Un resto grec où les vinyles comptent presque autant que l’ouzo, ça change déjà un peu la donne. Yassou mélange recettes de yiayia, petites assiettes à partager et ambiance de bistrot de quartier, sans chercher à rejouer la Grèce en version carte postale.
Dans les assiettes, la filiation reste pourtant bien là : keftedakia, tyropita, kolokithokeftedes, feta au miel et au thym, caviar d’aubergine ou encore dakos. La carte bouge, les produits restent frais, et l’ensemble garde ce côté généreux et très peu cérémonieux qui va bien au lieu. Le bon choix si vous aimez l’idée d’un grec qui se vit autant autour de la table qu’à travers sa bande-son.
Adresse : Place de Londres 1, 1050 Ixelles.
Ouzerie Mezedopolio
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Le « sharing food » n’a rien inventé. Ouzerie Mezedopolio partage ses assiettes depuis 1989, bien avant que le concept devienne une ligne quasi obligatoire sur les cartes bruxelloises.
Tzatziki et tarama sont là, bien sûr, mais l’intérêt commence surtout avec les boulettes de poulpe à la menthe, le poulpe caramélisé au miel ou ces (très !) étonnantes croquettes de pastèque servies avec yaourt et menthe fraîche lorsqu’elles sont de saison. Et puis cherry on the cake : ouzo, tsipouro ou tsikoudia servies à table rappellent qu’une ouzerie est autant une manière de boire et de partager que de manger, finalement.
Adresse : Chau. d’Ixelles 235, 1050 Ixelles
Kafenio
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À deux pas des institutions européennes, Kafenio pourrait facilement n’être qu’une bonne adresse de lunch d’affaires. Ce serait oublier qu’il s’agit surtout d’une histoire grecque transmise sur deux générations : deux frères à l’origine, leurs trois fils aujourd’hui.
Poulpe grillé à la braise, calamars frais, croquettes de courgettes, moussaka maison : la carte ne cherche pas spécialement à réinventer la Grèce. Et c’est plutôt sa force. Gardez surtout le café pour la fin : il est encore préparé à la grecque, cuit sur la cendre ou la braise, une vraie rareté bruxelloise.
Adresse : Rue Stevin 134, 1000 Bruxelles.
IDEA Ellinikó Bistró
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Chez IDEA, le paradoxe est joli : plus la cuisine s’éloigne des clichés grecs, plus elle creuse le terroir grec. Les chefs Anastasio Penteridis et Nikolaos Stagkos modernisent les recettes, mais travaillent huile d’olive d’Argolide, kopanisti de Mykonos, graviera crétoise ou biscotte de caroube bio.
Même logique côté bouteilles : vins nature, monocépages, pét-nat de Santorin ou vin orange remplacent avantageusement le cliché du petit vin de taverne. La viticulture grecque repose encore aujourd’hui à environ 90 % sur des variétés autochtones, dont l’Assyrtiko ou le Xinomavro sont devenus quelques-uns des porte-drapeaux.
Adresse : Rue du Parnasse 1, 1050 Ixelles.
Philema
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Philema resserre encore la carte : ici, la Grèce prend surtout l’accent crétois. Manos Makrygiannakis est né sur l’île et en ramène des produits et associations autrement plus parlants qu’une simple mention « cuisine méditerranéenne ».
Et cela change franchement de la moussaka : sfouggato aux courgettes et graviera, carbonara crétoise au porc fumé apaki, agneau en feuilles de vigne ou kritharoto aux scampis et avgotaraho. À choisir précisément si vous voulez découvrir qu’une cuisine grecque peut être aussi régionale qu’une cuisine italienne.
Adresse : Chaussée de Waterloo 437, 1050 Ixelles.
Koyzina Authentica
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Ici, « comme à la maison » n’est pas une formule marketing très pratique : le restaurant se trouve réellement dans une maison de maître. Sofia Dimitriadou y reçoit ses clients entre bibliothèques, vieilles photos, livres grecs que l’on peut même emprunter et petite épicerie.
Et plutôt que de moderniser à tout prix, Koyzina fait exactement l’inverse : recettes familiales anciennes, produits importés de Grèce, huile d’olive et cette fameuse « cuisine de maman » revendiquée par Sofia.
Adresse : Avenue Brugmann 519, 1180 Uccle.
Strofilia
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Un restaurant grec distingué d’un Bib Gourmand Michelin 2026 : voilà déjà de quoi bousculer deux ou trois raccourcis. Strofilia travaille depuis plus de vingt ans une version contemporaine du mezzé, sous la houlette du chef Marios Sarlanis, originaire d’Evia.
Mais sa vraie botte secrète est liquide : plus de 50 vins grecs, avec notamment des cépages autochtones moins connus, auxquels s’ajoute une cave du XVIIe siècle. Autrement dit, on peut venir pour le tarama blanc, le poulpe ou le calamar grillé, et repartir surtout avec une autre idée du vignoble grec.
Adresse : Rue du Marché aux Porcs 11-13, 1000 Bruxelles.