Femmes business woman : elles ont bâti des empires cosmétiques

Publié le 25 mars 2019 par Marie-Noëlle Vekemans
Femmes business woman : elles ont bâti des empires cosmétiques

Elles s’appellent Carmen, Estée, Helena, Florence ou Gabrielle. Leur point commun : elles ont bâti des empires à des époques où être une businesswoman à succès n’était pas une mince affaire. Hommage à leurs personnalités hors norme, leurs métiers visionnaires et leur détermination sans faille. Vive le #Womanempowerment !

Estée Lauder

Née Josephine Esther Mentzer en 1908, Estée Lauder grandit à Corona, dans le Queens. Estée vient du surnom que lui donnaient ses proches, Etsy. Depuis toujours intéressée par la beauté, elle sera guidée par John Schotz, son oncle et mentor, chimiste de profession, et débutera sa carrière en vendant dans les salons de beauté et hôtels des soins pour la peau conçus par ce dernier. En 1930, elle épouse Joseph Lauder qui devient son partenaire dans la société. Elle ouvrira un point de vente à New York au Saks Fifth Avenue en 1948 et en 1960, son premier compte à l’international chez Harrods à Londres. Même si son métier originel consistait à vendre des soins pour la peau, elle deviendra également un nez reconnu dans le monde de la parfumerie. En 1967, l’American Business Women’s Association (ABWA) la classe parmi les dix femmes d’affaires les plus remarquables des États-Unis. Ingénieuse, elle sera la première à lancer l’idée d’un «cadeau contre achat» en offrant aux clientes Lauder des kits gratuits contenant des produits susceptibles de leur plaire. Tout au long de sa vie, elle soutiendra de nombreuses œuvres caritatives et des projets de la Fondation Lauder, œuvrant notamment pour la construction d’aires de jeu à Central Park à New York. Elle décède le 24 avril 2004 et laisse à ses héritiers une entreprise florissante qui  commercialise 28 marques sur 150 marchés à travers le monde. 

Femmes business woman : elles ont bâti des empires cosmétiques - 1

Gabrielle Chanel

Elle vient au monde à Saumur en 1883. Orpheline à seulement 12 ans, c’est sa tante qui lui apprendra à coudre. Elle débutera sa carrière à 20 ans dans un atelier qui fabrique des trousseaux et layettes. Attirée par le devant de la scène, elle chantera dans des cafés et se verra attribuer le surnom de « Coco » car elle chantait « Qui qu’a vu coco sur le Trocadéro ? » Elle y rencontrera Etienne Balsan qui l’introduira dans la vie mondaine et lui présentera Arthur « Boy » Capel, son grand amour. C’est ce dernier qui la convainc de se lancer dans la fabrication de chapeaux et qui lui prêtera l’argent pour ouvrir un salon de modiste en 1910 au 31 rue Cambon. Entre 1913 et 1915, ils ouvrent des boutiques à Deauville et Biarritz. C’est dans cette dernière que Coco Chanel installera son premier atelier de couture et dessinera ses premiers vêtements. Elle a une vision moderne de la femme et imaginera des vêtements androgynes, des pièces iconiques et s’appropriera le pantalon jusqu’ici réservé aux hommes. En 1921, elle devient la première créatrice à lancer son parfum, le célèbre N°5 de Chanel. À l’annonce de la Seconde Guerre mondiale, elle suspend ses activités mode. À la Libération, elle déménage en Suisse et ne reviendra à Paris qu’en 1954. Elle prendra ses appartements à l’hôtel Ritz et y décèdera en janvier 1971, à l’âge de 87 ans, alors qu’elle prépare une nouvelle collection.

