Du zèbre au léopard, les imprimés animaliers continuent de s’inviter sur les podiums pour l’automne-hiver 2026, chez Jacquemus, Isabel Marant ou encore Patou. Mais cette Fashion Week, des talents belges s’approprient eux aussi ce vocabulaire visuel et lui insufflent une lecture personnelle, avec des résultats étonnamment variés.

Marie Adam-Leenaerdt FW26 - Launchmetrics Spotlight

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Là où l’imprimé animalier est souvent convoqué dans un registre glamour, la créatrice Bruxelloise Marie Adam-Leenaerdt en fait un véritable parti pris stylistique, soutenu par une palette chromatique soigneusement construite. Pour l’automne-hiver 2026, sa collection semble libérer toute une ménagerie : zèbre, serpent et léopard apparaissent sur des robes, des manteaux aux épaules larges et des bottes, chaque motif étant filtré à travers la précision graphique qui caractérise sa signature.

Marie Adam-Leenaerdt FW26 - Launchmetrics Spotlight

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Ailleurs aussi, les motifs animaliers s’invitent dans les collections. Meryll Rogge, qui présentait cette saison à Milan sa première collection pour Marni, glisse ainsi un accent d’imprimé animal hybride dans ses silhouettes superposées.

Marni FW26 - Launchmetrics Spotlight

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Haider Ackermann, nommé fin 2024 à la direction artistique de Tom Ford, opte pour sa part pour des pois noirs et blancs sur des manteaux et des tailleurs à l’allure sensuelle.

Tom Ford FW26 - Launchmetrics Spotlight

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Une tentation familière

Ce regain d’intérêt n’a toutefois rien d’un phénomène inédit. Cet été déjà, Pieter Mulier explorait le motif serpent chez Alaïa, une fascination qu’il poursuivra sans doute dans son nouveau rôle chez Versace. Matthieu Blazy rendait hommage à l’amour de Coco Chanel pour le léopard dans sa collection pré-automne, tandis qu’Anthony Vaccarello convoque depuis plusieurs saisons les imprimés animaliers chez Saint Laurent.

Alaïa SS26 -Launchmetrics Spotlight

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Chanel Pre-fall 26 - Launchmetrics Spotlight

Chanel Pre-fall 26 - Launchmetrics Spotlight

Chez ces créateurs aux racines belges, ces motifs semblent revenir comme un leitmotiv, chaque fois réinterprété selon leur propre langage.

En filigrane se dessine ainsi une tendance claire pour les saisons à venir. L’imprimé animal devrait rester bien présent l’hiver prochain — porté, à la belge, avec sens de la nuance et un instinct redoutablement affûté.