Que faire pendant les longs week-ends ?

Mis à jour le 20 février 2018 par ELLE Belgique
Que faire pendant les longs week-ends ?

a

C’est l’obsession du printemps : qu’est‑ce qu’on fait pour ces longs week-ends ? Quelques pistes.

  • LE PONT DE LA LOVE: EN COUPLE OU EN GROUPE ?

La tradition. On s’est rencontrés pendant un pont, et sur un ponton (ah, le Club 54 à Saint-Raphaël !). Alors, chaque année, on s’envole pour fêter ça. À Venise, Lisbonne, Essaouira… La vérité vraie ? On cherche le soleil pour réchauffer son couple mi-cuit. Sauf que, une fois sur deux, il pleut et, à chaque fois, on pleure. Et on se sent obligé de rentabiliser le king size baise…

La solution. Le plan à quatre. Il s’agit d’embarquer un couple d’amis, qui fera soupape de sécurité.
1) On ne s’engueule pas devant eux, donc on s’engueule moins.

2) On recrée des duos par affinités, afin d’échapper à la corvée shopping ou canyoning.

La video ELLE du jour :
10 SPORTS QUI FONT UN CORPS DE BOMBE

3) La nuit tombée, on fait des jeux apéro, on joue à action/vérité, on se motive pour une virée en boîte. Le bonheur est dans le prêt ?

1/

a

  • LE PONT DE LA LOSE, TAF OU TEUF ?

La tradition. Jeudi 14 mai, c’est férié. Du coup, l’ensemble de l’humanité (belge) prend une semaine de vacances ! Et surtout votre chef… En bonne poire, vous restez bosser et, sous prétexte qu’il faut être sur le pont vendredi, vous  refusez les barbecues-rosé. Résultat, vous avalez une mini-déprime et un maximum de pop-corn devant la télé alors qu’il fait un soleil de plomb.

La solution. Profitez de cet air de vacances pour faire un pas de côté. L’idée ? Faire le touriste chez soi. On prend un verre – puis la tasse – avec le bel intérimaire, on réserve une chambre d’hôtel pas loin de chez soi pour rencontrer des autochtones, on va à toutes les fêtes locales, quitte à ne dormir que trois heures et avoir l’impression d’avoir 20 ans.

2/

a

  • LE PONT TOP CHEF, COOK OU PAS COOL ?

La tradition. Surexcitée à l’idée d’avoir du temps pour cuisiner, on invite sa bande, grand buffet maison et petits menus entre amis. Sauf qu’on n’est pas toquée deux étoiles : en guise de commis, on dispose d’un fiancé pas maître queux (enfin, pas en cuisine !) et d’un pote qui ne fait que lécher… le plat. Résultat : on va passer le week-end à éplucher des oignons et à vider les poubelles.

La solution. On opte pour une tourte ou une quiche géante, home made mais par le boucher du coin. Reste la partie cool : on s’éclate avec une sauce salade au piment d’Espelette et un coulis confiture maison (merci maman). L’option « Nos meilleurs copains » : on s’y met tous à grand renfort de chablis et chaîne hi-fi à fond.Enfin, reste la solution binôme : dégotez la Meirlaen qui s’ignore !

3/

a

  • LE PONT FAMILLE, FORMIDABLE OU PAS ?

La tradition. Il faut être honnête, les réunions de famille, ça fait toujours un peu plaisir et un peu mal. C’est tout de même bizarre de n’avoir rien à dire aux gens qu’on aime le plus ! Pour apprécier la fameuse « cousinade » annuelle au pays de Herve, il faut avoir moins de 13 ans ou plus de 61. Car si vous n’êtes ni enfant ni grand-parent, c’est un peu chiant, non ?

La solution. On revisite son pont en passerelle vers le plaisir. L’idée ? Casser l’unité de temps et de lieu : sur quatre jours de raout familial, on se ménage de petites échappées. En vrac : une nuit d’hôtel avec son bien-aimé dans le village d’à côté (votre sœur garde le petit), une virée entre cousins altermondialistes qui ont toujours le bon mot et le joint au bec, ou une expédition punitive au H&M d’Eupen…

4/

a

  • LE PONT PIED, ON LE PREND OU PAS ?

La tradition. Jadis, on y allait au petit bonheur la chance, comptant sur les festivités de mai où s’enivrent de soleil – donc de désir – des gens fêtant le printemps. Dans cette ambiance, on faisait le pont avec un jeune paon nous ayant approché entre deux merguez, arguant qu’il était vraiment majeur et cousin de votre beau-frère. On rentrait honteuse et célibataire.

La solution. En 2015, on pense « intelligence érotique » : envie de coucher mais pour un avenir meilleur. L’idée ? Choisir votre week-end en fonction de son potentiel érotique. Un pont en Gaume avec couples et enfants, on fuit. Un viaduc à Madrid avec célibataires, éternels ados et coucherie, on jouit. Le graal : dégoter un fraîchement divorcé, en route pour une nouvelle aventure.

5/

a

  • LE PONT LOW COST, CHEAP OU CHIC ?

La tradition. Il y a six mois, un soir de novembre, morte de solitude, vous craquiez pour un « trop bon plan » en prévision du printemps : 189 euros, billet, bed et buffet à volonté, à Fuerteventura. Tu parles d’une aventure : un monde de dingue et un vent à décorner les bœufs. L’autre pulsion : louer pour la Pentecôte, au cœur de Barcelone, un studio de 12 mètres carrés, douche et voisins bourrés sur le palier. Moralité, en tourisme, less n’est pas toujours more.

La solution. Le charme. C’est gratuit et, comme un amour, ça transcende tout. En lieu et place d’un aller-retour en avion, polluant, montez à bord d’un train de région. Enfin, vous pourrez ouvrir le dernier Ishiguro (vous qui vouliez du beau) qui, une fois fini, annoncera que vous arrivez dans un joli petit coin de Belgique (vous qui vouliez du repos). Le trip : luxe, calme et volupté…

Edouard Dutour & Elvire Emptaz