Ce qu’ils ont fait de plus dingue par amour … ou pour du sexe.

Publié le 25 octobre 2019 par Elisabeth Clauss
Ce qu’ils ont fait de plus dingue par amour … ou pour du sexe. Eternal sunshine of the spotless mind (Michel Gondry)

Quand le désir s’exprime hors des clous, on peut sans s’y attendre construire une vraie histoire. Voire un récit kinky, et c’est toujours ça de pris. Jusqu'où ont-ils été par amour ou pour du sexe?

Natacha, 40 ans, photographe

J’étais amie avec Claude depuis 10 ans, mais cet été, le ton de nos conversations a commencé à se réchauffer. Pourquoi maintenant ? Je ne l’explique pas, mais je me suis laissée prendre au jeu. Une nuit à 4h du matin, nous chations, et il m’a défié de le rejoindre.

J’ai répondu : « chiche ».

Il a surenchéri, peut-être pour plaisanter : « nue sous ton imper ».

Je n’ai plus répondu, mais j’ai enlevé mon pyjama, enfilé un trench sans rien du tout en dessous, et j’ai sauté dans ma voiture.

A feu rouge, une voiture de police. Je n’osais plus respirer, j’essayais de prendre un air détaché, pour ne surtout pas me faire contrôler. La police a redémarré, j’ai soufflé et j’ai foncé chez Claude. Où je n’ai jamais atteint la chambre à coucher : l’imper a été abandonné dans l’escalier.

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Célia, 29 ans, chargée de projet dans une société d’événementiel

Un jour, au lancement d’un salon de nouvelles technologies, j’ai reconnu le responsable de communication d’une grosse société qui avait cofinancé le projet. Je me souvenais bien de lui, parce que la veille, anonymement, il m’avait montré son tiche sur Tinder.

Je l’ai abordé, sous mon pseudo : « bonjour, je suis Célia, mais on m’appelle aussi Miss Kitty ! » Il a éclaté de rire : « Enchanté, Roccobimbo ». Puisqu’on savait tous les deux ce qu’on cherchait et qu’il était vraiment sympa, on n’a pas perdu de temps, juste après le verre d’inauguration. Ni les mois suivants : on vient d’emménager ensemble.

Stéphane, 32 ans, diplomate

A l’époque, j’étais en poste à Berlin. Lors d’un dîner officiel, arrive le chef de cabinet d’un ministre étranger. Il me tend la main : « on s'est déjà vus il me semble ? A la délégation ? » Presque. C’était deux jours avant, dans une darkroom.

Isabelle, 46 ans, chorégraphe

Juste après mon divorce, j’ai eu une relation avec un homme très beau, mais entre nous, le courant ne passait pas au lit. Au cours d’une soirée à Paris, il m’a présenté son meilleur ami, en le vantant, pour rire, comme un super coup. Je l’ai pris au mot. J’ai commencé une liaison cachée avec l’autre.

A l’époque, je voyageais beaucoup pour mon travail, aux États-Unis et en Asie, alors je me débrouillais pour atterrir à Paris, je débarquais directement chez mon amant avec des croissants, puis, avec le décalage horaire dans les pattes, je reprenais le Thalys le soir, je retournais à Zaventem, et mon mec venais me chercher « à la descente de l’avion ».

Angélique, 41 ans, agent de voyage

Je vis à Anvers, et je devais passer la soirée aux Pays-Bas pour une convention professionnelle. Je venais de me séparer de mon compagnon, et je cherchais plutôt des aventures. Inscrite sur une appli de rencontre, j’étais géolocalisée à Amsterdam pour 24h. Après le dîner avec mes collègues, j’ai donné rdv à un match dans un bar près de mon hôtel.

Steven, chirurgien new-yorkais, était en séminaire tout près, pour quelques jours. Son but était le même que le mien. Pendant que nous prenions un verre, je suis tombée sous son charme. La nuit que nous avons passée ensemble a été magnifique. J’ai prolongé mon séjour pour rester auprès de lui jusqu’à son décollage. Mais il a reporté son vol d’une semaine, que nous avons passée au lit, chez moi à Anvers.

C’était il y a trois ans. Nous allons bientôt nous marier, et dès que ma fille entrera à l’unif – l’année prochaine – je partirai m’installer avec lui, à Manhattan. C’est le sexe d’un soir qui nous a menés au cœur, pour la vie.

Gabriel, 50 ans, graphiste

J’avais 18 ans, et j’avais rencontré pendant une soirée estudiantine une jeune fille dont j’ai cru tomber amoureux. Elle était libanaise, basée à Londres, et faisait ses études à Bruxelles. Quelques semaines plus tard, elle est repartie en Angleterre.

J’ai eu son adresse par une amie commune, et sans la prévenir, dans un grand élan romantique, j’ai pris le bateau. À Londres, j’ai dormi dans une auberge de jeunesse, et le lendemain, son adresse à la main, je me suis présenté devant sa maison, qui était en fait l’ambassade du Liban à Londres. Je ne me suis pas démonté, j’ai sonné, persuadé que mon élan serait couronné de succès, qu’elle serait séduite et me tomberait dans les bras, même si on ne s’était vu qu’une seule fois.

J’ai été accueilli par ses parents, charmants, qui m’ont fait traverser une pièce recouverte de tapis persans, sur lesquels j’osais à peine marcher. La jeune fille a descendu l’escalier, ravie de me voir… et accompagné de son fiancé. J’ai déchanté, mais elle a été très sympa, et le soir, nous avons fait tous ensemble un grand tour de la ville. On ne s’est plus jamais revu, mais j’ai poursuivi toute ma vie ma relation avec Londres.

Anna, 38 ans, comédienne

J’avais rencontré au festival d’Avignon un monsieur beaucoup plus âgé que moi, américain, et marié. Il ne s’est rien passé au cours de ces vacances, mais quand il est reparti, il m’a envoyé sur Facebook un message pour me proposer de communiquer, non sur le réseau social, mais plus discrètement, par e-mail. Nous avons démarré une relation épistolaire flamboyante et torride, pendant plus d’un an, avec envoi quotidien de photos coquines, et textes interminables fort bien tournés : en plus, il a une très belle plus. Il est photographe, connu, et j’ai de quoi écrire un livre illustré à détrôner Fifty Shades. Mais je ne le ferai pas. D’autant que nous ne nous sommes jamais touchés.

Charlotte, 24 ans, étudiante

Je venais m’acheter une robe. Dans la file à la caisse, j’ai flashé sur un garçon réellement sublime. Sur le coup, je n’ai pas osé lui parler. Mais j’ai remarqué qu’il a réglé par carte de crédit. Quand il est sorti de la boutique, j’ai demandé à la vendeuse de me montrer la souche de paiement. Son nom y figurait. Je l’ai cherché sur Instagram, et je l’ai followé. Il m’a suivie en retour, alors je lui ai envoyé un message. Nous nous sommes donné rendez-vous le soir-même. Et pendant trois jours, nous n’avons pas quitté ma chambre. Il aurait pu me prendre pour une folle, à le stalker comme ça, mais au contraire, ça l’a séduit. L’histoire s’est arrêtée là, mais ça reste une savoureuse contre-pub pour l’e-shopping…

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