10 révélations sur le pénis

Mis à jour le 21 février 2018 par Elisabeth Clauss
10 révélations sur le pénis

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Dans « Le Bidule de Dieu » (Robert Laffont) le britannique Tom Hickman dévoile l’histoire, la psychologie et
la sociologie du zizi. Morceaux choisis.

1. « Tout homme recourt à son pénis pour penser »

Voilà, c’est officiel. Sophocle disait qu’être l’heureux propriétaire d’une biroute revenait à « être enchaîné à un fou ». La sagesse populaire yiddish, elle, affirme que « quand le sexe se dresse, le cerveau de l’homme rentre sous terre ». Quéquette à l’abordage = cerveau au chômage ? Si, dans son livre extrêmement do-cul-menté, Tom Hickman prétend que chaque garçon est en fait deux personnes (lui et son outil), on pense, nous, que le brillant Briton fait offense au sexe dominant. Toute fille qui a déjà porté une jupe lors d’un apéro en plein air sait que jamais un homme n’est aussi réfléchi et créatif que lorsqu’il s’agit de trouver un emploi à la partie vacante de son anatomie.

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2. Quand on en a vu un…penis2

« Ils peuvent être longs, courts, gros, minces, trapus, droits, bulbeux (…), coudés de droite à gauche ou de haut en bas, circoncis ou non, lisses ou aussi fripés qu’un chiot sharpei. » Au cours de l’Histoire, on a paré l’appendice, centre de toutes les attentions (qui a écrit un bouquin entier sur le lobe de l’oreille ? Personne), d’une personnalité propre. Son décryptage, la « phallomancie », permettrait en Inde et au Tibet de « deviner à la fois le caractère et la destinée d’un homme. Les Tibétains estiment qu’il est préjudiciable d’être suréquipé : si le pénis d’un homme atteint ses talons lorsqu’il s’accroupit, sa vie ne sera que chagrin, mais si la longueur de son pénis ne dépasse pas la largeur de six doigts, alors il deviendra riche et bon époux. » Phallo démago.

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3. La taille compte, une bonne fois pour toutespenis3

Mais surtout pour les hommes eux-mêmes. On apprend qu’au début du XXe siècle, un certain Dr Robert Latou Dickinson croqua des centaines de pénis au repos et en érection (en dessin, maligne !). Il en publia un recueil, à l’âge de 88 ans, qui dévoile entre autres un sexe en pleine forme de 33,8 cm de longueur et 15,6 cm de diamètre (?), « la plus considérable (érection) jamais scientifiquement constatée ». Ce qui nous révèle une chose importante : à partir d’un certain âge, les hommes ont tendance à porter des lunettes grossissantes mal réglées. Après la Seconde Guerre mondiale, Alfred Kinsey, prof de zoologie, mena « 1 800 entretiens approfondis avec des hommes et accumula des données péniennes sur un total de 3 500 individus », pour conclure, en 1948, que le pénis en érection moyen mesurait 15,7 cm, la plupart des hommes tournant entre 12,2 et 21,6 cm. Des entretiens. Entre mecs. Pourtant, les chiffres semblent vraisemblables. C’est un gène nommé Hox qui décide de « la croissance initiale des parties génitales de l’homme (et de la femme) au stade embryonnaire ». Et ce gène Hox, certains ont encore tendance à en faire un hoax.

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4. Une ardeur d’avancepenis4

La tranzizition est évidente. Tom Hickman prétend que « l’importance de la taille du pénis s’ancre très tôt dans l’esprit masculin ». Les hommes seraient même génétiquement programmés pour s’inquiéter des dimensions de leur bazar. Pourtant, dans la Grèce antique, on était bien plus cool avec l’oiseau : « Dans les pièces d’Aristophane, des qualificatifs comme ‘‘petite bite’’ sont des compliments, tandis que les gros étaient considérés comme vulgaires et affreux. » D’après une étude de l’Institut Kinsey (oui, il existe dans l’Indiana un centre de recherches sur la sexualité humaine, où on rigole sans doute plus que dans bien des labos d’entomologie), « nombre d’Américains croient que l’érection moyenne atteint 25 centimètres ». La faute à qui ?

