Qui étaient les héroïnes de la guerre 14-18?

Mis à jour le 12 février 2018 par ELLE Belgique
Qui étaient les héroïnes de la guerre 14-18?©UCL

Pas moins de 83 pays commémorent aujourd’hui à Liège la Grande Guerre. Derrière nos héros, des héroïnes … Et vous ? Auriez-vous transmis des messages, caché des alliés ou passé des heures à soigner les soldats blessés ? Il y a un siècle, ELLEs l’ont fait. Portrait de ces résistantes dont l’histoire a retenu le nom.

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Elisabeth de Belgique : la reine infirmière

Insoumise avant l’heure, l’arrière-grand-mère du roi Philippe s’engage auprès du seul hôpital de guerre installé en Belgique autonome, « l’Hôpital de l’Océan ».  Le nom sonne aujourd’hui comme le titre d’un soap. Elisabeth y reste présente aux côtés des blessés, les rassure, les galvanise. On sait que, pendant la guerre, elle voyage en France, en Italie, (notamment pour assister à un mariage princier), ce qui implique qu’elle n’a évidemment pas passé tout son temps à changer des bandages, si tant est qu’elle l’a fait.

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Marie Depage: l'héroïne de terrain

Elle est ixelloise, son mari est médecin, prof à l’ULB, assez connu. Elle aussi a étudié la médecine, mais elle n’exerce pas. Au début de la guerre, elle part à La Panne avec son mari pour organiser l’Hôpital de l’Océan. Le dispensaire mis sur pied, elle embarque en 1915 vers les États-Unis pour militer auprès des alliés.  Lorsqu’elle apprend que son fils cadet de 17 ans s’est engagé au front, elle rentre par le premier bateau, le Lusitania, qui est coulé par l’armée allemande. Elle n’en réchappera pas.

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Edith Cavell : la passeuse

Elle est britannique et ancienne espionne pour les services secrets de son pays, le MI6. Lorsque la guerre éclate, elle abandonne pourtant sa mission de renseignement pour aider des centaines de soldats belges et alliés à passer la frontière vers les Pays-Bas neutres, leur sauvant ainsi la vie. Prise au piège par deux « faux soldats en fuite », elle est fusillée à Schaerbeek en 1915, à l’âge de 50 ans.

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Gabrielle Petit : l’espionne

On sait qu’elle aussi mène des opérations d’exfiltration de soldats vers la frontière hollandaise. Qu’elle porte des documents en Angleterre pour signaler les mouvements des troupes allemandes. Elle est infirmière et, selon certains, se prostitue et se procure des informations grâce à ses charmes. Cette version moins lisse n’a pas été retenue par l’Histoire.  D’après des témoignages, elle n’aurait pas eu le temps d’achever sa phrase « Vive le Roi, vive la... » au moment de son exécution. La légende raconte aussi qu’elle aurait refusé qu’on lui bande les yeux, et se serait présentée face à ses bourreaux en robe blanche avec des nœuds roses dans les cheveux. Elle aurait crié au peloton « Vous allez voir comment meurt une femme belge ». Hélas, comme les autres.

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Marie Curie : l’héroïne atomique

Dès le déclenchement de la guerre, elle interrompt ses recherches et son enseignement à la Sorbonne pour « faire œuvre utile » et aider la « brave petite Belgique ». Elle part avec sa fille de 17 ans, Irène, équiper des voitures de matériel de radiologie. Elle apprend même à conduire ! Cette savante mondialement réputée soigne personnellement des centaines de soldats.

Elisabeth Clauss avec Perrine Pigeon

Merci à Anne Morelli pour toutes les infos.