Entre voyage initiatique, polar sauvage et poésie de la dernière heure, voici cinq livres à lire sous la couette, dans le tram ou entre deux matcha.

De la BD spirituelle au polar fiévreux, du journal bouleversant au roman scandaleux ou feel-good, cette sélection prouve une chose : la littérature belge au féminin est aussi riche que désinvolte. Pour la sixième année consécutive, l’opération « Lisez-vous le belge ? » remet la littérature locale sur le devant de la scène. Pendant tout le mois de novembre, librairies, bibliothèques et lecteurs de Wallonie et de Bruxelles célèbrent la richesse et la diversité des plumes belges, d’ici et d’aujourd’hui. Une belle occasion de lire local !

1. Kilomètre Zéro de Maud Ankaoua & Mathilde Ducrest

Le best-seller de Maud Ankaoua qui a fait pleurer (et méditer) la moitié du globe revient en version BD. L’histoire de Maëlle, cadre stressée partie au Népal en quête de sens, reprend des couleurs sous les crayons lumineux de Mathilde Ducrest. Résultat : un voyage initiatique version planches, qui parle de lâcher-prise, de dépassement de soi et de sommets — intérieurs comme himalayens. À lire avec une tisane et un peu d’introspection (mais pas trop non plus).

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2. Animal·e d’Anne-Sophie Tirmarche

Un thriller belge qui griffe. Été, Semois, fête d’ados et drame : la scène est plantée. Un an plus tard, la vengeance mijote. Entre colère sourde et quête d’identité, Animal·e interroge la violence : celle qu’on subit, celle qu’on rend. C’est cru, intense, maîtrisé. Et ça confirme qu’en Belgique aussi, le polar peut avoir du cœur et des tripes.

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3. Journal de Marie Uguay

Marie Uguay, poétesse fauchée à 26 ans, y écrit la vie comme on la serre très fort avant qu’elle s’échappe. Entre douleur et lumière, elle parle d’amour, de mort, de beauté, avec une lucidité qui arrache des frissons. Si vous aimez Anne Frank, Sylvia Plath ou les confessions sans filtre, ce bijou posthume est pour vous.

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4. Baigneuse nue sur un rocher d’Armel Job

Années 50, petit village, grand scandale : une jeune femme pose nue pour un peintre juif réfugié. Le tableau ressurgit, le village explose. Armel Job brosse un roman dense et captivant sur la culpabilité, la rumeur et le poids du regard des autres. Une fresque à la fois sensuelle et sociale, entre drame rural et polar psychologique.

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5. Polé Polé d’Amandine Scheers

C’est le roman qui fait du bien sans être niais. Bruno, cadre en burn-out, décide de gravir le Kilimandjaro après un coma salvateur. Dit comme ça, on craint le cliché. Mais Amandine Scheers réussit à en faire une ode drôle et touchante à l’amitié, à la lenteur (le fameux polé polé, « doucement » en swahili) et à la résilience. Spoiler : le bonheur ne se trouve pas forcément en haut, mais tout au long de la montée.

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