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Cโ€™est ร  peu de chose prรจs le projet du mouvement ยซย Fat shaming weekย ยป, (littรฉralement ยซย La semaine pour foutre la honte aux grossesย ยป) lancรฉ par le magazine en ligne masculin rรฉtrograde amรฉricain ยซReturn of Kingย ยป.

Lโ€™idรฉeย : humilier et harceler de toutes les maniรจres (de la plus banale ร  la plus crรฉative, mais avec une constante gerbante obligatoire) les femmes en surpoids.
Dans un plaidoyer bien dรฉgueulasse, lโ€™auteur, un certain Roosh, explique, en substance, que les efforts dรฉployรฉs par certains pour redรฉfinir les critรจres esthรฉtiques de la femme occidentale fonctionnent. Au point que certaines obรจses, fortes et indรฉpendantes, sont rรฉellement fiรจres de leur graisse et refusent toute idรฉe de rรฉgime. ยซย Pourquoi permettons-nous aux gens obรจses de modifier la dรฉfinition de la beautรฉย ?ย ยป.
Toujours selon cet homme de goรปt, soutenu par sa rรฉdaction, ยซIl est impossible pour une baleine aux proportions immenses dโ€™รชtre une personne psychologiquement รฉquilibrรฉe.ยป, ยซLa plupart des hommes prรฉfรจrent branler avec sa main gauche que d’essayer de trouver le point d’entrรฉe du vagin d’une femme obรจse.ยป (le gars n’a donc mรชme pas senti que les “rondes” sont des bombes sexuelles).
Et de regretter que personne, ni politiques, ni people, ne se lรจve contre ce flรฉau de la sociรฉtรฉ. ยซIl nโ€™y a aucune cรฉlรฉbritรฉ masculine qui ose dรฉclarer quโ€™il prรฉfรฉrerait mourir que d’avoir des relations sexuelles avec une femme de plus de 150 livres (Ndlr.ย : 70 kilos).ยป Et les femmes over-retouchรฉes sur Instagram, รงa le branche ?
Cโ€™est sur base de ces arguments en bรฉton que sโ€™est vue proclamรฉe, pour les sept jours qui suivaient (le post a รฉtรฉ publiรฉ le 7 octobre dernier), la culture de lโ€™humiliation de la grosse. ยซNous avons dรฉcidรฉ en tant que groupe, que l’humiliation de celles qui ont de la graisse est essentielle pour crรฉer une sociรฉtรฉ de femmes belles et minces qui ont honte dโ€™รชtre laides.ยป
Le hicย : lโ€™opรฉration a fonctionnรฉ, et sous le hashtag #fatshamingweek, une collection de propos nausรฉabonds se sont accumulรฉs, sur les rรฉseaux sociaux, mais aussi sur les sites de rencontre (lโ€™opรฉration prรฉconisait dโ€™y traquer les grosses) et autres supports virtuels.
Si lโ€™obรฉsitรฉ morbide fait des ravages aux States (et dans certains pays occidentaux), la connerie, le machisme et le bashing tiennent, eux aussi, une place de choix dans la liste des flรฉaux ร  combattre.