Pour beaucoup de femmes, le scénario est bien connu : quelques jours avant les règles, les imperfections refont surface sans prévenir. L’acné menstruelle toucherait près de 60 % des femmes. Un phénomène encore largement banalisé, alors que son impact sur la confiance en soi peut être considérable. Pour mieux comprendre ce qui se joue, nous avons interrogé Nomie Petkovics, experte chez Ducray.
L’acné ne concerne pas que les ados
« L’idée selon laquelle l’acné serait uniquement un problème d’adolescence reste très répandue, alors qu’elle est complètement fausse », explique l’experte. « Aujourd’hui, près de 41 % des femmes entre 25 et 45 ans souffrent encore d’acné. » L’acné menstruelle fait partie de ce qu’on appelle l’acné adulte. La grande différence avec l’acné adolescente classique ? Son origine hormonale. Ici, ce sont surtout les variations hormonales du cycle menstruel qui entrent en jeu.
Pourquoi les boutons apparaissent-ils avant les règles ?
Au fil du cycle, les hormones comme les œstrogènes et la progestérone fluctuent constamment. Dans les jours qui précèdent les menstruations, l’influence des androgènes — des hormones dites masculines, mais également présentes chez les femmes — devient plus importante. « Cette variation hormonale stimule la production de sébum », précise l’experte. « Et lorsque la peau produit davantage de sébum, les pores ont plus tendance à se boucher, ce qui favorise l’apparition des boutons. »
C’est aussi pour cette raison que les imperfections reviennent souvent aux mêmes endroits : le menton, la mâchoire ou le bas des joues, des zones particulièrement sensibles aux hormones.
« On observe souvent des poussées juste avant et pendant les règles, car les hormones féminines chutent à ce moment-là, ce qui déséquilibre la peau. Les androgènes et la testostérone stimulent les glandes sébacées, qui produisent alors davantage de sébum. Les œstrogènes et la progestérone, qui jouent normalement un rôle protecteur contre l’acné, deviennent moins actifs. Résultat : les pores se bouchent, entraînant points noirs, points blancs et parfois inflammations plus profondes. Quand les lésions sont infectées ou très inflammatoires, on parle alors d’acné. Les peaux grasses ou mixtes sont généralement plus à risque, car leurs glandes sébacées sont déjà plus actives. »
Quels facteurs aggravent l’acné hormonale ?
« Environ 20 % des causes sont génétiques. Les 80 % restants sont liés à l’environnement et au mode de vie », explique-t-elle.
L’alimentation peut notamment jouer un rôle important, même si les réactions varient selon les personnes. « Les sucres rapides, qui provoquent des pics d’insuline — comme les bonbons ou les glaces — peuvent favoriser les inflammations. Certaines poudres protéinées, produits laitiers ou certains types d’acides gras peuvent aussi avoir un impact. »
Mais ce n’est pas tout. Le soleil, la pollution, le climat, le tabac ou encore le stress influencent également la peau. « Le stress augmente le cortisol, l’hormone du stress, qui stimule à son tour les androgènes, un peu comme un pic d’insuline. »

Ducray
Ce que l’on peut faire au quotidien
Stress, fatigue, manque de sommeil ou alimentation déséquilibrée peuvent donc accentuer les problèmes existants. Même si chaque peau réagit différemment, certains réflexes restent utiles. « Vérifiez d’abord que votre maquillage, vos soins ou votre protection solaire soient non comédogènes, c’est-à-dire qu’ils ne bouchent pas les pores. Ensuite, appliquez une protection solaire quotidiennement. Et enfin, une contraception adaptée peut également aider à réguler les fluctuations hormonales. » Dernier conseil, simple mais essentiel : ne pas toucher aux boutons. « En les manipulant, on risque surtout d’aggraver l’inflammation et de laisser des marques. »
La routine skincare idéale contre l’acné hormonale
Avec l’acné hormonale, la régularité est clé. Une routine adaptée peut réellement faire la différence. « L’objectif est d’utiliser des produits capables à la fois de réguler le sébum et d’apaiser l’inflammation », explique l’experte. « Les acides doux, le niacinamide ou encore les actifs apaisants peuvent aider à maintenir l’équilibre de la peau. »
Elle conseille toutefois d’utiliser certains exfoliants ou lotions acides avec modération, surtout autour de la période précédant les règles : « La peau peut rapidement devenir plus sèche et plus sensible. » Pour répondre aux besoins spécifiques des femmes sujettes à l’acné hormonale, certaines marques développent désormais des soins ciblés. Ducray a notamment lancé le Sérum Régulateur Anti-Imperfections Keracnyl, pensé pour accompagner la peau à chaque phase du cycle hormonal.
« Ce sérum agit à plusieurs niveaux : il apaise les inflammations, régule la production de sébum et aide à prévenir l’apparition de nouvelles imperfections. » L’experte recommande de l’appliquer une à deux fois par jour, toujours après avoir nettoyé la peau et avant une crème hydratante. « Une lotion peut également être utilisée au préalable pour désobstruer les pores et purifier la peau. »
Le plan anti-acné en 3 étapes
1. Matin et soir : nettoyer
Le gel nettoyant Keracnyl convient aussi bien aux peaux jeunes qu’aux peaux adultes sujettes à l’acné. Sa formule enrichie en Myrtacine nettoie la peau en douceur tout en la purifiant en profondeur, sur le visage comme sur le corps.
2. Le matin : traiter les imperfections
Le sérum régulateur Keracnyl a été développé pour agir avant, pendant et après les menstruations. Sa formule associe des actifs dermatologiques ciblés pour prévenir l’apparition des boutons et atténuer les marques résiduelles tout au long du cycle.
La crème matifiante régulatrice de sébum Keracnyl constitue ensuite une excellente base de maquillage. Grâce à l’action combinée de la monolaurine, qui aide à contrôler l’excès de sébum, et du silicium absorbant, elle réduit immédiatement les brillances, avec un effet matifiant pouvant durer jusqu’à 12 heures.
3. Le soir : réparer et apaiser
Le soin Keracnyl PP+ associe myrtacine et célastrol, un duo breveté conçu pour réduire visiblement les boutons inflammatoires. Résultat : les rougeurs s’atténuent progressivement et les imperfections persistantes diminuent.