C’est un peu le “dry January” du fitness. Une version light, détox mais sans excès de zèle, pour toutes celles et ceux qui veulent se sentir mieux dans leur peau sans activer le mode machine de guerre. À l’origine, il y a le 75 Hard Challenge, inventé par Andy Frisella, un entrepreneur américain du genre “rise and grind”. Son truc ? Transformer ton corps et ton mental en 75 jours chrono, à coups de deux séances de sport quotidiennes, zéro alcool, zéro écart, une photo par jour et une discipline d’acier. Autant dire que, pour 99 % des humains dotés d’un job, d’amis et d’une vie, c’était… un brin too much.
C’est là qu’un coach irlandais, Stephen Gallagher, a eu l’idée d’enlever le côté torture, tout en conservant la rigueur. Le 75 Soft Challenge est né. Même durée (75 jours), mais quatre règles toutes simples, qui sentent plus le “bien-être équilibré” que la caserne militaire.
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Bouger 45 minutes par jour (et oui, la marche compte)
Manger sain, sans virer orthorexique, et boire de l’alcool seulement pour les grandes occasions. Lire 10 pages d’un livre par jour (le développement perso marche, mais un bon roman fait aussi le job). Et boire trois litres d’eau par jour, parce qu’apparemment, c’est la clé de tous les miracles du monde moderne. Rien de révolutionnaire sur le papier. Et pourtant, la formule cartonne sur TikTok, avec des milliers de vidéos de jeunes femmes affichant leur “jour 37” en legging pastel, sourire au coin des lèvres, bouteille d’eau à la main. Ce que le 75 Soft Challenge promet, ce n’est pas la “transformation” spectaculaire vendue par les programmes extrêmes, mais une reconquête du corps plus douce, plus durable, bref, plus réaliste.
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Et il faut dire qu’en 2025, on n’a plus très envie de se flageller pour “devenir la meilleure version de soi-même”. La “grind culture” fatigue, le self-care s’est démocratisé, et on commence à comprendre qu’on peut être discipliné sans être violent avec soi-même.
Le 75 Soft coche donc toutes les cases de la nouvelle ère du bien-être : du mouvement, un peu de lecture, un peu d’eau, un peu de conscience. Pas besoin de finir trempé·e de sueur ou en culpabilité maximale après un apéro.
Alors oui, ça reste un challenge. Il faut s’y tenir 75 jours, ce qui est déjà un bel exploit à l’heure des scrolls infinis et des to-do lists jamais finies. Mais ici, pas de perfection attendue, juste une routine qu’on peut adapter, oublier un jour, reprendre le lendemain. Un “soft power” version fitness. Souplesse, constance, bienveillance : c’est peut-être ça, le vrai “summer body”. Celui que l’on obtient quand on arrête de vouloir être parfait·e, et qu’on commence à s’écouter.
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