10 expressions de jeunes que vous ne comprenez pas

Mis à jour le 30 juillet 2019 par Elisabeth Clauss
10 expressions de jeunes que vous ne comprenez pas Série Sex Education

Les vacances sont l'occasion de bavarder et d'échanger entre générations. A condition d'avoir le bon lexique...

Comment sait-on qu’on a vieilli ? On trouve très bath de parler comme dans un film de Bernard Blier. On n’entrave plus rien à ce que racontent les ados. Pire, on est fier de leur piquer leur vocabulaire.
Attention, les idiomes modernes ne sont pas l’apanage des plus jeunes. Comme un signe de reconnaissance, ils rassemblent les initiés de tous âges en communautés, qui se reconnaissent entre eux à leur dextre usage de la langue. Très utile pour se faire des amis, on s’en doute.

Bae

C’est l’acronyme de Before Anyone Else. Autrement dit, celui ou celle qu’on préfère au monde. Un terme affectueux, qui peut devenir un nom commun. On dit « ma bae » comme on dirait « mon chéri », et on est béat.

OKLM

Rien à voir avec la compagnie aérienne néerlandaise. Cet acronyme signifie « au calme », au sens peinard, serein, confiant. Mais si vous dites « je chille OKLM », c’est trop, autant avouer clairement que tout ça vous stresse.

Un drelfie

Très chic, c’est le selfie qu’on fait quand on est drunk. Un bon Insta de vous déchiré( e ), avec des yeux phosphorescents qui hurlent « c’est trop bien d’être à nouveau célib’ ». Ça vous grille socialement, mais vous trouverez toujours trois ex potes d’unif pour trouver ça supercool. Ce qui est supertriste.

En soumsoum

Faire quelque chose discretos, en loucedé, ou en stoemelings, dans la version locale.

En scred

Idem : c’est poser un acte en mode ninja, rapidement, de manière dissimilée. Sans doute une contraction de « discrètement », qui serait passée dans le langage courant en soumsoum.

Un poucave

C’est une balance, un cafteur. Un terme qui vient des banlieues françaises, c’est dire si ça fait plez de le sortir à Uccle.

Etre déter

Depuis longtemps, dire les mots en entier est devenu trop laborieux. Quid des vélocipèdes, des stylographes et du cinématographe ? Désormais pour exprimer sa détermination, on transige avec « déter ». Autre option, l’expressif « j’suis chaud » (à accorder systématiquement au masculin, même si on est une fille, sans doute pour éviter les malentendus…)

Osef

Le compagnon de Arie et père adoptif de Esus dans la bible ? Pas du tout. Osef signifie « on s’en fout ». De fait.

Boul, ou boule (les néologismes sont plein de subtilités)

C’est le fessier. On dit « je rêve d’avoir un gros boul », parce que l’autre étrangeté de l’époque, c’est qu’on est prêtes à tout pour faire grossir ce qu’on a passé 20 ans à affiner. Sa culture ? Presque. Enlevez juste les dernières lettres.

Timp

Attention, c’est le verlan de l’abréviation. Qui a dit que les jeunes simplifiaient tout ? Prenons donc « n’importe quoi », devenu « n’imp » il y a environ dix ans. Retournons-le. On obtient Timp. C’est n’imp et vous en avez plein le boul ? Absolument. Et osef.

Vous voulez faire la thug avec vos gamins / neveux / élèves de primaires ? Demandez-leur :

« Comment va ta zouz ? » (C’est sa meuf)

« C’est ton mec ou ton bicrave ? » (C’est ton petit ami ou ton dealer ?

« C’est mon daron, espèce de bolosse. » (C’est mon père, imbécile.)

« Tu vas le parquer, ton gamos ? » (Tu la gares ta grosse cylindrée ?)

« Si tu me rends pas mon lové, j’appelle les hendeks! » (Rends-moi mon blé ou j’appelle les flics!)

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