Nous avons poussé la porte de son atelier à Berchem. « Mon rêve ? Créer une marque que l’on a envie de rejoindre, à laquelle on revient toujours. » À voir Annemiek Franssens évoluer entre outils bruts et bijoux en argent parfaitement finis, difficile de ne pas penser que c’est déjà le cas.

Annemiek Fransen

Annemiek Franssen

Comment tout a commencé pour toi ?

« Après une longue période à chercher ma voie — et plusieurs tentatives d’études — je me suis lancée dans le design de bijoux chez Syntra. Ça a été une évidence immédiate : j’ai eu un déclic dès le premier cours. Et en plus, il s’est avéré que j’avais un vrai talent pour ça. Il y a environ un an et demi, j’ai officiellement lancé mon activité, avec mon propre atelier dès le départ. »

Comment décrirais-tu le style Annemiek Franssens ?

« Je crée des pièces qui se suffisent à elles-mêmes, avec une vraie présence. En même temps, je cherche une forme d’intemporalité, donc je m’éloigne des tendances. J’aime l’idée qu’un bijou devienne une extension de soi. Qu’il donne confiance, parce qu’il reflète la personnalité de celle qui le porte. »

Annemiek Franssen

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Aimes-tu travailler autour de thèmes particuliers ?

« J’ai déjà développé quatre collections. La dernière, Love Letter, en est un bon exemple. Il y a aussi Sultry Summer, qui capture cette sensation très particulière du début d’été. Et avec (un)lucky, j’avais envie de parler de gratitude. On est souvent très dur avec soi-même aujourd’hui, alors que, finalement… tout va plutôt bien. »

Annemiek Franssen

Annemiek Franssen

Quels matériaux privilégies-tu et pourquoi ?

« Je travaille principalement l’argent. Sur demande, je peux aussi utiliser de l’or, mais l’argent me paraît plus frais, plus jeune — plus en phase avec mon public. Et puis, l’or est devenu très cher. Quant à la dorure, je ne suis pas fan : elle s’altère trop vite. »

Annemiek Franssen

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« Pour les pierres précieuses, je vais vers des teintes douces : quartz fumé, quartz rose, onyx, pierre de lune, aigue-marine. Des pierres élégantes, sans formes trop excentriques. J’aime aussi que mes bijoux puissent se combiner, s’accumuler. »

Quel est le bijou le plus marquant que tu aies créé ?

« En ce moment, je réalise beaucoup de bagues de fiançailles et de mariage. Et c’est assez incroyable de faire partie de ces moments-là. Les bijoux ont souvent une valeur émotionnelle très forte — que ce soit un cadeau pour une mère ou une pièce intégrant des cendres. »

Où puises-tu ton inspiration ?

« Je lis beaucoup de magazines, ça m’aide à nourrir mon regard. Et je suis très inspirée par d’autres jeunes entrepreneurs anversois qui construisent leur univers, comme IZABO ou September Bridal. Des marques avec une identité forte, où tout est cohérent. Comme Bernadette Antwerp : ils incarnent vraiment ce qu’ils font, et ça se ressent immédiatement. »

Annemiek Franssen

Comment traduis-tu cette identité dans ta marque ?


« Les réseaux sociaux jouent un rôle important. On ne crée pas seulement des bijoux, on construit un univers. Il m’a fallu du temps, mais aujourd’hui, ma marque me ressemble vraiment. Mon atelier y contribue beaucoup : il apporte une forme d’ancrage. J’aime aussi montrer les coulisses. La fabrication de bijoux n’a rien de glamour — à la fin de la journée, on est souvent épuisée. (rires) Mais comme ce sont des pièces qui représentent un certain investissement, il me semble essentiel de montrer tout le travail qu’il y a derrière. »

Annemiek Franssens

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