Les 10 lois les plus sexistes à travers le monde

Publié le 8 mars 2022 par Alexandra Teklak et ELLE Belgique
Les 10 lois les plus sexistes à travers le monde © Shutterstock

Si en Belgique, les lois ont évolué pour donner davantage d'égalités entre les hommes et les femmes, la situation n'est pas pareille dans tous les autres pays du monde. Voici 10 lois sexistes totalement absurdes qui existent encore aujourd'hui.

1. En Arabie saoudite, les femmes ne peuvent pas détenir de compte bancaire

Le statut des femmes en Arabie saoudite est encore très archaïque. En 2015, les Saoudiennes ont gagné le droit de vote, une avancée historique pour ce pays ultra-conservateur. Depuis, plusieurs nouveautés ont légèrement amélioré leurs conditions, comme le droit de conduire qui leur a été (enfin) délivré en 2018. Cependant, elles ont toujours besoin de l'accord de leur tuteur masculin pour voyager, chercher un emploi ou même juste sortir de chez elles. Totalement soumises aux hommes, la mixité leur est interdite. Elles ne peuvent en aucun cas se rendre dans des transports en commun ou des restaurants que d'autres hommes fréquentent. Et pour éviter toute tentative d'indépendance, elles ne peuvent pas être détentrices d'un compte bancaire.

2. Les Iraniennes ne peuvent pas faire de vélo

L'Iran est certainement l'un des pays où les droits fondamentaux sont les plus menacés. Peines de morts, arrestations arbitraires ou encore persécutions des défenseurs des droits humains, les violations recensées en Iran sont nombreuses. Et le statut des femmes ne déroge pas à la règle. Alors que le pays n'a toujours pas criminalisé le viol conjugal, la violence domestique et le mariage forcé, il existe une autre loi bien étonnante : l'interdiction pour les femmes de faire du vélo depuis 2016. Le transport à deux roues serait considéré comme un objet d'émancipation dangereux pour les femmes.

3. Au Swaziland, les femmes n’ont pas le droit de porter des mini-jupes

Ce type de vêtement faciliterait les viols, selon les autorités. Les jeans à taille basse sont également prohibés. Les femmes portant tout de même ces tenues risquent 6 mois de prison, et sont considérées comme responsables si elles subissent un viol. Il est important de préciser que cette interdiction ne frappe pas les tenues traditionnelles que les jeunes filles doivent porter lors de la "danse des roseaux". Cette fête, rassemblant des milliers de spectateurs, oblige les jeunes filles supposées vierges du pays à danser seins et fesses nus devant le roi, qui a le droit de choisir parmi elles sa future épouse.

4. Les sous-vêtements en dentelle sont interdits en Russie

Autre loi aussi farfelue qu'inquiétante. Depuis 2014, les femmes russes ne peuvent pas porter de lingerie en dentelle. Comble de cette interdiction : il s'agit en fait d'une erreur dans le texte. L'Etat russe avait initialement interdit la vente de sous-vêtements fabriqués avec moins de 6% de coton. La raison invoquée par les autorités : les fibres synthétiques sont susceptibles de nuire à la santé des consommateurs, favorisant la prolifération de bactéries lorsqu'elles sont en contact avec la peau. À l'origine, le texte ne visait que les matières de synthèse. Mais puisque la dentelle ne contient évidemment pas de coton, elle se voit également interdite.

5. En Somalie, le soutien-gorge est illicite

Pour rester dans le thème des sous-vêtements, les soutiens-gorge sont tout bonnement interdits en Somalie. Les islamistes somaliens ont décrété que ces pièces de lingerie trompaient la forme naturelle des seins, accentuaient les formes féminines et suscitaient des désirs sexuels. La loi, entrée en vigueur en 2009, prévoit des coups de fouets pour celles qui ne la respecteraient pas.

6. Les Australiennes avec un bonnet A ne peuvent pas tourner dans des films pornographiques

Les hommes appréciant les femmes à petite poitrine pourraient être de potentiels pédophiles. C'est ce qu'a décidé l'Etat australien en 2010, sur les conseils de l'Australian Classification Board, organisme chargé d'évaluer et classer les films et les vidéos selon leurs normes. De quoi faire complexer les femmes aux petits seins.

7. Interdiction de se maquiller en Afghanistan

La détresse des femmes afghanes ne cesse de croitre depuis la montée au pouvoir des talibans. Soumises à de nombreuses interdictions, plus les jours passent et plus leurs droits diminuent. Elles sont notamment interdites de sport à cause des tenues qu'elles seraient susceptibles de porter, incompatibles au droit islamique. Autre décision encore plus radicale, elles ne peuvent pas se maquiller, porter du vernis à ongle ou encore des talons. Un journaliste franco-afghan a d'ailleurs affirmé sur Twitter avoir entendu un message vocal d'un taliban disant "N’ayez pas peur, sortez de chez vous et continuez à travailler. Si on vous voit maquiller les mains, les pieds ou vos lèvres, on va couper tout...". Là encore, la raison invoquée est que les hommes ne sauraient pas se contrôler face à cela.

8. En Inde, les femmes peuvent être échangées contre de l’argent

En cas d'impossibilité de paiement, un homme peut mettre sa femme en gage de garantie, et ce jusqu'à-ce que ses dettes soient payées. Aussi, ce n'est pas dit dans la loi, mais les maris peuvent également prêter leur femme à d'autres hommes contre de l'argent. Ces "arrangements" informels sont assez fréquents dans le pays.

9. Dans l’Arkansas, un homme a le droit de frapper sa femme une fois par mois

En matière de vieilles lois misogynes toujours en vigueur, les Américains possèdent la palme d'or. Par exemple, dans l'Arkansas, un homme peut légalement frapper sa femme s'il ne le fait qu'une fois par mois. Dans le Minnessota, une femme risque jusqu'à 30 jours de prison si elle se déguise en Père Noël. Dans le Michigan, les cheveux d'une femme appartiennent à son mari. Une dernière pour la route : à Guernee dans l'Illinois, une femme pesant plus de 100 kg n'a pas le droit de monter sur un cheval en short.

10. Aux Philippines, le divorce est illégal

À l'exception du Vatican, les Philippines sont le seul pays au monde à encore interdire le divorce. En cas de problème, aucune alternative pour se séparer de son mari n'est prévue et les tentatives de recours juridiques sont très longues et très couteuses.

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