3 questions à Masami Charlotte Lavault, égérie pas comme les autres

Mis à jour le 17 juillet 2023 par Marie-Noëlle Vekemans Photos: presse Kenzo
3 questions à Masami Charlotte Lavault, égérie pas comme les autres ©presse Kenzo

Depuis 2022, Masami Charlotte Lavault est égérie de Flower by Kenzo. Ce qui rassemble la marque et l’agricultrice ? Un amour profond des fleurs, de la nature et de sa préservation. Rencontre à l’occasion du lancement de la nouvelle fragrance : Flower Ikebana.

Masami Charlotte Lavault est floricultrice. Après un début de carrière dans l’industrie du design d’accessoires à Londres, la jeune franco-japonaise plante tout (sans mauvais jeu de mots). Manque de sens, d’utilité, de vision, elle ne se retrouve pas dans ce quotidien consumériste. Elle décide de changer d’air - littéralement - et part apprendre la biodynamie dans diverses fermes à travers le monde avant de revenir s’installer à Paris. En 2017, elle ouvre une ferme de production de fleurs coupées biologiques à Belleville, quartier branché de la capitale française. Elle consacre désormais ses jours et ses nuits à ses précieux végétaux (et ses nombreux projets). Une vie de labeur, mais une vie qu’elle qualifie aujourd’hui de « remplie, apaisée et heureuse ».

Qu’est-ce qui vous fascine dans les fleurs ? 

Ce que j’aime, en comparaison avec le design, c’est que l’agriculture est une forme de création. À la base, il y a des ingrédients éparses : la terre, l’eau, la graine, le soleil, l’énergie humaine. Une fois mis tous ensembles quelque chose se crée, quelque chose qui n’émerge de rien. Les fleurs disparaissent extrêmement vite. Ce côté éphémère m’apaise et me rassure. Tout mon temps et mon énergie vont à des êtres qui ne laissent aucune trace de leur passage. Je trouve ça extrêmement beau.

Comment êtes-vous devenue égérie pour Kenzo ? 

J’ai été très surprise. J’étais fournisseuse de fleurs pour leurs événements et ravie de l’être. Un jour, des membres de l’équipe me demandent de venir dans leurs bureaux pour me faire cette proposition : devenir le visage de Flower. Je n’ai pas dit oui tout de suite (rires) ! Je ne comprenais pas ce qu’ils voulaient de moi. J’ai pris du temps pour réfléchir, car le milieu du luxe ce n’est pas mon univers. Ce qui m’a convaincue c’est que, dès le début, ils ont insisté pour que ça ne soit pas seulement un partenariat d’image. Ils investissent et s’engagent sur le long terme dans différents projets agricoles. Il y a un vrai partage de valeurs. Ils ont quand même décidé de prendre une agricultrice comme égérie. Pour moi, ça véhicule l’idée que la vie simple, au contact de la nature, au plein air et dans le respect du vivant, c’est ça le vrai luxe. Les choses bougent et c’est bien. 

Qu’est-ce qui vous a séduit dans cette nouvelle fragrance ?

La note que je préfère c’est celle des graines de thé Sobacha. Je trouve que c’est une note très originale. J’aime son côté fumé, torréfié, mais discret. J’aime la légèreté et la fraîcheur de ce parfum, il me rappelle celui des fleurs de ma ferme.

Flower Ikebana by Kenzo marie le parfum des fleurs de Sakura, emblématiques du Japon, des notes gourmandes de graines torréfiées de Sobacha, de l’absolu de Jasmin et de Tubéreuse en provenance d’Inde, sans oublier des touches de bois de Santal venu d’Australie, 75 ml, 122 €.

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