ELLE a un faible pour les belles histoires d’amour. Et celle qui exalte “Hurlevent” les surpasse toutes. Une love story sombre, tragique et d’un romantisme envoûtant. Idéal pour pimenter la Saint-Valentin, puisque le film sort le 11 février prochain dans les salles belges. On vous dit tout sur le phénomène ciné de 2026.

Le scénario

L’intrigue est tirée de l’unique roman d’Emily Brontë (1847),  Les Hauts de “Hurlevent”, un classique indémodable. L’action se déroule au cœur des landes sauvages du West Yorkshire, où Catherine Earnshaw et Heathcliff grandissent côte à côte, unis par un lien fusionnel qui frise la liaison dangereuse. Mais la fierté, le rang social et les conventions dictent les unions de l’époque. Malgré leur amour intense et possessif, Catherine fait un choix que Heathcliff considère comme une trahison. La passion se mue alors en une vengeance dévastatrice.

© Courtesy of Warner Bros

Le casting

La distribution sublime cette intensité. Margot Robbie prête ses traits à Catherine, une héroïne à la fois libre, solaire et impitoyable. Face à elle, Jacob Elordi incarne Heathcliff, son prétendant habité par une passion dévorante. Hong Chau, Alison Oliver, Shazad Latif et Martin Clunes, entre autres, complètent ce casting cinq étoiles, tandis que Charli XCX signe la musique. On comprend pourquoi ce film affole déjà la toile.

La réalisation

Après « Promising Young Woman » et « Saltburn », la réalisatrice Emerald Fennell pose son regard acéré sur le pouvoir, le désir et les limites de l’obsession. Loin de la romance d’époque aux accents nostalgiques, son “Hurlevent” livre une interprétation sensuelle et viscérale de l’œuvre d’Emily Brontë. Une chose est sûre : cette adaptation ne laissera personne indifférent.

Les costumes

Au-delà du récit, “Hurlevent” se distingue par la puissance de son langage visuel, où les costumes jouent un rôle de premier plan. La chef costumière Jacqueline Durran utilise la mode comme un outil psychologique. Ses tenues incarnent tour à tour le contrôle, la vulnérabilité, le statut ou la rébellion. Des looks qui renforcent l’univers gothique, sensuel et dérangeant, mais toujours d’un romantisme incisif, d’Emerald Fennell. L’histoire d’amour est transcendée par une lutte pour l’identité, dans laquelle le vêtement devient une armure.

Le regard du créateur belge Jordy Arthur Vaesen

Ce langage visuel a immédiatement conquis Jordy Arthur Vaesen. « Dès la diffusion des premières images du film et la découverte de son esthétique mode, je suis tombé sous le charme », confie-t-il. Une fascination telle qu’il ne s’est pas contenté d’admirer, mais a tenu à créer une silhouette inspirée de l’ambiance du film, composée d’un corset structuré associé à une jupe à cerceaux monumentale. Le choix de la thématique nuptiale n’est pas le fruit du hasard, tant cette scène l’a marqué. Un autre look reste gravé dans sa mémoire : « je n’arrive pas à chasser de mon esprit la robe corsetée rouge vif en latex ».

Sa création reflète cette dualité entre romantisme et rudesse. Les volants sont délibérément inachevés « pour apporter une touche plus brute, plus tragique ». Même le voile, d’ordinaire léger et aérien, a été lesté sur les bords pour accentuer ce sentiment de restriction.

Détail marquant : le designer belge était déjà obsédé par le titre « Chains of Love » de Charli XCX, qui figure aussi sur la bande originale du film. À partir de là, tout s’est enchaîné : bande-annonce, images de tournage, photos en ligne puis retour à la source, l’histoire originale et l’époque dans laquelle elle s’inscrit. « J’intègre ce contexte historique dans mon processus de réflexion avant de tout passer au crible de ma propre vision », explique-t-il.

Selon Jordy Arthur Vaesen, les matières apportent la touche finale à l’histoire. Pour sa robe de mariée, le créateur limbourgeois, qui voulait absolument un tissu texturé blanc cassé, a jeté son dévolu sur un satin de coton épais de fin de série « parfait pour le look recherché ». Son terrain de jeu favori ? Les contrastes. « La traîne fine contre les volants épais. Le corset ajusté sur la jupe à crinoline ample. La silhouette historique dans un tissu moderne. »

Et s’il devait associer à sa robe une seule émotion présente dans “Hurlevent” ? « Le désespoir », répond-il. « Ma robe est romantique, mais je dissuaderais toute mariée de l’enfiler pour convoler. »

Date de sortie du film ?

“Hurlevent” sortira en salles en Belgique le 11 février 2026.

 

Cet article a été rédigé en étroite collaboration avec Warner Bros.