Comment soigner efficacement une gueule de bois ?

Mis à jour le 3 janvier 2019 par Asma Labidi et Marie-Noëlle Vekemans
Comment soigner efficacement une gueule de bois ?

Les fêtes de fin d’année sont souvent synonymes d'une consommation plus importante d’alcool qui peut entraîner un état  communément appelé « une gueule de bois ». Comment y survivre ? 

Vous êtes en gueule de bois ? Aïe, ça fait mal ! On vous envoie toutes nos pensées et on en profite aussi pour vous livrer nos astuces pour commencer l’année 2019 du bon pied.

La « gueule de bois » : c'est quoi ? 

Cette expression familière désigne un ensemble de symptômes désagréables observés dans les heures qui suivent une consommation excessive d’alcool.

Des troubles gastro-intestinaux tels que les nausées, les diarrhées, les maux de ventre et les vomissements sont généralement observés. Les lendemains de veille peuvent par ailleurs être accompagnés d’une stimulation accrue du système nerveux sympathique se traduisant par une éventuelle tachycardie (battements de cœur rapides), des tremblements ou de la sueur. Des maux de tête et des douleurs musculaires vont venir s'ajouter à ce mal-être général.

Toutefois, il est à noter que les symptômes de la « gueule de bois » différent en fonction de chaque personne ainsi que de la quantité d’alcool ingérée.

La « gueule de bois » : la faute à qui ? 

A vous ! En premier lieu mais on ne va pas vous accabler puisque vous êtes probablement déjà au plus mal... Cependant, on ne le répètera jamais assez, l'abus d'alcool est dangereux pour la santé et si vous avez la gueule de bois c'est que vous avez clairement abusé. CQFD.

Ensuite, vient le moment d'en vouloir à votre foie. Explications. Différentes recherches ont été effectuées afin de mieux comprendre l’origine de la gueule de bois. Trois axes sont à privilégier.

- Le foie, organe central du corps humain, participe au maintien de l’homéostasie (soit le maintien de l’équilibre du milieu interne) via ses fonctions de synthèse, de métabolisation ou encore de dégradation. Ainsi, la majeure partie de l’alcool ingérée est métabolisée au niveau du foie. La métabolisation hépatique de l’alcool par une enzyme conduit à la synthèse d’acétaldéhyde. C'est ce dernier qui est à l’origine de tous les effets secondaires associés à la consommation excessive d’alcool telles que les bouffées de chaleur, la transpiration, les sueurs ou les nausées.

- Ensuite, des carences éventuelles en eau et en électrolytes peuvent expliquer le phénomène. En effet, les maux de tête et les douleurs musculaires observés sont indirectement liés à un phénomène de déshydratation. En ayant moins d’eau, le corps se trouve contraint à puiser l’eau dans les organes internes tels que le cerveau ou les muscles, ce qui explique les symptômes observés.

- Enfin, une relation de causalité entre une « gueule de bois » et une hypoglycémie a été mise en évidence. Ceci peut être expliqué par l’incapacité du foie, dont une des fonctions principales consiste en la synthèse de glucose, à produire du sucre.

Comment prévenir une « gueule de bois » ?

Pour prévenir une gueule de bois, il est conseillé d’éviter toute consommation d’alcool. Dans le cas contraire, il est recommander de consommer de l’alcool avec modération. Il est par ailleurs important de boire de l’eau pendant la soirée et avant le coucher.

Il est à noter que la vitamine C accélère l’élimination de l’alcool par l’organisme. Il est donc possible de prendre un comprimé de vitamine C avant le coucher.

Il est important de rappeler que ces conseils sont destinés aux personnes en bonne santé. En cas de pathologies sous-jacentes ou d’antécédents médicamenteux, demandez conseil à un professionnel de la santé.

Comment soigner une « gueule de bois » ? 

Quelques bons conseils pour lutter efficacement contre les symptômes désagréables de la gueule de bois :

  • Buvez beaucoup d’eau : comme expliqué plus haut, les symptômes de la gueule de bois sont corrélés à un manque d’eau dans l’organisme.
  • Privilégiez les aliments simples et les bouillons: pensez à ingérer des aliments riches en électrolytes : lait, soya, yaourt, betterave, butternut, etc.
  • Évitez les aliments acides: en effet, l’alcool étant lui-même très acide il entraine une altération de l’équilibre de l’organisme.
  • Les aliments alcalins (basiques) sont à privilégier tels que le pain, le miel, les épinards ou le concombre. 
  • Évitez dans la mesure du possible la prise de paracétamol. En effet, malgré son efficacité contre les maux de tête observés dans 90% des cas, le paracétamol présente une toxicité hépatique.
  • Évitez la prise d’anti-inflammatoires non-stéroïdiens. Ces derniers sont déconseillés étant donné le risque d’augmentation de lésions gastroduodénales lors de la prise concomitante d’alcool.
  • Faites de l’exercice afin d’augmenter l’oxygénation de l’organisme.

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