5 applis pour être solidaire (sans dépenser un rond)

Publié le 19 décembre 2018 par Laurence Donis
5 applis pour être solidaire (sans dépenser un rond)

Il suffit de jouer à un jeu sur son smartphone, de se lancer dans une séance de running ou de regarder des pubs... Idéal pour les fauchés connectés qui ont quand même envie de participer à un monde plus juste.

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1. La plus effortless : Creo²   

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Creo², c’est l’histoire d’un rêve que partage une bonne partie des millenials : quitter son bullshit job pour créer un métier qui a du sens. Au départ, ils sont trois : Robin, Maxime et Thomas. Trois potes fans de café et du jeu Age of Empires, trois ingénieurs belges avec des projets plein la tête. Fin 2014, ils décident de dire bye bye à leur boulot dans des multinationales, et de quitter définitivement leur costume, pour lancer une start-up.

Leur idée ? Créer un outil pour mettre en lien les ONG, les commerces et leurs clients. Après une campagne de crowdfunding, et 300 000 € récoltés, la tablette solidaire est née. Le principe est simple, il suffit de se rendre dans un magasin partenaire pour bénéficier d’une « promotion responsable » : à partir de deux burgers achetés, le resto Citizen Kane fait une donation en votre nom à une association par exemple. Et une tablette à la caisse permet de choisir gratuitement l’ONG qu’on veut soutenir, en Belgique ou à l’étranger. 128 commerces participent déjà au projet chez nous, on retiendra Décathlon, White Night, Bio Shanti ou encore Cellule Sush’… Bien joué.  

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2. La plus futuriste : Goodeed

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Dans Maniac, la nouvelle série Netflix avec Emma Stone et Jonah Hill, les citoyens sont payés pour écouter des employés débiter une litanie de publicités. Le concept de Goodeed est similaire... Sauf qu’ici, l’argent perçu ne sert pas à acheter des fringues, mais à soutenir des associations. Un bon moyen de donner quand on n’a pas un rond. Comment ça fonctionne ? On se rend sur le site, ou sur l’appli, et on visionne une pub pendant vingt secondes. L’argent généré est alors destiné à des ONG. On peut faire trois dons par jour et les projets sont nombreux : formation au code destinée aux femmes, reforestation en Inde, amélioration de l’accessibilité à l’eau potable au Soudan du Sud...

Plus de 500 000 € ont déjà été récoltés. Alors que la majorité des dons sont traditionnellement effectués par les plus de 50 ans, ici, 80% des donateurs ont entre 18 et 35 ans. L’idée a germé dans la tête d’un jeune Français, Vincent Touboul Flachaire. A l’époque, il n’a que 17 ans lorsqu’il décide de créer Goodeed. Il vient de lire l’ouvrage de l’économiste Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix. En octobre dernier, il était invité par Bill Gates à New York pour participer à la cérémonie des Goalkeepers, un event qui récompense les citoyens qui agissent durablement contre la pauvreté. Jolie success story.   

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3. La plus green : Too Good To Go 

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Elle a débarqué il y a quelques mois chez nous mais l’application Too Good To Go fait déjà beaucoup parler d’elle. Son but ? Lutter contre le gaspillage alimentaire. Une initiative ultra nécessaire quand on sait qu’au niveau européen, la Belgique est la deuxième plus mauvaise élève en la matière. Chaque année, on jette environ 345 kg de nourriture par personne... La bonne idée de Too Good To Go, c’est donc de proposer aux particuliers de récupérer les invendus des magasins à prix mini. La démarche se fait en trois temps : on se géolocalise via l’appli, on choisit un commerçant près de chez soi et on récupère notre panier surprise, avec notre propre contenant, à l’heure convenue.

Au programme ? Tartes Françoise à 6€ au lieu de 14, portion de sushis à 5€, burger Ellis à 3,59€… Une solution anti-gaspi et win-win plutôt maligne. Mais Too Good To Go va encore plus loin en proposant aussi aux citoyens de donner aux sans-abris. Et là, on est complètement conquis. Via l’appli, il est possible de payer 2,99€ pour qu’un repas soit récupéré chez un commerçant partenaire et remis à une personne dans le besoin. L’option n’est disponible qu’à Gand pour l’instant mais devrait arriver à Bruxelles dès la fin de l’année.   

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4. La plus fun : Le Schmilblick

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Rien qu’aux States, un jeu comme Candy Crush rapporte plus d’un million par jour… Alors que la plupart des gamers ne dépensent absolument rien. On l’a compris, la pub joue ici un rôle central. A 24 ans, le Français Benjamin Athuil a eu envie de s’inspirer de ce modèle économique pour soutenir des bonnes causes. Le concept ? Rendre le jeu utile et le don ludique. Bim. Idée de génie. C’est en discutant avec son beau-père qu’il pense au Schmilblick, un sketch de Coluche parodiant une émission télé datant des sixties. Avec l’accord du fils du présentateur de l’époque, Guy Lux, il décide de ressusciter le jeu en lui donnant une dimension sociale.

Le principe est simple, mais vite addictif : l’objectif consiste à découvrir un objet, un animal, ou encore une star à partir de trois indices ou d’une image. L’appli est gratuite et chaque partie compte, il suffit de choisir l’association que l’on souhaite soutenir en début de jeu. En Belgique, le Schmilblick s’est associé à La Cravate Solidaire par exemple. L’ASBL participe à l’insertion dans le monde du travail en collectant des tenues professionnelles. Grâce à la pub et aux achats intégrés pour débloquer des indices, l’application reverse 15% de son chiffre d’affaires aux associations partenaires. Vous êtes vivement encouragés à ne plus décrocher de votre smartphone.   

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5. La plus sportive : Charity Miles

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On connaissait les apps proposant des cadeaux et bons de réductions pour récompenser nos prouesses sportives, et c’était déjà très cool. On a trouvé encore plus motivant. Charity Miles propose aujourd’hui de convertir nos kilomètres en dons pour des associations. A peine l’application téléchargée, on tombe sur un bot : un robot qui nous fait la conversation pour demander notre âge, notre genre, notre ville, etc. Plus sympa que les formulaires classiques à remplir. On peut aussi choisir notre association coup de cœur : WWF, Girl Up, la fondation des Nations Unies qui œuvre à l’émancipation des filles, Autism Speaks… Et c’est parti !

A chaque session de running, vous remportez 25 cent par mile parcouru (environ 1,6 km). Les petits plus ? L’app fonctionne aussi pour la marche et le vélo et vous pouvez former des teams. On se trouve un nom sympa avec son groupe de copines et on court ensemble pour la bonne cause. Si elle fonctionne chez nous, Charity Miles est davantage orientée vers les States. Une application française similaire, Km for Change, devrait en revanche bientôt lancer sa version belge et nous permettre de soutenir des projets basés en Belgique !    

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