Après avoir conquis des millions de lecteurs à travers le monde, le roman le plus vertigineux de Colleen Hoover s’apprête à débarquer sur grand écran. Porté par un trio d’acteurs magnétique et une intrigue qui joue habilement avec nos nerfs, Verity a tout du thriller psychologique qu’on ne voudra surtout pas manquer au cinéma. Voici pourquoi.

Une intrigue qui brouille les frontières entre fiction et réalité

Le pitch, à lui seul, donne déjà le vertige… Lowen Ashleigh, écrivaine en difficulté, s’installe dans le domaine isolé de Verity Crawford, autrice à succès rendue incapable d’écrire après un mystérieux accident, pour terminer sa série de romans à sa place. Jusque-là, tout semble presque anodin. Mais en fouillant dans les affaires de Verity, Lowen tombe sur ce qui ressemble à ses notes autobiographiques : un manuscrit trouble, dérangeant, qui lève le voile sur des confessions glaçantes concernant son mari, Jeremy.

Ce qui rend Verity si addictif, c’est justement cette incapacité progressive à démêler le vrai du faux. Manipulation ou vérité ? Attirance sincère ou stratégie ? Obsession ou instinct de survie ? Le film s’amuse à brouiller chaque piste, transformant chaque scène en terrain miné pour Lowen… et pour nous, spectateurs, happés dans cette spirale sans jamais savoir sur quel pied danser.

Adapté du best-seller de Colleen Hoover, Verity est réalisé par Michael Showalter, sur un scénario de Nick Antosca. Colleen Hoover est également productrice du film. Pour donner vie à cet univers, Michael Showalter s’est notamment inspiré des grands thrillers psychologiques et érotiques, citant parmi ses références Alfred Hitchcock, Adrian Lyne et Brian De Palma.

Dakota Johnson stars as Lowen Ashleigh in director Michael Showalter's VERITY, from Amazon MGM Studios.Photo credit: Alisha Wetherill

© Alisha Wetherill

Une maison qui n’est pas qu’un décor

Dans Verity, la maison des Crawford joue elle aussi un rôle important dans l’atmosphère du film. Si le domaine est censé se trouver dans le Vermont, l’équipe de production a finalement trouvé la maison idéale dans l’État de New York. Conçue par le sculpteur et designer danois Jens Quistgaard, la propriété se distingue notamment par ses différents niveaux, ses espaces en contrebas, ses murs en pierre et ses longs couloirs étroits.

Michael Showalter souhaitait que la maison donne l’impression d’être un véritable labyrinthe, avec des passages et des pièces qui semblent toujours dissimuler quelque chose. Un choix qui renforce évidemment la sensation de malaise et d’incertitude qui accompagne Lowen tout au long de son séjour.

Un casting 5 étoiles

Impossible de parler de Verity sans s’attarder sur son casting. Anne Hathaway, qui enchaîne les projets marquants ces derniers mois, y incarne une Verity Crawford aussi fascinante qu’inquiétante. Face à elle, Dakota Johnson prête son magnétisme habituel à Lowen, prise au piège d’une situation qui la dépasse chaque jour un peu plus. Et entre les deux, Josh Hartnett incarne Jeremy, personnage ambigu au possible, qui cristallise à lui seul toute la tension du récit.

Cette rencontre entre trois acteurs au sommet de leur art n’a rien d’anodin : elle installe immédiatement Verity comme un rendez-vous cinéma premium, de ceux qu’on a envie de vivre sur grand écran, dans le noir d’une salle, pour ressentir chaque frisson au moment précis où il est censé nous atteindre.

Anne Hathaway stars as Verity Crawford and Josh Hartnett as Jeremy Crawford in director Michael Showalter's VERITY, from Amazon MGM Studios.

© Alisha Wetherill

Un phénomène littéraire

Best-seller mondial depuis sa sortie, le roman de Colleen Hoover a fait de Verity l’un des titres les plus discutés, échangés et recommandés de ces dernières années. Un incontournable des étagères #BookTok comme des clubs de lecture plus discrets. Mais nul besoin d’avoir dévoré le livre pour se laisser happer par cette adaptation : le film se suffit à lui-même, porté par une mise en scène qui mise autant sur l’atmosphère oppressante du domaine Crawford que sur la tension psychologique qui grimpe, scène après scène.

Que l’on soit fan de la première heure de l’autrice, adepte de thrillers qui tiennent en haleine jusqu’au générique, ou simplement curieux de découvrir ce qui a rendu ce roman culte, Verity s’annonce comme l’un de ces films qu’on a autant envie de voir que d’en débattre ensuite, autour d’un verre, pour tenter de démêler le vrai du faux une dernière fois.

Verity, dès le 30 septembre au cinéma.

Cet article a été rédigé en étroite collaboration avec Sony Pictures.