Amélie Nothomb – L’Adolescence du perroquet
Fidèle au rendez-vous de septembre, l’autrice belge livre une fable réjouissante et grinçante sur la possession amoureuse. Le récit suit Alban, un jeune homme qui hérite d’un gris du Gabon bavard et dépressif. L’arrivée de deux femmes dans sa vie fait basculer cet équilibre excentrique. Un roman mordant qui rappelle avec la verve propre à Nothomb que l’amour n’est jamais un dû.

Lilia Hassaine – JE
L’autrice réinvente la figure de Bertha Mason, l’épouse « folle » enfermée dans l’ombre de Jane Eyre. En transposant l’intrigue dans la Jamaïque de 1831, Hassaine redonne sa voix et son vrai nom à Antoinette Cosway, prise au piège d’un mariage vénéneux. Une relecture féministe et incisive aux allures de thriller intimiste sur la réappropriation de sa propre histoire.
Lize Spit – Autobiographie de mon corps
La prodige de la littérature flamande fait son grand retour avec un récit d’une honnêteté brutale. Confrontée à la maladie incurable de sa mère, l’autrice entreprend une ultime tentative de rapprochement pour briser les silences familiaux. Entre mémoire corporelle, transmission des traumatismes et deuil, ce texte viscéral s’impose comme un sommet d’émotion.
Serge Joncour – Une histoire d’amours
Avec la sensualité et le sens du paysage qu’on lui connaît, le romancier nous immerge dans le passé sauvage du Morvan. Entremêlant passions intimes et grande histoire, le récit explore la transformation d’un territoire hostile au fil des épidémies et des siècles. Un grand roman de terre et de mémoire salué par la critique.
François-Henri Désérable – Le Palais
Arun Kumar possède un don extraordinaire : une mémoire gustative infaillible, véritable « palais absolu ». Cette faculté hors norme devient l’instrument d’une ascension sociale fulgurante et d’une vengeance mûrement réfléchie. Des grands domaines viticoles français jusqu’à New York, l’auteur signe un roman d’aventures étourdissant sur le désir et les inégalités.
Sonia Devillers – Le Fabuleux Piano
La journaliste part sur la piste d’un majestueux piano à queue spolié par les nazis en 1943. À travers cette enquête historique poignante, elle exhume les souvenirs de sa famille ayant fui la Roumanie communiste en abandonnant l’instrument chéri de sa grand-mère. Un récit vibrant sur l’héritage, le déracinement et le pouvoir réparateur de l’art.
Joyce Maynard – L’Influenceuse
La romancière américaine signe un thriller psychologique haletant au cœur de la quête frénétique de clics. Lorsqu’un road trip parfaitement mis en scène sur Instagram vire au drame avec la mort mystérieuse d’une star des réseaux, les masques tombent. Une satire sociale redoutable et visionnaire sur le voyeurisme numérique.
Xavier Le Clerc – Le garçon ébloui
En 1959, dans une Algérie dévastée, un jeune instituteur appelé sous les drapeaux adopte Idir, un orphelin de sept ans. Envoyés dans la base saharienne de Reggane, ils ignorent qu’ils serviront de cobayes lors des premiers essais atomiques français. Un roman lumineux sur la paternité choisie et la brutalité des secrets d’État.
Anna Ostasenko Bogdanoff – Rappelle-moi, ma belle
À partir du dernier message vocal laissé par son père Igor Bogdanoff, l’autrice mène une enquête intime captivante. Derrière le personnage médiatique et l’excentricité, elle cherche à décoder la vérité d’un homme hors norme pour faire son deuil. Un premier roman touchant qui lève le voile sur un ovni de la pop-culture.
Marouane Essadek – Mon corps donné pour vous
Inspiré de l’histoire vraie de Carrie Buck, ce roman puissant nous plonge en 1923 à Charlottesville. Enceinte à dix-sept ans, cette jeune fille pauvre et traitée en domestique est arbitrairement écartée par la famille qui l’héberge. À travers son destin brisé, devenu un sinistre cas d’école, l’auteur dévoile comment la médecine et l’eugénisme du début du XXe siècle ont été armés contre les femmes les plus vulnérables. Un récit historique captivant, aussi bouleversant que politique.








