1. S’émouvoir au Stedelijk
C’est le premier arrêt obligatoire. D’abord pour l’architecture : on ne se lasse pas de ce choc visuel entre la brique rouge du bâtiment centenaire et son extension futuriste en forme de baignoire géante. Si l’on y vient habituellement pour saluer les maîtres de la collection permanente (de Van Gogh à Warhol en passant par Mondrian), cette saison a une saveur particulière.
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Jusqu’au 6 avril 2026, le musée consacre une rétrospective majeure et inédite au photographe Erwin Olaf. C’est la première depuis sa disparition brutale en 2023, et disons-le : elle prend aux tripes. Intitulée Freedom, l’exposition a été finalisée avec lui avant sa mort, ce qui lui donne des allures de testament visuel. On y retrouve sa patte léchée et mélancolique, ses séries cultes comme Grief ou Berlin, mais aussi une vidéo inachevée. C’est beau, c’est politique, et ça questionne l’identité et le genre avec une acuité plus actuelle que jamais.
Après l’expo, on file chez Fonda, le café du musée au premier étage. Le plan ? S’installer sur une chaise haute face aux immenses baies vitrées et commander leur grilled cheese avec confiture d’oignons et sauce piquante fermentée. La définition même du réconfort.
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2. Déjeuner “arty” au nouveau Sandberg
Juste à côté, c’est le nouveau QG des esthètes affamés. Nommé en hommage à Willem Sandberg, l’ancien directeur légendaire du musée qui voulait rendre l’art accessible à toutes et tous, ce lieu joue la carte du minimalisme pointu. Tables rouges laquées, bar étiré à l’infini et terrasse en inox qui donne sur Museumplein.
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Ici, pas de chichi, mais une cuisine qui va straight to the point. Le service est décontracté, l’ambiance blutée. On y va pour le pâté en croûte de porcelet “Baambrugs” (avec foie gras, pistache et vin jaune, s’il vous plaît) ou pour un steak-frites de bœuf Simmenthaler à la sauce bordelaise dans laquelle noyer ses frites. C’est l’endroit parfait pour débriefer avec allure de l’expo autour d’un verre de pinot gris.
3. Dormir (et trinquer) au Rosewood
C’était l’arlésienne d’Amsterdam, c’est désormais sa plus belle adresse. Après dix ans de travaux titanesques, l’ancien Palais de Justice – un bâtiment classé de 1665 posé sur les canaux – s’est métamorphosé en Rosewood Amsterdam. Les intérieurs signés Studio Piet Boon mixent la grandeur historique à un design néerlandais contemporain ultra-chic. Mais ici, le luxe se vit surtout à travers l’art, omniprésent sans être pesant. Véritable fil rouge de l’expérience, il s’exprime des jardins intérieurs – conçus comme des toiles impressionnistes vivantes par le paysagiste star Piet Oudolf – jusqu’aux murs, électrisés par les clichés rock du photographe Anton Corbijn.
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Même si vous n’y dormez pas, il faut absolument aller s’encanailler chez Advocatuur, le bar de l’hôtel. Le lieu joue habilement sur le contraste entre l’austérité de l’ancien tribunal et l’esprit rebelle d’Amsterdam. On y sirote le PrØvo, un genièvre maison distillé sur place, nommé en hommage au mouvement anarchiste et ludique des années 60. L’ambiance ? Speakeasy de luxe, musique néo-soul et cocktails audacieux qui s’accompagnent de bites indiennes. C’est sophistiqué, un brin provocateur, et terriblement Amsterdam.
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Y aller : Eurostar au départ de Bruxelles-Midi, env. 1h50 de trajet.