On a toutes une relation compliquée avec nos cheveux. Trop frisés, trop fins, trop abîmés par les colorations, trop rebelles dès qu’il pleut. Et une longue liste de soins testés, espérés, parfois abandonnés après quelques semaines.
La kératine a régné. Pendant des années, le “lissage brésilien” a promis la discipline : enrober la fibre d’une couche protéique pour la lisser, la dompter. Ça marchait. Mais en surface seulement, sans jamais toucher la structure interne du cheveu. Puis est venu l’Olaplex, avec une approche plus chirurgicale : réparer les liaisons disulfures, ces ponts chimiques qui constituent l’armature interne de la fibre. Plus profond, oui, mais ciblé sur un type de dommage précis.
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C’est exactement là qu’un nom a commencé à circuler, discrètement, dans les cercles beauté : le Kérashine. Sans campagne massive, ni égérie. Juste le bouche-à-oreille de celles qui l’avaient essayé et ne juraient plus que par lui.
À la rédaction, le nom nous est revenu plusieurs fois. Ce qu’on en lisait était intrigant : un soin qui combinerait les bénéfices de la kératine à ceux du collagène et de l’huile de ricin pour viser non pas le lissage, ni la réparation ponctuelle, mais la régénération globale de la fibre. Curieuses, on a enfilé notre manteau et on est allées se faire notre propre avis.
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Ni kératine, ni Olaplex
Pour comprendre ce que ce trio kératine, collègène, huile de ricin change concrètement, on s’est d’abord s’arrêtée un instant sur la chimie (accessible, promis !).
La kératine est la protéine constitutive du cheveu : elle en représente environ 95 % de la composition. Un cheveu abîmé est un cheveu dont la kératine naturelle s’est dégradée sous l’effet des UV, de la chaleur répétée, des colorations chimiques ou simplement du temps. Réintroduire de la kératine dans la fibre, c’est combler ces lacunes structurelles, redonner au cheveu sa résistance et sa cohérence.
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Moins intuitivement associé au soin capillaire, le collagène, lui, apporte ce que la kératine ne donne pas : de l’élasticité et de la densité. Un cheveu traité au collagène rebondit mieux, cède moins, casse moins.
Reste l’huile de ricin, dont le rôle est à la fois nourrissant et stratégique. Riche en acide ricinoléique (un acide gras quasi exclusif dans la nature), elle pénètre le cortex et crée les conditions idéales pour que les deux autres actifs soient absorbés et durent. Sans elle, la kératine et le collagène font moins bien leur travail. C’est elle aussi qui confère au résultat ce toucher soyeux qu’on ne s’explique pas toujours, mais qu’on remarque immédiatement.
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Ce trio d’actifs est donc plus complet que ce que proposent individuellement les soins de référence. Contrairement à certains lissages qui écrasent la texture au passage, le Kérashine respecte la nature du cheveu. Un cheveu bouclé reste bouclé, mais sans frisottis ni sécheresse. Un cheveu fin gagne en consistance sans être alourdi.
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Une adresse qui ne se trouve pas sur Google
Unique en son genre, cette formule explique qu’on ne trouve pas le Kérashine partout et que notre recherche nous a menées jusqu’à Teka’Hair, un salon dont on ne vous donnera pas l’adresse tout de suite, parce que ce n’est pas ainsi que ça fonctionne. Pour prendre rendez-vous, il faut d’abord contacter Claudia, sa fondatrice, par écit sur Instagram ou Facebook. L’adresse n’est transmise qu’une fois le rendez-vous confirmé par un acompte.
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La seule chose que l’on peut en révéler, c’est que Teka’Hair se niche dans le petit village de Thieusies, dans un espace attenant aux anciennes écuries d’un château des environs. Claudia y a imaginé une extension résolument contemporaine en contraste assumé avec le cadre champêtre.
Une seule cliente à la fois. C’est la règle.
Ce cadre confidentiel n’est pas qu’une question d’atmosphère, il est aussi la condition de ce que Claudia propose. Coiffeuse depuis vingt ans, elle a lancé son concept de salon privé il y a dix ans, avec une règle absolue : une cliente à la fois. Pendant toute la durée du soin Kérashine, son attention est entière et son diagnostic continu. Elle lit un cheveu comme on lit un bilan (sa porosité, sa densité, son historique de traitements) et adapte le protocole en conséquence.
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On l’a décrit volontiers, avec une autodérision assumée, comme une « médecin du cheveu ». Elle ne revendique pas le titre au sens clinique, mais la métaphore dit quelque chose de précis sur son approche : diagnostique avant d’être esthétique. C’est d’ailleurs pourquoi elle accompagne des personnes en rémission de cancer, dont la chevelure fragilisée par la chimiothérapie nécessite une prise en charge particulièrement fine.
Protocole en quatre temps
Ce niveau d’exigence technique implique une chose : le soin ne tolère pas l’approximation, et chacune de ses étapes (quatre au total) conditionne l’efficacité de la suivante :
Étape 1 : Détox en profondeur
Pour purifier la fibre en profondeur et la débarrasser de tout résidu susceptible de former une barrière entre le cheveu et le traitement.
Étape 2 : Application sur cheveu sec
C’est là que le Kérashine s’écarte nettement de la pratique courante : le soin s’applique sur fibre sèche, et non humide. Sur cheveu mouillé, le film d’eau résiduel dilue les actifs et en limite la pénétration. Sur cheveu sec, ils atteignent directement le cortex, sans interférence.
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Étape 3 : Pause sous cellophane
Ce film occlusif crée un effet de serre qui amplifie la chaleur corporelle, ouvre progressivement les écailles et favorise une imprégnation maximale.
Étape 4 : Scellement thermique
Un séchage à basse température prépare la fixation, avant le passage au fer à lisser. La chaleur scelle définitivement le traitement dans le cortex, fixe la kératine et le collagène, et révèle le résultat. C’est cette étape thermique finale qui transforme le soin Kérahsine en résultat durable et qui exige une main parfaitement formée.
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Ce que coûte un soin Kérashine (et pourquoi)
Le prix d’un soin Kérashine ne s’explique pas uniquement par les actifs qu’il contient, il reflète aussi le temps qu’il exige, la main qui l’applique et le cadre dans lequel il se déroule. Notre prestation, à titre indicatif, a duré sept heures d’attention exclusive. Chez Teka’Hair, le traitement est proposé entre 325 et 725 euros selon la longueur et la densité de la chevelure.
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Teka’Hair pratique également le balayage (425 à 900 €), les extensions en cheveux russes 100 % naturels posées en Micro Ring ou Micro Kératine (1 250 à 2 000 €), l’ombré signature maison, et (en nouveauté) le Greyblending, une technique pensée pour sublimer les cheveux gris plutôt que de les dissimuler.
Uniquement sur rendez-vous. L’adresse, vous l’aurez compris : sur demande. Certains secrets, ça se mérite…
Teka Hair : Instagram