Femmes business woman : elles ont bâti des empires cosmétiques - 3

Helena Rubinstein

Elle voit le jour le 25 décembre 1872 à Cracovie en Pologne, c'est l’aînée d’une famille nombreuse de huit filles. À 20 ans, elle quitte son pays natal pour rejoindre l’Australie de l’autre côté du globe où elle ouvrira, dix ans plus tard, son premier salon de beauté, à Melbourne. De nature curieuse, elle décide, à peine trois ans plus tard, de confier la direction du salon à l’une de ses sœurs pour voyager à travers l’Europe à la rencontre des meilleurs dermatologues et diététiciens. Elle s’établira à Londres et sera la première, en 1910, à parler de types de peau différents. Elle déménagera à New York dès le début de la guerre en 1915. Elle y ouvrira le premier salon de beauté portant son nom. En quête perpétuelle d’innovation, elle est l’inventrice du premier mascara waterproof qui sera utilisé à l’occasion d’une représentation d’un ballet aquatique donné lors de la Foire internationale de New York en 1939. Helena Rubinstein commercialisera aussi le premier soin visage enrichi en vitamines. Elle continuera de voyager à travers le monde et s’éteindra le 1er avril 1965 à l’âge de 93 ans à New York.

Femmes business woman : elles ont bâti des empires cosmétiques - 5

Florence Nightingale Graham

Elle naît le 31 décembre 1878 au Canada et s’expatrie à New York à l’âge de 30 ans. Elle prend le nom d’Elizabeth Arden après avoir mis fin à sa collaboration professionnelle avec Elizabeth Hubbard et en hommage à son poème préféré « Enoch Arden » de Tennyson. En 1910, cette infirmière de formation réalise son rêve en empruntant six mille dollars à son frère pour créer son entreprise et ouvrir son premier salon portant son nom sur la Cinquième Avenue. Visionnaire, elle décide, la veille de l’ouverture, de peindre la porte d’entrée en rouge. Cette « Red Door » deviendra un signe distinctif de la marque. Femme moderne et engagée, Elizabeth Arden lancera des produits emblématiques. Comme le Red Lipstick en 1912 qu’elle créa spécialement pour soutenir le mouvement des suffragettes avec lesquelles elle manifestera pour l’obtention du droit de vote ou encore le look « Montezuma Red » coordonné aux galons des uniformes des femmes Marines et lancé pendant la Seconde Guerre mondiale comme témoignage de son soutien. En moins de dix ans, sa marque devient un poids lourd de l’industrie de la beauté. En 1946, elle sera la première femme à faire la couverture de « TIME Magazine ». Elle recevra la Légion d’honneur en 1962 et décèdera le 18 octobre 1966 à l’âge de 87 ans. 

Femmes business woman : elles ont bâti des empires cosmétiques - 7

Carmen de Tommaso

Née le 31 août 1909 à Vienne, elle est aussi connue sous le nom de Marie-Louise Carven. Avant d’embrasser la carrière de couturière, elle étudiera l’architecture et le design d’intérieur à l’École des beaux-arts de Paris mais décidera finalement de consacrer ses talents à la création de vêtements en raison de sa petite taille (elle mesurait 1,55m) et de sa difficulté à s’habiller comme la femme qu’elle rêve de devenir. Elle sera surnommée par la presse de « plus petite d’entre les grands couturiers ». Elle choisira d’adopter le pseudonyme de Mme Carven
(né de la contraction de son prénom et du nom de sa tante, Mme Boyriven, qui l’emmenait visiter les maisons de haute couture parisiennes lorsqu’elle était enfant) et de créer sa propre griffe éponyme en 1945. Un an plus tard, la maison de parfum est lancée à son tour. Décrite comme une bosseuse infatigable à la personnalité joviale et au sourire contagieux, elle sera la première à utiliser des motifs ethniques dans ses collections et peut se vanter d’avoir inventé, avec la corsetière Rose Lebigeot, le balconnet en 1950. Une autre de ses passions était de piloter des avions.
Elle décèdera le 8 juin 2015 à l’âge de 105 ans. 

Femmes business woman : elles ont bâti des empires cosmétiques - 9