En tête de file : Jonathan Anderson. Nommé ce printemps directeur artistique des lignes Homme, Femme et Haute Couture de Dior, il orchestre désormais plus de dix collections par an. Avant même son premier grand rendez-vous à Paris en octobre, la maison a déjà donné le ton à Venise en dévoilant un aperçu de cette nouvelle ère.

Mia Goth à la première de Frankenstein en Christian Dior
Le créateur britannique, salué depuis des années pour sa vision chez Loewe, a opté pour une scène discrète mais révélatrice : les silhouettes portées par Greta Lee, Rebecca Marder, Mia Goth, Alba Rohrwacher et Monica Barbaro. Pas de podium, mais des tapis rouges et l’œil des caméras, un décor parfait où couture et récit se rencontrent.
De Savoir-Faire van Mia Goth's jurk - Christian Dior
De Savoir-Faire van Mia Goth's jurk - Christian Dior
Greta Lee a sans conteste captivé l’attention dans une mini-robe Dior sur mesure, à la fois femme fatale et futuriste. Son décolleté profond et un nœud spectaculaire aux longs rubans accentuaient la sensualité, tandis qu’un dos en cocon modernisait la fameuse silhouette bulle. L’équilibre entre masculin et féminin, structure et fluidité, s’impose déjà comme l’un des fils rouges d’Anderson.
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Monica Barbaro a accompagné Andrew Garfield sur le tapis rouge d’After the Hunt, dans une robe à taille basse, souple et ceinturée. Là où Greta Lee misait sur l’audace, Barbaro incarnait un glamour plus feutré, comme un clin d’œil d’Anderson à l’héritage classique de Dior, déjà teinté d’un minimalisme nouveau.

Monica Barbaro en Christian Dior
L’Italienne Alba Rohrwacher, fidèle admiratrice d’Anderson, a choisi l’une de ses toutes dernières créations pour Dior. Sa robe sculpturale en soie bleue, inspirée des constructions du XVIIIe siècle, a demandé pas moins de 126 heures de travail.
De Savoir-Faire van Alba Rohrwacher's jurk - Christian Dior
Alba Rohrwacher - Christian Dior
De Savoir-Faire van Alba Rohrwacher's jurk - Christian Dior
Le tapis rouge s’est mué en véritable laboratoire, où les icônes du cinéma jouent les muses avant même que le podium ne parle. Si Venise en donne le prologue, l’arrivée d’Anderson à Paris en octobre s’annonce comme un nouveau chapitre de la saga Dior. Le designer a déjà prouvé sa maîtrise de l’attente, en la drapant de soie, de rubans et de volumes spectaculaires.