Le monde de la mode est en deuil. Valentino Garavani, le couturier italien qui a durablement façonné l’idée même du glamour, s’est éteint le 19 janvier 2026 à l’âge de 93 ans, dans sa résidence romaine, entouré de ses proches.
Il appartient à ce cercle très fermé des créateurs dont le prénom suffit. Valentino est devenu un nom commun, synonyme d’élégance absolue, des tapis rouges hollywoodiens aux palais royaux. Ses robes spectaculaires et son écriture immédiatement reconnaissable ont habillé des décennies de célébrités, bien au-delà du monde du cinéma.
Un héritage mode et culturel
Fondée en 1960 à Rome, la maison Valentino s’est imposée comme l’une des signatures les plus identifiables du luxe international.
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Que retient-on de son œuvre ? D’abord ce rouge devenu légendaire, le « Valentino red », une teinte dense et franche, au point d’être reconnue par Pantone. Mais aussi une manière très singulière de dompter le glamour et le volume, pour en faire une forme de puissance maîtrisée. Les robes Valentino attiraient les regards, sans jamais confisquer celui qui les portait. Elles donnaient aux femmes le contrôle du spectacle.
Il a contribué à porter la haute couture italienne sur la scène internationale et a habillé plusieurs générations de femmes, de Jackie Kennedy, pour qui il dessina une robe de mariée, à Julia Roberts.
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Les hommages affluent
À l’annonce de sa disparition, les réactions se sont multipliées dans la mode comme dans le cinéma. Gwyneth Paltrow a salué son charme et son œil infaillible pour la beauté, tandis que Cindy Crawford a évoqué un maître de l’élégance.
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De nombreuses maisons et designers ont rendu hommage à celui que beaucoup décrivent comme l’un des derniers représentants d’une génération pour qui la couture précédait le marketing et les tendances éphémères. Valentino laisse derrière lui une carrière jalonnée de sommets : des robes du soir devenues mythiques, un prêt-à-porter empreint de grâce, et cette capacité rare à faire sentir les femmes à leur avantage. Son travail continue d’être étudié, exposé et célébré dans les musées et les grandes rétrospectives.
La Maison Valentino aujourd’hui
Valentino Garavani savait quand tirer sa révérence. En 2008, il a fait ses adieux avec un ultime défilé couture à Rome, à un moment où son esthétique semblait accomplie, jamais dépassée. Depuis, son héritage n’a cessé de se consolider.
Depuis l’arrivée de Alessandro Michele à la direction artistique de la maison en 2024, les archives sont relues avec une attention renouvelée. Michele se tourne régulièrement vers les débuts de Valentino Garavani, notamment les années 1970, période marquée par l’opulence, la couleur et une couture plus sensuelle, moins distante. Ce regard rétrospectif rappelle l’élan originel de Valentino et montre à quel point cette vision continue d’irriguer le présent.