Ouvert en 1807 entre l’Opéra Garnier et la place Vendôme, le Westminster Paris vient de franchir un cap : la plus vaste rénovation de son histoire, couronnée en 2025 par une cinquième étoile. Retour sur une adresse où le chic britannique répond depuis toujours à l’élégance parisienne.

À Paris, certaines adresses traversent les siècles sans perdre leur aura. Le Westminster, au 13 rue de la Paix, à deux pas de l’Opéra Garnier, de la place Vendôme et des Tuileries, en fait partie. L’hôtel, qui se présente comme le plus ancien de la capitale, a achevé en 2024 un grand chantier de restauration avant de décrocher sa cinquième étoile.

Un petit morceau de Londres à Paris

Tout commence en 1807 avec l’ouverture de l’hôtel Wagram, dans un quartier fraîchement imaginé sous Napoléon. À l’époque, les voyageurs britanniques sont si nombreux à fréquenter les environs que ce coin de la rive droite prend presque des airs de Londres.

Vers 1830, l’établissement devient le Westminster, en hommage au duc de Westminster, l’un de ses hôtes les plus fidèles. Une influence britannique qui restera profondément ancrée dans l’identité des lieux.

Dès les années 1920, le Duke’s Bar attire l’élite britannique, des salons aristocratiques aux couloirs du pouvoir. Winston Churchill y a ses habitudes. On raconte que Coco Chanel y retrouvait parfois le duc de Westminster, et que le cocktail signature Suite 108, un mélange de whisky, de liqueur de cacao noir, de fleur d’oranger et de bitter chocolat, aurait fait partie de leurs goûts communs. Agatha Christie et Arthur Conan Doyle comptent parmi les habitués les plus célèbres, avant Françoise Sagan et Lawrence Durrell. Entre 1998 et 2006, la proximité des maisons de couture en fait aussi un refuge du monde de la mode, le temps des défilés.

Autant dire qu’un cocktail au Duke’s Bar prend ici une tout autre saveur.

Une renaissance cinq étoiles

Repris par Warwick Hotels & Resorts en 1981, le Westminster a connu plusieurs transformations. La dernière en date est la plus importante de son histoire. L’objectif ? Faire entrer cette maison bicentenaire dans son époque sans effacer son passé.

Lobby Westminster

©Westminster

L’esprit des lieux reste donc bien présent, jusque dans les chambres et les suites où certaines horloges anciennes témoignent encore de l’histoire de l’hôtel.

Et puis, il y a l’adresse. Cartier comme voisin, Messika à quelques mètres, la place Vendôme au bout de la rue, l’Opéra Garnier presque en face et le Louvre accessible à pied… Difficile de faire plus parisien.

C’est peut-être là que réside le vrai luxe du Westminster : conjuguer les standards d’un cinq-étoiles avec ce supplément d’âme que seuls les lieux chargés d’histoire peuvent offrir. Une adresse à garder précieusement en tête pour un prochain week-end parisien, ou simplement pour boire un verre au Duke’s Bar et imaginer tout ce que ses murs ont déjà entendu.

Cet article a été rédigé en étroite collaboration avec Westminster.