Comme chaque trimestre, le Lyst Index dévoile son classement des marques les plus désirables. Pour le premier trimestre 2026, les maisons françaises s’imposent, portées par l’arrivée et la montée en puissance de leurs nouveaux directeurs artistiques.
La plateforme Lyst vient de publier son index trimestriel pour le premier trimestre 2026, dans un moment charnière pour la mode. Le secteur est en pleine recomposition, porté par une nouvelle génération de directeurs artistiques dont les premières collections étaient très attendues : Jonathan Anderson succède à Maria Grazia Chiuri à la direction artistique de Dior, Matthieu Blazy, ex-directeur artistique de Bottega Veneta, prend les rênes de Chanel, et Michael Rider est désormais à la tête de Celine depuis début 2025, succédant à Hedi Slimane. Dans ce paysage en pleine mutation, une question s’impose : les maisons françaises ont-elles trouvé une nouvelle recette du désir ?
Le dernier Lyst Index confirme en réalité une bascule plus profonde qu’il n’y paraît. La désirabilité des marques de luxe ne repose plus seulement sur un défilé remarqué ou une pièce virale. Elle se construit désormais à partir d’un ensemble de signaux plus diffus : recherches en ligne, échos culturels, circulation sur les réseaux sociaux, mais aussi nouveaux parcours de découverte de plus en plus façonnés par l’intelligence artificielle. Pour structurer cette lecture, la plateforme s’appuie sur trois piliers : « Desire, Demand et Discovery », qui traduisent une nouvelle logique : le désir ne surgit plus, il s’installe dans le temps.
Chanel, la puissance du déjà-désirable
En tête du classement, Chanel confirme sa domination : celle d’une maison qui sait évoluer sans jamais se dénaturer. Sous l’impulsion de Matthieu Blazy, ses codes iconiques sont réactivés, mais toujours projetés dans le présent.
Les chaussures devenues virales sur les réseaux sociaux ou encore la réinterprétation du sac Maxi Flap en sont les meilleurs exemples : des pièces immédiatement reconnaissables, mais suffisamment retravaillées pour relancer le désir. Résultat : Chanel ne crée pas seulement du désir, elle l’entretient en continu.
Dior, la force d’un univers cohérent
À la troisième place, Dior avance avec une autre stratégie, tout aussi efficace : la cohérence. Avec Jonathan Anderson à la direction artistique, la maison construit un langage global où chaque création s’inscrit dans un récit plus large.
Image, produits, storytelling… tout semble pensé comme un ensemble fluide et parfaitement aligné, qui renforce une désirabilité sur la durée.
Celine, un retour discret mais stratégique
Plus bas dans le classement, Celine signe son retour à la 20e place. Une présence retrouvée qui confirme sa capacité à recréer de l’intérêt dans un paysage saturé.
Sans rupture spectaculaire, mais avec une identité toujours très lisible, la maison regagne progressivement en visibilité. Dans la logique du Lyst Index, cela passe par la reprise de la « discovery » : Celine réapparaît dans les recherches et les parcours d’achat.
Les marques les plus désirables du 1er trimestre 2026
- Chanel (nouvelle entrée)
- Saint Laurent (-1 place)
- Dior (nouvelle entrée)
- Miu Miu (-2 places)
- Gucci (+4 places)
- Ralph Lauren (-2 places)
- Prada (-2 places)
- Coach (-2 places)
- Burberry (-1 place)
- COS (-7 places)
- The Row (-4 places)
- Versace (+2 places)
- Moncler (-3 places)
- Chloé (-3 places)
- Bottega Veneta (-3 places)
- Loewe (-3 places)
- Stone Island (-2 places)
- Massimo Dutti (-2 places)
- Fendi (retour dans le classement)
- Celine (nouvelle entrée)