Il a un rhume, il va mourir…

Mis à jour le 16 février 2018 par LDP Magazine
Il a un rhume, il va mourir…
hommemalade
Quand le mec des LDP est malade, il est mourant, et le vôtre il est comme ça aussi ? 

 

Gros sujet de débat, ça fait longtemps qu'on doit vous parler de l'homme malade, mais qu'on repousse, de peur des répercussions dramatiques sur nos vies de couple respectives. Il est vrai qu'on avait un peu approché le problème ici, sans trop rentrer dans le vif du sujet... parce qu'il faut bien l'avouer : le thème est sensible.

Évidemment il y a des exceptions. Mais personnellement, je ne les connais pas.

L'homme malade c'est l'enfer.
Va savoir pourquoi, l'homme quand il est malade il est TOUJOURS sur le point de MOURIR, rien que ça.
Il a souvent des vraies grosses maladies (dans sa tête) : un petit rhume des foins devient vite une grippe (et pourquoi pas aviaire pendant qu'on y est ?).
S'il pouvait mourir en silence, seul, dans sa chambre, à vrai dire ça ne nous poserait pas de tant de soucis, mais l'homme malade geint, se plaint et surtout, a besoin que l'on s'occupe de lui.
Comme le faisait justement remarquer notre lecteur "A." dans son courrier de protestation, l'homme semble croire que dans chaque femme sommeille une infirmière dévouée, mais en fait : NON.

Si ce monsieur a l'immense chance de vivre avec une de ces personnes altruistes qui sont capables de changer une couche de vieux sans vomir, il est grand temps que le monde le sache : jouer à l'infirmière (hors délire sexuel entre personnes en bonne santé) ça nous casse VRAIMENT les couilles !

Oui, homme, tu y perds toute ta sexy attitude et oui il va nous falloir du temps pour oublier tes plaintes de petite chochotte et te trouver désirable à nouveau.
Non pas que la faiblesse ne soit pas sexy, là n'est pas la question, mais putain je te souhaite une fois dans ta vie une bonne vieille douleur de règles, que tu comprennes enfin que OUI on pourrait, nous aussi, geindre de la sorte tous les mois, de toute la vie (du moins entre 13 et 55 ans, ce qui couvre tout de même une certaine période) et EST-CE QU'ON SE PLAINT NOUS, HEIN ? Bon, un peu peut-être... certes.

L'homme malade ne sait rien faire.
Toi, femme, quand tu es malade, tu es capable de te lever, de te laver, de te faire à manger même, mais l'homme malade peut à peine aller pisser tout seul. Parce que ce crétin n'a pas voulu mettre un petit foulard sur sa petite gorge fragile (les copains allaient se moquer), tu te retrouves avec un handicapé de 80 kilos qu'il faut déplacer, nourrir à la cuillère et couvrir comme un enfant.
HELP.
Et comment qu'ils font les hommes qui vivent seuls ? Hein ? Jusqu'ici je croyais réellement que cette comédie était dû justement au couple, que l'homme célibataire et malade était capable de s'autogérer, j'ai récemment appris qu'une majorité appelait alors maman à la rescousse... AÏE.

Et si tout ça c'était la faute de leur mère ?
Oui bah évidement dès qu'on peut foutre un truc sur le dos de belle-maman on va pas se gêner. Mais la question n'est pas posée en l'air. Qu'y-a-t-il eu de différent dans la gestion de la maladie entre les filles et les garçons pour nous refourguer une telle génération de petites choses fragiles dès qu'ils ont le nez encombré ? Y'a bien eu quelque chose ? Les femmes sont-elles éduquées comme des guerrières en prévision de leur potentiel accouchement ? Ou sont-elles justement rodées à force de ces douleurs menstruelles mentionnées plus haut ? Je propose qu'un doctorant en anthropologie se penche sur le sujet pour faire avancer le schmilblick parce que s'ils ont eux la chance d'être payés pour écrire des thèses qui servent à rien, ce n'est pas mon cas.

Que peut-on faire pour ne pas achever son homme malade ?
Oui, la tentation est forte. Je sais, je l'ai aussi parfois. J'ai seulement l'immense chance de vivre avec un homme qui est très rarement malade et je te promets que je remercie dame nature tous les jours, parce que j'en connais d'autres qui dégustent avec leur hypocondriaque (je ne citerai aucun nom).

Mais le mien aussi, je te rassure, pense avoir un cancer de la peau dès qu'il a un petit bouton qui ressemble de loin à un grain de beauté et soudain ça commence même à lui faire mal. Aller voir le médecin et arrêter de faire chier n'est pas souvent dans les premières options, va savoir pourquoi ? Peut-être le plaisir de faire chier ? Lever son cul pour aller dans l'armoire à pharmacie et ainsi dégoter la petite pilule magique qui arrêtera ses souffrances non plus. La pilule ne sera réellement appréciée que si c'est vous qui la lui amenez, avec un petit verre d'eau, de préférence sucrée, comme faisait maman. Tu veux ton verre Goldorak aussi avec (putain) ? Les filles, il faut résister à buter votre homme malade, c'est important. Parce qu'en temps normal rappelez-vous comme vous l'aimez. Je sais qu'à ce moment-là c'est pas super évident, mais je vous assure que vous le regretterez.

On peut aussi noter que lorsque nous on est malade, l'homme est souvent très attentionné et ça c'est bien. Finalement il nous apporte ce que lui aimerait bien avoir, sauf que moi, dans ces cas là j'ai envie d'avoir la paix. Qu'on me laisse suer tranquillement, tousser, regarder des séries d'adolescentes... Mais bon j'accepte le cachet magique et l'eau sucrée sans faire trop de grimace parce que je sais que ça lui fait plaisir.

Et on se dit que vraiment la vie est bien faite, parce que si ces pauvres hommes fragiles devaient subir des contractions ou une péridurale (ou pire : pas de péridurale...) l'espèce humaine serait éteinte depuis belle lurette. Reste un mystère à éclaircir : au vu de tous ces faits, pourquoi c'est eux qu'on envoie à la guerre en fait ? C'est sûrement pour ça qu'il n'y a pas eu trop de guerres dans nos contrées ces dernières décennies. Je me demande bien quand même comment ça aurait tourné 14-18 si on avait foutu les femmes dans les tranchées... Mais non ne t'énerve pas tout de suite, on développera sûrement le sujet avec un autre article, et non des moindres : l'homme blessé.

Un article LDP Magazine