Phrases assassines: le compte Insta qui appuie là où ça fait mal

Publié le 4 décembre 2018 par Laurence Donis
Phrases assassines: le compte Insta qui appuie là où ça fait mal

Le concept ? Faire une compil’ de ces petites phrases assassines du quotidien, souvent plus blessantes qu’on ne le croit. Un compte Instagram pour nous ouvrir les yeux sur ces violences ordinaires. Et faire bouger les lignes. 

« Non mais moi, j’ai un vrai travail », « Vu la gueule de vos ovaires, vous ne risquez pas d’être enceinte », « Mais tu ne serais pas frigide ? » Vous les reconnaissez ces petites piques du quotidien ? Ces mots qui n’ont l’air de rien et qui pourtant, marquent durablement les esprits. Vanessa Pouzet a décidé de les recueillir et d’en faire un compte Instagram, « Phrases assassines ». Repéré par Flair, il est né il y a un peu plus d’une semaine et déjà, les témoignages s’enchaînent. Signe qu’une libération de la parole est bien en marche. Ici, ce sont les violences ordinaires qui sont exposées. Et mises bout à bout grâce à des posts Insta, difficile de les nier ou de les minimiser.

 

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Mots qui volent bas, reçus par Cécile, 21ans. #phrasesassassines #feminisme #sororite #feminite #respect #sexisme #stop #estimedesoi #femmes

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On y retrouve du sexisme (« Le problème, c’est qu’on ne sait pas si tu as été choisie parce que tu es une femme ou pour tes compétences »), du racisme (« Si tu parles, ce sera pire »), de l’homophobie (« T’es gay ? C’est toujours mieux qu’un cancer ! »), de la grossophobie (« Tu as assez mangé non ? »), ou simplement de la bêtise humaine (« Tu es cultivée pour une coiffeuse »). Mais attention, le but ici, n’est pas de constituer un recueil plaintif mais une encyclopédie afin de rendre l’invisible, visible.

L’objectif, c’est d’exposer ces phrases violentes du quotidien au grand jour, et de nous inciter à ne pas les accepter. Et à se poser des questions sur le monde dans lequel on vit, aussi. A nous de réfléchir avant de parler, de conscientiser, d’éduquer, de ne pas se laisser faire ou de chercher de l’aide si on n’y arrive pas. « Phrases assassines » est donc un espace de parole, d’écoute et de réflexion... Nécessaire avant l’action. 

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