« On comprend pourquoi Monet était si obsédé », confiait Jonathan Anderson en évoquant les nénuphars, l’une des inspirations majeures de son défilé présenté aujourd’hui pendant la Fashion Week de Paris. Le directeur artistique de Dior échangeait avec la “thérapeute” préférée de la mode, la créatrice et podcasteuse de Fashion Neurosis Bella Freud. Les deux étaient assis sur de classiques chaises vertes de jardin parisien dans une vidéo diffusée avant le show.

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Anderson réfléchissait aussi à l’idée de la promenade. « Autrefois, on s’habillait pour aller quelque part », expliquait-il à Freud alors qu’ils se trouvaient dans le Jardin des Tuileries, qui allait bientôt accueillir le défilé. Le designer était fasciné par l’idée du parc comme scène d’observation publique, tout en réfléchissant à sa propre position de “touriste” dans sa nouvelle ville d’adoption. Une serre installée près de la fontaine des Tuileries, entourée de nénuphars, a servi de podium, offrant un moment de mode aux promeneurs parisiens de passage.
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S’inspirant de son premier défilé couture pour la maison en janvier, déjà marqué par un thème de jardin, Anderson a mêlé univers floral et références aquatiques avec une aisance qui aurait sans doute plu à Monet. Le premier look donnait le ton : une minijupe bouffante prolongée d’une traîne presque méduse, associée à un cardigan scintillant et texturé doté d’un léger peplum. Oui, Anderson remet en scène cette silhouette emblématique des années 2010, tout comme les volants et les superpositions, présents tout au long de la collection. (Sans toutefois revenir aux paniers XVIIIe siècle explorés la saison passée.)
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Le créateur s’est également amusé avec les codes de la maison en présentant une version raccourcie de la veste Bar, souvent associée à une jupe volumineuse. Souvent, la silhouette semblait sage sur le haut et romantique en bas — comme si, à l’image des fleurs flottant à la surface de l’eau, quelque chose se jouait sous la surface.
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L’influence impressionniste apparaissait aussi dans les pastels irisés qui traversaient les tissus, comme filtrés à travers l’eau. Anderson s’est d’ailleurs appuyé sur une citation de Radclyffe Hall évoquant des arcs-en-ciel reflétés dans les éclaboussures d’une fontaine, utilisée comme une sorte d’épigraphe pour la collection.
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Même les pièces les plus simples étaient teintées de fantaisie : jeans brodés et scintillants, plumes légères effleurant un manteau, costume gris brillant ou encore pantalon de survêtement à motif imaginaire. Par moments, l’inspiration se faisait plus littérale : fleurs appliquées sur des robes, escarpins verts ornés d’un motif de nénuphar ou silhouettes évoquant directement des pétales.
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Les accessoires, eux aussi, marquaient les esprits : pochettes en forme de cacahuète, boucles d’oreilles nénuphar, Lady Dior à poignées rigides, cabas ornés de mini-nœuds ou encore escarpins à pois — chacun parfaitement à sa place pour une promenade parisienne.