Ashu, pour la cuisine coréenne (une première dans la cité du Doudou)

Tout est dans le titre : Ashu est le premier restaurant coréen de Mons, et la carte ne laisse aucun doute sur ses intentions. On y retrouve les grands classiques de la cuisine coréenne, du bibimbap au dakgalbi en passant par le kimbap et le poulet frit nature ou sauce épicée. Pour qui veut aller au-delà du fried chicken, le yukhoe s’impose comme la commande à ne pas rater : c’est le tartare de bœuf version coréenne, préparé minute avec jaune d’œuf, sauce soja, huile de sésame, pignons de pin et échalote, aussi élégant que surprenant. Pour les curieux qui hésitent encore, l’Escapade Coréenne à 23€ pour deux permet de tester gyoza au kimchi, japchae, fried chicken et galette au kimchi en un seul passage. Et alors que la cuisine coréenne s’impose en Europe avec une force qui dépasse largement l’effet de mode (portée par sa complexité aromatique, ses fermentations et une culture du partage qui résonne avec nos habitudes de table) Mons rejoint enfin les villes qui peuvent répondre à cette curiosité avec une adresse sérieuse.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par ASHU Mons | Korean Food (@ashu.mons)

Où ? Rue de Nimy 10, 7000 Mons.

ASHU 

La Table du Boucher, pour la viande la mieux sourcée de Mons

Luc Broutard est Bib Gourmand, ce qui, dans le monde de la viande à Mons, n’est pas rien. Sa particularité : il chasse et cueille lui-même depuis plus de vingt ans, et ce qu’il rapporte (truffes, champignons sauvages, herbes oubliées) finit dans les assiettes. La carte joue la diversité des races et des coupes : filet pur de bœuf Limousin, entrecôte d’Aubrac, onglet “race française” aux échalotes au beurre à 35€, tartare de Limousin haché minute. Côté confort-food, on craque pour le parmentier de joue de bœuf confite au jus de truffe et chips de topinambours. Rare pour une ville de cette taille : le chef, distingué par le Michelin, travaille seul sa filière, du terrain à l’assiette.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par (@latabledubouchermons)

Où ? Rue d’Havré 49, Mons.

La Table du Boucher

Ginger & Rosemary, pour un brunch qui respecte ce qui pousse

Lindsay voulait bruncher à Mons sans jongler entre trois adresses. Elle a ouvert la sienne avec sa mère en cuisine. Tout est fait maison, tout suit la saison, y compris les ajustements de carte : pas de chakchouka tomates-poivrons hors saison, mais une version verte poireaux-brocolis. Les pancakes existent en deux versions : Rosemary (pommes vanille, caramel beurre salé, noix de pécan) et Ginger (matcha-yuzu, mousse mascarpone, chocolat blanc). Les confitures maison partent en pot étiqueté. L’avocado toast intègre edamame et pickles d’oignon rouge. Ce qui distingue Ginger & Rosemary du brunch instagrammable moyen : la carte change vraiment selon les saisons, ce qui suppose une cuisine qui réfléchit (et qui réfléchit bien).

Où ? Rue du Hautbois 17, 7000 Mons.

Ginger & Rosemary 

Cocoi, pour un phở mijoté seize heures

Pas de réservation, pas de gluten, et un bouillon d’os de bœuf qui mijote seize heures. C’est sur ces bases que Cocoi a construit son adresse rue du Miroir. Le phở bò rassemble vermicelles de riz plats, boulettes de bœuf, oignons, coriandre et herbes aromatiques de saison dans ce bouillon longuement travaillé, tandis que le phở Huế propose une alternative tomatée à la citronnelle pour qui veut explorer. En entrée, le goi avec kroepoek et vinaigrette nuoc mam-ail-piquant est le bon réflexe avant de plonger dans le bol. Les bánh mì, eux, ne se montrent qu’au déjeuner : une rareté supplémentaire qui justifie d’y revenir.

Où ? Rue du Miroir 3, 7000 Mons.

COCOI 

Le Bravo, pour une vraie osteria

Rue des Soeurs Noires, Le Bravo a choisi son camp : celui de l’osteria italienne. Concrètement, cela signifie une carte resserrée autour des pâtes et des pizzas, avec des produits importés directement d’Italie. Les pizzas se déclinent en rosses et bianche (on recomande la Monica avec mortadelle, burrata et pistache, et la Romina avec saucisse, crème de truffe et ricotta). Côté pâtes, on fond pour les orecchiette à la saucisse et crème de truffe à 23,50€ les 200g. Le format idéal pour mesurer ce que vaut vraiment une cuisine italienne : sa générosité.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Bravoresto (@bravorestomons)

Où ? Rue Des Soeurs Noires 19, Mons

Lebravo