La science progresse à pas de géant dans la compréhension des causes du vieillissement avec comme objectif le ralentir par tous les moyens, faute de pouvoir l’inverser. Choisir ses soins en s’appuyant sur les dernières découvertes cosméto, bien choisir son ingrédient et sa galénique.
Le rétinol reste l’ingrédient star
Utilisé en prévention, il agit en coulisses pour ralentir les signes visibles du vieillissement, et de nombreux spécialistes l’inscrivent dans leur ordonnance beauté. Son efficacité se révèle d’autant plus solide quand il s’inscrit dans une routine cohérente avec une hydratation régulière, une protection solaire rigoureuse et une alimentation équilibrée. Appliqué correctement et régulièrement, mais sans excès, ce geste simple permet de maintenir une belle texture de peau, d’éviter le relâchement prématuré et de miser sur le long terme, avec constance plutôt qu’avec panique.
Le rétinol au naturel
Une tendance se dégage en ce moment : miser sur le pouvoir de la nature pour prendre soin des effets de l’âge sur notre peau. Et pour cela, certaines marques vont sourcer des actifs dans des plantes rares de qualité. Le bakuchiol, alternative naturelle du rétinol est une molécule extraite des graines de babchi, une plante comestible d’origine indienne utilisée en Médecine Ayurvédique pour traiter divers problèmes de peaux. Elle est utilisée pour son action sur les signes de l’âge et est également efficace pour les peaux à tendance acnéique. Parmi les actifs innovants des micro-algues, le camélia rouge, ou le bananier et l’acérola, l’Alba Frandiflora ou encore la rose musquée idéale pour nourrir et régénérer les peaux sèches ou abîmées.
Les secrets de l’acide hyaluronique
Naturellement présente dans notre corps, c’est elle qui assure à la peau sa fermeté et son hydratation, elle est renouvelée chaque jour mais sa production baisse d’environ 6 % tous les 10 ans, entrainant un relâchement cutané et les rides. « L’application topique de soins à l’acide hyaluronique s’avère très efficace pour corriger les signes de l’âge, d’autant que, présent naturellement dans la peau, cet actif est complètement biocompatible », analyse la dermatologue Françoise Guiot. Mais encore faut-il que les soins en question soient suffisamment concentrés, « la concentration en acide hyaluronique et sa biodisponibilité dans la peau sont clés pour garantir une haute efficacité », insiste la médecin.
Les peptides, ce qu’il faut savoir
«Cela fait bien longtemps qu’on les utilise en cosmétique et la plupart des anti-âge en contiennent», confirme Luc Lefeuvre, Directeur Recherche et Développement des laboratoires Uriage mais la science les réinvente en permanence. «Les peptides, ce sont des fractions de protéines composées d’acides aminés, essentiels à de nombreuses fonctions de la peau, poursuit l’expert. Ils stimulent la formation de collagène, d’élastine et autres protéines de structure importantes au niveau du derme, freinent les processus naturels de dégradation des mêmes collagène et élastine, préviennent la pigmentation, envoient des messages à tous les étages pour favoriser sa régénération…». Le potentiel des peptides est pleinement exploité lorsqu’ils sont associés à des ingrédients tels que l’acide hyaluronique, la vitamine C, le niacinamide et le rétinol.
L’encapsulation : une technologie de pointe
La mésothérapie repose sur l’injection de substances actives directement dans la peau pour stimuler les fibroblastes, cellules clés de la jeunesse cutanée. Pour reproduire cet effet en cosmétique, les experts Filorga utilisent une technique d’encapsulation de pointe : les actifs sont contenus dans des liposomes multi-lamellaires, inspirées des membranes cellulaires, capables de les diffuser au cœur de l’épiderme. Cette technologie augmente la biodisponibilité des ingrédients, améliore leur stabilité et diminue les risques d’irritation. Elle rend possible une action ciblée, progressive et durable, comparable à celle des injection.
C’est quoi, les exosomes ?
C’est le nouveau mot à la mode quand on parle de cosmétique régénérative. «Ce sont de minuscules vésicules libérées par les cellules qui contiennent de l’ARN, de l’ADN, des protéines, explique Françoise Guiot, dermatologue. Ils transmettent des informations d’une cellule à une autre et transportent des protéines, lipides et acides nucléiques. Ils représentent un formidable champ d’investigation en pharmacologie et cancérologie, car ils peuvent transporter des médicaments.» Le monde de l’esthétique s’intéresse beaucoup aux exosomes de cellules souches humaines pour leur puissance régénératrice. Mais attention, prévient Françoise Guiot : «Pour l’instant, il n’existe aucun procédé légal de récupération des cellules souches autologues, et leur injection est interdite en Europe et aux États-Unis en raison du risque de transmission de maladies d’un humain à l’autre.» Ils sont autorisés dans les crèmes, mais il ne s’agit en aucun cas d’exosomes humains mais de cellules végétales.
La révolution épigénétique
On sait à l’heure actuelle que la nature ne fait pas tout et que l’environnement et le style de vie impactent nos gènes. D’ailleurs, la plupart des labos travaillent sur le sujet. L’Epigénétique. Comme avec un interrupteur, on pourrait endormir les gènes ou les activer. Certaines modifications épigénétiques sont même susceptibles de se transmettre sur plusieurs générations. Ainsi, on pourrait accélérer ou inverser le processus de vieillissement de la peau. L’ingrédient star des laboratoires Beiersdorf, l’Épicelline, rallume onze gènes de jeunesse de la peau, rendus silencieux au fil des ans. Et c’est une révolution.
La tendance du « healthspan »
En résumé: prolonger la santé et la beauté cutanées le plus longtemps possible. Car le vieillissement n’est pas linéaire, et les découvertes récentes le prouvent. Trois systèmes sont au cœur de la jeunesse de notre peau : cutané, vasculaire et immunitaire. Avec l’âge, ils s’affaiblissent, mais surtout, ils cessent de communiquer entre eux. Dans leur soin ant-âge, les laboratoires Sisley ont choisi d’agir là où tout se joue : réactiver cette interconnexion vitale. Au cœur de cette innovation, une fraction biotechnologique de β-glucanes, capable de relancer la production des messagers cellulaires, véritables étincelles de régénération. La peau retrouve son rythme, sa fermeté, sa lumière.