Il est d’abord important de rappeler que le cheveu est une matière morte, et que l’humidité est son pire ennemi. Inutile donc d’essayer de plaquer ces petites mèches récalcitrantes à grands coups de mains mouillées sous le robinet. L’eau ouvre les écailles et réveille le frisotti. Changement de stratégie.
1. Vrai duvet ou casse ?
Inutile de se voiler la face, une grande partie de ce que l’on appelle tendrement nos « baby hair » n’en sont pas. Le vrai baby hair est un duvet bordant le front, doté d’une pointe fine et effilée. Si vos mèches ont un bout carré, coupé net, voire un minuscule point blanc d’éclatement à leur extrémité, c’est de la casse. Les coupables ? Les chignons tirés à quatre épingles et autres élastiques avec embouts métalliques. En dermatologie, ça s’appelle l’alopécie de traction. Vous tirez trop fort, le cheveu casse à la base, et il repousse en épi. On évite donc de s’attacher les cheveux en mode lifting facial sept jours sur sept, et on passe au chouchou en soie (le fameux scrunchie), qui glisse sur la fibre sans l’arracher.
2. L’outil : une brosse à dents (et rien d’autre)
L’unique outil validé par 100 % des hair stylists en coulisses des défilés, c’est la brosse à dents. Optez pour une brosse à poils souples (modèle enfant, c’est parfait) et vaporisez une laque forte directement dessus. Ensuite, venez brosser ces petites mèches à plat, vers l’arrière, en suivant l’implantation de vos cheveux.
3. L’art du « Edge Control »
Si vous avez le cheveu texturé, bouclé ou crépu (ou que vous vivez dans une ville où le taux d’humidité frôle les 80 %), la laque ne suffira pas. Elle va figer le cheveu quelques minutes avant de craquer. Il faut vous tourner vers les gels dits de Edge Control. Inventés et perfectionnés par la culture afro-américaine (qui maîtrise le plaquage des bordures comme personne), ce sont des pâtes denses, souvent à base de cire, de ricin ou d’aloe vera.
On en prélève une micro-noisette du bout du doigt, on la chauffe légèrement, et on vient lisser la ligne de front. C’est lourd, c’est gras dans le pot, mais ça ne bougera pas de la journée, même s’il pleut.
4. La triche d’urgence : le mascara transparent (ou le baume à lèvres)
Vous n’avez ni brosse à dents ni laque sous la main ? Place au plan B : le gel à sourcils transparent. Sa brosse intégrée en goupillon attrape chaque poil, et sa formule (faite pour fixer des sourcils durs) couche le cheveu. Le plan C : le baume à lèvres. S’il est sous forme de stick, il contient des cires (comme la cire d’abeille ou de carnauba). Frottez très légèrement le bout de votre doigt propre dessus, et lissez le cheveu rebelle. La cire va alourdir le cheveu et le coller au crâne. (Attention, on parle d’un effleurement, l’idée n’est pas de se graisser le front au Labello).
5. L’entretien de fond : le foulard de soie
C’est bien beau de plaquer, mais si vos cheveux fins continuent de frotter contre une taie d’oreiller en coton brut toutes les nuits, la friction va continuer de les casser. Le coton absorbe l’humidité du cheveu et agrippe ses écailles. Enroulez plutôt vos cheveux dans un foulard en soie la nuit (ou investissez dans une taie). La soie ne retient pas l’eau et offre une surface de glisse totale. Vos « baby hair » resteront hydratés, souples, et cesseront de se dresser sur votre tête comme des antennes.
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