Asia Argento : figure de #MeToo, accusée à son tour d’agression sexuelle

Publié le 22 août 2018 par Laurence Donis
Asia Argento : figure de #MeToo, accusée à son tour d’agression sexuelle

L’annonce a fait l’effet d’une bombe. Asia Argento, l’une des premières femmes à avoir dénoncé publiquement Harvey Weinstein, est accusée d’agression sexuelle. Mais que sait-on vraiment ? 

Vous n’avez pas pu le manquer, une chasse aux sorcières a été lancée. Dans la nuit du 19 au 20 août, les révélations du New York Times ont secoué le web. D’après l’enquête du magazine américain, l’actrice et réalisatrice italienne Asia Argento aurait versé 380 000 dollars à Jimmy Bennett. L’acteur l’accuse d’agression sexuelle, alors qu’elle est justement l’une des figures emblématiques du mouvement #MeToo. Les faits se seraient passés il y a cinq ans dans une chambre d’hôtel en Californie. Jimmy Bennett avait alors 17 ans mais dans cet Etat des USA, l’âge légal du consentement à une relation sexuelle est de 18 ans. Depuis, des photos et des captures d'écran ont été dévoilées.

Les réactions se sont évidemment rapidement multipliées. Et l’avocat de Weinstein a forcément sauté sur l’occasion. Après avoir qualifié Asia Argento d’hypocrite, il a ajouté : « Cette affaire devrait démontrer à tous que les accusations contre M. Weinstein ont été mal vérifiées ». Really ? Qu’ils soient vrais ou non, les faits de 2013 ne doivent en aucun cas discréditer le mouvement #MeToo ni brimer la parole des femmes qui a mis si longtemps à se libérer. Pourquoi une accusation remettrait-elle en cause des milliers de témoignages ? Toutes les filles ne sont pas des victimes, tous les hommes ne sont évidemment pas des porcs. Mais c'est indéniable que nous vivons encore dans un monde dirigé par des mecs.

Oui, une femme peut être coupable d’agression sexuelle mais, comme tout le monde, elle est présumée innocente jusqu’à preuve du contraire. Et si elle est finalement jugée coupable, les actes d’Harvey Weinstein n’en sont pas moins graves, ni moins vrais, pour autant. C’est contre la culture du viol dans son ensemble et le sentiment d’impunité qu’il faut lutter. Et ça passe par l’éducation, des filles comme des garçons. Le tweet de Tarana Burke, la militante à l’origine du mouvement #MeToo, résume bien la situation. « La violence sexuelle est liée au pouvoir et au privilège. Peu importe qu’il s’agisse de votre actrice préférée, d’un activiste ou d’un professeur, et quel que soit son genre », explique-t-elle. Suite à l’article du New York Times, une enquête est dorénavant ouverte.

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