On le croit inoffensif, presque automatique. Pourtant, ce geste anodin pourrait bien faire s’envoler les pigments tout juste déposés chez le coiffeur.
On sort de chez le coiffeur, les cheveux brillent, la teinte est parfaite. Quelques heures plus tard, le réflexe semble évident : nourrir, hydrater, sublimer. Et pourtant, c’est précisément là que tout peut basculer. En effet, selon les professionnels de la coiffure, un seul geste, en apparence bienveillant, suffirait à ternir la coloration fraîchement obtenue.
Les premiers jours, un moment critique
Ce que l’on ignore souvent, c’est qu’après une coloration, les cheveux traversent une phase de fragilité intense. Les écailles de la fibre sont encore ouvertes, les pigments cherchent à se fixer. On pense alors à « sceller » la couleur avec un soin riche, croyant bien faire. En réalité, c’est tout l’inverse : ce geste apparemment protecteur devient la première cause de dégorgement prématuré puisqu’il fait glisser les pigments. Selon les coloristes interrogés par « Clin d’œil », cette mauvaise habitude pourrait faire perdre jusqu’à 20 % de la couleur dès le premier lavage.
Le bon tempo selon les pros
Le mot d’ordre ? Patience. Pendant les trois premiers jours, on mise sur un après-shampoing doux et protecteur, formulé pour refermer les écailles sans alourdir. On rince à l’eau tiède, jamais brûlante, et on évite toute source de chaleur excessive. Ce n’est qu’après ce délai que le masque profond reprend sa place, à raison d’une à deux fois par semaine, pour entretenir brillance et souplesse sans compromettre la tenue de la couleur.