Sofia Grahn, l’influenceuse qui nous apprend à nous aimer avec de l’acné

Mis à jour le 17 juin 2022 par Camille Vernin
Sofia Grahn, l’influenceuse qui nous apprend à nous aimer avec de l’acné © Instagram @isofiagrahn

Soigner et accepter son acné peut être un véritable parcours du combattant pour celles et ceux qui en souffrent. Avec sa page inspirante, Sofia Grahn propose un lâcher-prise qui fait un bien fou.

Sofia Grahn, l’exemple

Sur la page Instagram de Sofia Grahn, il y a plus ou moins 700 posts. Pas de photos prises de dos en bikini à la plage, ni de traces de bronzage dépassant d'un bikini, ni même une succession de poses en outfit ultra travaillés. Pas non plus de photos avec un filtre "Abu Dhabi" en festival. Juste les clichés d'une jolie fille, malgré les cicatrices d'acné sur les joues. Des photos de marques rouges de soutien-gorge dessinées sur le corps, celles qu'on a quasi toutes à la fin de la journée. Des photos d'un bouton en dessous du pli d'un sein, sur la fesse ou en dessous de la lèvre. Ce serait presque sexy. Le tout accompagné de légendes distillées ça et là, qui nous rassurent et nous parlent. "Elles sont de toutes les formes, de toutes les tailles et de tous les âges. Les brisures corporelles ça arrive, mais ne les laissez pas briser votre esprit", écrit Sofia.

 

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Une publication partagée par SOFIA GRAHN🫀skin neutrality, acne awareness & lifestyle creator (@isofiagrahn)

 

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Du "body positive" en intraveineuse

Cette jeune suédoise propose sur Instagram ce qu'elle appelle sa "galerie de la neutralité de la peau et du corps + mode, maquillage et choses de la vie". En proposant cette série de tableaux du quotidien, elle montre à quel point accepter son corps est à la fois un défi, une quête, et une préoccupation infiniment universelle. Ceux qui souffrent ou ont souffert d'acné comprendront directement ce qu'elle décrit ici. Mais sa page parle à tout le monde puisqu'elle s'inscrit dans un mouvement "body positive" beaucoup plus global. Celles et ceux qui ne sont pas content.e.s de leur tête, de leur poids, de leur taille, de leur bourrelet dans le dos ou de leurs cheveux secs, de leur peau trop pâle, de leurs seins trop gros ou trop petits, de leur nez. Il y a tant et finalement si peu de raisons de complexer...

Un processus long et difficile

Un message qui fait sens aujourd'hui, alors que le hashtag #bodypositivity sur Instagram affiche plus de 6,5 millions de résultats. Ce qui ne signifie pas que Sofia ait toujours accepté son acné. La Suédoise commence à souffrir de problèmes de peau à l'adolescence. "Cela ne me dérangeait pas", raconte-t-elle à Metro UK. "On m'a dit que c'était normal, que ça passerait en grandissant. J'étais persuadée que ça passerait, et c'est ce qui s'est passé". Mais vers la vingtaine, son acné réapparaît, cette fois de façon plus grave sous forme kystique "J'ai relié cela au fait de prendre une contraception et au stress de l'université", explique-t-elle.

Quelques années plus tard, en 2018, elle commence à développer une acné persistance, légère à sévère. Au point que sa santé mentale s'en retrouve affectée. Un médecin lui prescrit d'abord différentes crèmes topiques et des antibiotiques. Jusqu'à ce qu'un dermatologue lui propose Roaccutane. Le parcours est long et semble sans solution, si ce n'est l'acceptation. Grahn confie qu'à cette époque, voir les gens dans la même situation qu'elle, capable de comprendre et de ressentir ses sentiments, était l'unique moyen de se sentir moins seule. "Ces personnes partageaient des photos de leur peau de près, brutes et non retouchées", dit-elle. Elle débute alors sa propre page Instagram où elle documente l'état de sa peau, d'abord sous un pseudonyme, terrifiée à l'idée que les gens qui la connaissent puissent la voir sans maquillage.

À l'époque, elle sort uniquement avec un fond de teint à haute couvrance. À côté, elle a son autre page Instagram avec ses amis et sa famille, où elle partage des photos d'elle maquillée ou la peau retouchée. Bientôt, la page qui montre sa vraie peau réunit près de 100 000 followers inspirés par son message "good vibe". Aujourd'hui, elle ne veut plus considérer sa peau comme un obstacle ou quelque chose "à réparer". "Maintenant, je vais simplement à ma vie. J'ai de l'acné, cela fait partie de moi, mais ce n'est pas tout moi", résume-t-elle joliment.

Pour découvrir sa page Instagram, rendez-vous sur @isofiagrahn

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