Mais ce qui frappe, quand on rencontre Tom Holland en chair et en os, c’est surtout son naturel. Intelligent, drôle et amical, l’acteur de 29 ans dégage cette confiance tranquille qui attire l’attention. Quinze minutes en sa compagnie suffisent pour comprendre pourquoi Prada Beauty l’a choisi comme visage de Prada Paradigme, son nouveau parfum masculin.
« C’est un immense honneur. Prada a toujours été là pour moi, que ce soit sur les tapis rouges ou dans la vie privée. Ils m’ont aidé à trouver mon style et m’ont toujours donné confiance. Collaborer avec eux sur une campagne parfum, c’est encore autre chose. On a vraiment développé l’idée du film ensemble, ça a été une expérience fantastique », raconte-t-il.
Un parfum innovant
Depuis ses débuts, Prada a l’art de questionner les conventions. Avec Paradigme, la Maison imagine une autre façon de composer et de porter un parfum. Ici, la pyramide olfactive est inversée : les notes de fond apparaissent en premier, avant de laisser place au cœur puis aux notes de tête. Le résultat ? Un boisé ambré inattendu, à la fois frais et sensuel. Au départ, ce sont les accords profonds de baume du Pérou, bois de gaïac et résine de benjoin qui se révèlent. Ils se frottent ensuite à un cœur vibrant autour du géranium de Bourbon, un classique de la parfumerie masculine réinventé avec des facettes plus rosées. Enfin, la bergamote de Calabre et des muscs aériens apportent une touche de légèreté. Les parfumeurs Marie Salamagne, Bruno Jovanovic et Nicolas Bonneville signent cette composition à six mains, pensée comme une expérience de contrastes : force et délicatesse, chaleur et fraîcheur, douceur et intensité. « J’adore l’idée derrière cette fragrance. Elle ne ressemble pas à ce qu’on attend d’un parfum masculin classique. Et puis le flacon est superbe, rechargeable, ce qui est important aujourd’hui », confie Tom Holland. Comme le parfum, le design du flacon joue avec les codes. Minimaliste et architectural, il reprend la silhouette triangulaire chère à Prada, inclinée comme un geste graphique. Le verre vert en dégradé laisse deviner le jus, tandis que le bouchon noir fait écho à celui de Paradoxe, son pendant féminin.
©Prada Beauty
Un ambassadeur inattendu
L’acteur n’avait pas encore eu l’occasion de porter Paradigme au quotidien. « La première fois, c’était pendant le tournage de la campagne. Mais je n’avais pas le droit de l’emporter chez moi, car tout devait rester secret. J’ai un peu la réputation de spoiler (rires)…
Aujourd’hui, c’est la première fois que je le porte dans ma vie de tous les jours. » À la question de savoir quelles émotions le parfum lui évoque, il répond sans hésiter : « Fraîcheur, comme une brise légère. Pour l’émotion, je dois encore le porter plus souvent. » L’acteur parle de parfum comme d’un prolongement de soi. Il se souvient du premier flacon reçu de son père, à 12 ans. « Je me rappelle des compliments qu’on me faisait. J’ai compris que le parfum pouvait être une manière de s’exprimer. » Comme pour ses rôles, la star choisit ses fragrances avec grand soin. « Je suis très difficile avec les parfums. Celui que je porte, je l’adore, et j’y suis fidèle. » Au-delà du quotidien, Tom Holland a aussi utilisé les fragrances dans son métier d’acteur. Pour la série « The Crowded Room », tournée à New York, il a choisi un parfum distinct pour chacun des personnages qu’il incarnait. « Je ne sais pas si ça a vraiment aidé mon jeu, mais c’était une belle idée, un détail qui m’a plu. » Son rapport au métier, justement, il en parle avec franchise. Interrogé sur le moment où il s’est demandé « et s’il y avait une autre voie ? », il évoque la sortie de cette même série, accueillie par des critiques très dures. « Peut-être le pire accueil que j’ai eu dans ma carrière. Pourtant, j’étais très fier de ce projet. J’ai dû apprendre à prendre du recul, à ne pas laisser les critiques définir ma perception. Le public, lui, a aimé. Moi aussi. Ça m’a donné une sorte de superpouvoir. »
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Entre Londres et Florence
Quand on lui demande quelle odeur décrit le mieux Londres, sa ville natale, Tom Holland répond sans hésiter : « L’herbe fraîchement coupée. Londres est une ville très verte, avec des parcs incroyables. C’est l’odeur de la maison. » Et si Paradigme était une ville ? « Je dirais Florence. Il a ce côté frais, qui rappelle presque la campagne, comme une brise. Peut-être aussi le lac de Côme. » Chez lui, il préfère les senteurs boisées, diffusées par des bâtonnets plutôt que par des bougies. « Ça rend la maison chaleureuse. »
Avec Paradigme, Prada propose une autre manière d’envisager la masculinité : ni ostentatoire ni figée, mais libre, curieuse, toujours en mouvement. Tom Holland en est l’incarnation idéale. L’acteur conclut avec un sourire : « Si on pouvait capturer le bonheur dans un flacon, ce serait le plus beau des parfums. » Une idée simple, mais qui, comme Paradigme, ouvre un nouvel horizon.
