Voyager en van : ce qu’il faut savoir avant le départ

Mis à jour le 27 juillet 2020 par Eloïse Pirard
Voyager en van : ce qu’il faut savoir avant le départ @Shutterstock

Cet été, on meurt d'envie de voyager en van. Sur quatre roues, en autonomie complète, (re)découvrez les paysages exceptionnels, les musées renommés et les lieux les plus secrets de Belgique. 

Au lieu de vanter les mérites de destinations exotiques, nous avons eu envie de revaloriser nos régions. Mais comme disait l’écrivain et explorateur Robert Louis Stevenson : « L’important ce n’est pas la destination, c’est le voyage. » Et pour voyager de manière insolite, pourquoi ne pas envisager le van ?

Tendance sur Instagram depuis quelques années, la « van life » est pourtant un concept qui précède les réseaux sociaux. Depuis la sortie des célèbres combis Volkswagen dans les années 50, cette manière de voyager à quatre roues s’est démultipliée. Cela fait plus de 70 ans que des couples, des solitaires, des familles et des amis aménagent des vans pour sillonner les routes du globe. Leur but ? Avoir la liberté de se réveiller chaque jour face à un nouveau paysage époustouflant.

À la fois maison et moyen de locomotion, le van est devenu la solution la plus enviée des « digital nomads ». Et en ces temps de pandémie mondiale, il est peut-être le moyen de voyager le plus adapté. En route donc pour le plat pays. 

Le choix du van 

C’est sans doute la décision la plus importante de lorsque vous décidez de voyager en van et cette tâche peut vite s’avérer ardue. Il faut tout d’abord définir ses priorités : son projet de voyage, son besoin de confort et surtout son budget. Une fois que ces critères sont établis, on peut se lancer à l’assaut des sites de revente avec patience et méthode. Il faut prendre le temps d’étudier les annonces, de comparer les offres et de se déplacer pour vérifier. Thibault, jeune bricoleur de 28 ans, a pour sa part opté pour un vieux combi à 3.000 € qu’il a ensuite entièrement retapé pour 2.000 € de plus. De leur côté, Margaux et son copain ont décidé de racheter le van déjà aménagé et équipé d’anciens aventuriers pour 12.000 € : « Il y a énormément d’offres alléchantes sur leboncoin.fr mais les vans se trouvent souvent aux quatre coins de la France. On a donc trouvé le nôtre sur le site lepetitbazar.fr, à finalement 20 km de chez nous. » Pas envie d’investir ? En Belgique, les sites yescapa.be et van-explore.com vous permettent de louer un van déjà aménagé à partir de 50 € par jour. 

La quête de l’hygiène 

En l’absence des commodités habituelles, garder un semblant d’hygiène est parfois un défi de tous les jours. Mais selon Margaux, avec quelques réflexes, de bonnes habitudes et un grand sourire, les portes de la propreté ne sont jamais très éloignées : « Il faut être inventive et s’adapter à son milieu. On peut utiliser un gant de toilette et une bassine, des lingettes pour bébé, des douches de campings et même se baigner dans une rivière. En revanche, il ne faut pas être trop pudique (rires) ! » Des stratégies semblables à celles développées pour les toilettes : « En tant que fille, on est un peu moins avantagée qu’un homme sur ce plan. En ville, on peut utiliser les toilettes publiques, demander si on peut aller dans celles d’une grande surface, d’un restaurant ou d’un café. Sur la route, on s’arrête aux stations-service et quand on est dans la nature… on joue les scouts. » 

Jamais à court ? Selon Thibault, qu’il s’agisse des toilettes ou de la douche, mieux vaut toujours avoir des lingettes sur soi lorsque l'on décide de voyager en van ! 

Les rudiments de la cuisine

Pour cuisiner dans un van, il faut être organisé, équipé et ne pas manquer de créativité. « C’est un peu comme participer à une épreuve de “Top Chef” tout en jouant à Tetris ! », explique Margaux. « Pour que cela reste économique, il faut cuisiner dans le van et c’est un peu comme une version upgradée des plats en festivals. On fait souvent des œufs, des légumineuses en conserve, des wraps, des pâtes, des salades… Il faut surtout que ça soit rapide. » Pour Thibault, en plus d’être rapides, les plats doivent aussi demander le moins de vaisselle possible : «Très rapidement, notre vieux mug à café devient aussi notre bol doseur, notre verre à vin et même notre assiette. » 

Besoin d’inspiration ? De nombreux vanlifers partagent leurs meilleures recettes via les hashtags #vanfood ou encore #campfood sur les réseaux sociaux. 

L’emplacement pour la nuit 

« La règle, c’est de toujours trouver un emplacement pour la nuit avant de partir en randonnée, parce qu’au retour il fait souvent noir, on est plus fatigué et on va avoir tendance à se garer dans des endroits qui peuvent être plus dangereux que prévus », explique Margaux. Mais heureusement, il existe des lieux sûrs comme les places de camping, les aires de stationnement, les parkings d’église ou les bords de plage. Mais le plus simple selon Thibault, c’est encore d’utiliser l’application PARK4NIGHT. Elle répertorie toutes les places de parking safe et gratuites dans le monde. Il existe une dernière possibilité, celle de se garer chez l’habitant. Le site belge welcometomygarden.be recense d’ailleurs les jardins mis gratuitement à disposition des campeurs cet été. 

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