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5. Un hardeur d’avancepenis(

Aux sites porno, bien sûr. Dans les documentaires sociologiques à fort impact intellectuel qu’on y télécharge, les acteurs rasent leur pubis afin d’allonger visuellement la taille de leur sexe. Sans parler de la consommation de vasodilatateurs. Et du grand angle. En réalité, dans la plupart des cas, la dysmorphophobie, de son nom scientifique « complexe de petite bite », devrait se traiter sur le divan du psy, ou sur le divan d’une (ou d’un) partenaire bienveillant. Un manuel pour geishas du VIIIe siècle tranche avec sagesse le débat à la base : « Toujours tu diras de son membre viril qu’il est énorme, merveilleux, plus gros qu’aucun autre (...) Et tu ajouteras : “Viens me remplir, ô ma merveille.” » Compris ?

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6. Les revers de la braguettepenis5

Si l’avantage de posséder des organes génitaux externes est palpable, il demeure des inconvénients de taille. Coups mal placés, lunette de toilette retombant intempestivement, fermeture Éclair pinçeuse… « Chaque année, au moins 200 Américains et 30 ou 40 Britanniques se fracturent le pénis au cours d’une érection. (…) Pour la plupart, l’accident se produit lorsque leur partenaire les chevauche et joue des hanches. Très mince, la membrane du pénis, la tunica albuginea, protégeant les corps caverneux qui se remplissent de sang pendant l’érection, est capable de résister à dix fois la pression subie en état d’érection. Mais au-delà, l’enveloppe se brise – avec un craquement très audible (…) Une intervention chirurgicale est nécessaire, suivie de six semaines obligatoires de repos, alité et avec des attelles au pénis. » À bon entendeur, missionnaire.

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7. On ne demande qu’à en jouirpenis7

Statistiquement, « les hommes en ont terminé en moyenne cinq fois plus vite qu’il ne serait nécessaire à une femme pour atteindre l’orgasme ». Les mâles seraient-ils tous de sombres inconscients ? Pour l’auteur, « bien que sachant pertinemment que l’orgasme féminin est clitoridien et non pas vaginal, les hommes trouvent difficile d’accepter que le lieu de la jouissance d’une partenaire, le clitoris, ne soit pas celui où a lieu le rapport sexuel ». Comme si on était obligé de manger le gâteau dans la cuisine ?

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8. Infos prises à la source

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On a longtemps cru que les réserves de sperme étaient déterminées dès la naissance, et qu’elles finissaient par s’épuiser. Une des (nombreuses) raisons du haro sur la masturbation. « Les pollutions nocturnes inquiétaient à ce point certains Grecs et Romains qu’ils dormaient avec des lingots de plomb plats posés sur leurs parties. » Au Moyen Âge, période riante s’il en est, on encourait vingt  jours de jeûne pour s’être masturbé. Dans les années 30, on brevetait encore des appareils antimasturbation, d’une barbarie qu’on vous épargne (mais ils figurent dans le livre, rassurez-vous). C’était un peu avant l’apparition de YouPorn.

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9. Le goût et les couleurspenis9

Sucer, c’est coucher ? Pour un tiers des Américains dont un ex-président, non. Au XVIIIe siècle, à Paris, on considérait cette pratique comme un dérèglement mental. On fume plus volontiers la pipe de la paix aujourd’hui, et on apprend que si « la pratique du cunnilingus est deux fois moins élevée que celle de la fellation chez les couples non mariés (…), l’échange est équitable chez ceux qui entretiennent une relation stable ». L’auteur révèle de précieuses recettes pour aromatiser l’affaire : « La plupart des légumes, la menthe poivrée, le persil, la cannelle et les agrumes sont réputés rendre l’éjaculat plus acceptable. » Cinq fruits et légumes par jour, on vous le répète assez. Question calories, on tourne entre 1 et 3. Comme un Tic-Tac.

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10. Les avantages de bien bander son muscle

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L’érection libère des hormones qui contribuent « à réguler la tension, à faire baisser le taux de cholestérol, à améliorer la circulation sanguine, à modérer la douleur et à déstresser – une étude laisse même entendre que les rapports sexuels peuvent s’avérer jusqu’à dix fois plus efficaces que le Valium ». Le sexe régénère les tissus, fait maigrir, et même, tenez-vous bien au mât, rendrait plus intelligent, stimulant « les neurones à créer de nouvelles dendrites, ces filaments des cellules nerveuses qui permettent aux neurones de communiquer entre eux ». Participons donc sans parcimonie à la bonne santé de nos hommes : la liste des bénéfices de la gaudriole ne fera que s’allonger.elisabeth clauss