J’adore : l’histoire de ce parfum emblématique de Dior

Mis à jour le 5 octobre 2020 par Marie-Noëlle Vekemans Photos: Presse Christian Dior Parfums, Association Willy Maywald, Jean-Baptiste Mondino, Antoine Kralik, Sophie Carre, Patrick Canigher
J’adore : l’histoire de ce parfum emblématique de Dior ©Presse Christian Dior parfums

Dior lance une nouvelle version de sa fragrance iconique : J’adore. L’occasion de plonger dans les coulisses de cette success-story parfumée avec Frederic Bourdelier, directeur culture de marque et héritage.

Un parfum pensé pour durer

Le lancement a été préparé pendant plus de trois ans dans un très grand secret car dès le démarrage du concept fin 1996, début 1997, il y avait une réelle volonté des équipes Dior Parfums de construire un projet qui s’inscrirait dans le temps. Il faut se rappeler que vers la fin des années 90, la mode était très sobre, voire austère, avec des lignes simples et épurées, une garde-robe noir et blanc très minimaliste parfois androgyne. John Galliano, qui rejoint la maison Dior fin 1996, va bousculer tout cela avec beaucoup de faste et d’exubérance en proposant sa mode disruptive. Le parfum a été conçu en même temps que les premiers défilés de John Galliano qui mettaient en scène des princesses et des mondaines iconiques, sensuelles, extrêmement féminines. J’adore, qui véhiculait un message d’optimisme et d’enthousiasme, a connu un succès fulgurant, en devenant un des cadeaux fétiches de la fin de l’année 1999, juste avant le passage dans le nouveau millénaire.

Making of de la campagne J'adore, réalisation de la robe de Charlize Theron en 2013.
Making of de la campagne J'adore, réalisation de la robe de Charlize Theron en 2013.

Un ADN fort

Cette fragrance rappelle l’amour infini des fleurs chez Christian Dior, sa passion pour les jardins, son obsession pour les formes et les motifs venant du monde floral et végétal. J’adore, c’est un bouquet de fleurs mis en flacon. Un autre lien stylistique et historique fort est celui de l’or. Un fil d’or sans fin court dans toute la maison depuis 1947, ce n’est pas une couleur mais bien une signature, un signe de reconnaissance. Avec des modèles comme Pactole (AH 1949) de soie dorée ou Aladin (AH 1949) mais aussi la robe Pépite (AH 1951-52) toute brodée d’or, Christian Dior a toujours utilisé l’or pour apporter un côté noble, précieux, sophistiqué, que ce soit dans les broderies, les souliers, les accessoires, les flacons ou les packagings. Les équipes en charge de J’adore en 1999 se sont inspirées de la phrase du poète Jean Cocteau : «  Dior, ce génie léger propre à son époque dont le nom magique comporte Dieu et or. » Cette citation a été comme un des moteurs du projet.

Modèle Aladin haute couture automne-hiver 1947 robe de fin de journée en satin gris.
Modèle Aladin haute couture automne-hiver 1947 robe de fin de journée en satin gris.

Un symbole de la féminité

Fidèle à son message d’origine, Dior souhaitait retrouver avec le lancement de J’adore en 1999 l’essence même d’une féminité sophistiquée, sensuelle et optimiste comme celle du new look imaginé par Christian Dior en 1947. Vingt ans après, le message de J’adore est toujours sensiblement le même car ce parfum porte beaucoup de valeurs de la maison.

Collection haute couture automne-hiver 1997 Christian Dior par John Galliano.
Collection haute couture automne-hiver 1997 Christian Dior par John Galliano.

Un flacon bijou et une égérie hollywoodienne

Quand on se penche sur l’évolution de la fragrance, on constate plutôt des éléments de continuité : une « amphore-goutte » avec des lignes épurées courbes et sensuelles qui évoquent celles des flacons amphores de Dior. La coiffe dorée de 1999 apporte toujours une sorte de prestance aristocratique au flacon, lui donnant un côté bijou.

Savoir-faire pour la conception de la coiffe du parfum J'adore.
Savoir-faire pour la conception de la coiffe du parfum J'adore.

L’élément de changement le plus notable est le passage d’un mannequin peu connu, presque anonyme pour le visuel publicitaire (Carmen Kass ) de 1999 à une star internationale du cinéma, Charlize Theron. C’est ce changement de cap qui a permis de hisser J’adore à des sommets de notoriété.

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Making of de la campagne J'adore, réalisation de la robe de Charlize Theron en 2013.
Making of de la campagne J'adore, réalisation de la robe de Charlize Theron en 2013.

Un nom universel 

On trouve parfois des citations de Christian Dior où il explique son processus créatif avec son équipe :  « Parfois l’accumulation de dessins est nécessaire pour imposer une tendance. On s’arrête soudain sur l’un d‘entre eux – Oh j’adore ! » Mais le nom vient surtout de l’expression fétiche de John Galliano, « J’adore ! », qu’il répétait sans cesse à son arrivée car il ne parlait pas encore beaucoup français. Cette expression montrait son enthousiasme, son plaisir, son émerveillement d’être à Paris dans cette grande maison de couture. Et puis tout le monde a utilisé au moins une fois cette expression joyeuse dans la vie !

Croquis montrant l'évolution de la robe à l'amphore J'adore.
Croquis montrant l'évolution de la robe à l'amphore J'adore.

Infinissime

François Demachy, parfumeur-créateur Dior, a imaginé un nouveau sillage à la fois puissant et enveloppant. Une eau de parfum intense qui amène le bouquet floral signature de J’adore vers des notes plus boisées par la présence du santal et sensuelles grâce à la présence de tubéreuse de Grasse, rafraîchie par des baies roses et de l’orange sanguine. 

J’adore Eau de Parfum Infinissime 100 ml - 155,42 euros

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La technique de l'enfleurage est une méthode ancestrale et artisanale réservée aux fleurs  les plus délicates et qui permet d'être au plus près de l'odeur exacte de la fleur qui s'imprègne dans une couche de graisse. Ici pratiquée sur la tubéreuse, uniquement à Grasse et nulle part ailleurs dans le monde.
La technique de l'enfleurage est une méthode ancestrale et artisanale réservée aux fleurs les plus délicates et qui permet d'être au plus près de l'odeur exacte de la fleur qui s'imprègne dans une couche de graisse. Ici pratiquée sur la tubéreuse, uniquement à Grasse et nulle part ailleurs dans le monde.

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