A Paris ce week-end ? Ne ratez pas Vendôrama

Mis à jour le 15 février 2018 par Elisabeth Clauss
A Paris ce week-end ? Ne ratez pas Vendôrama

Jusqu'à dimanche soir, la maison Boucheron expose son savoir-faire lors d'une installation ludique, pédagogique et interactive numérique à la Monnaie de Paris. Pour toute la famille.

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On entre par un tunnel tagué, car pour célébrer ses 160 ans, la Maison ne manque ni de modernité, ni d'humour.

Dès votre arrivée à l’exposition « Vendôrama », vous serez accueillis par des acteurs jouant des scénettes, avant de découvrir les quatre étapes qui rythmeront les parcours Inspiration, Conception, Fabrication et Révélation.

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Ne tardez pas à télécharger l'appli dédiée : Wladimir le chat vous guidera en réalité augmentée tout le long de l'exposition, et vous demandera même en mariage, si vous êtes sage.

Boucheron a choisi de proposer une scénographie vivante, avec des livres dont les pages sont des écrans, des plastrons de perles aimantées qu'on peut agencer soi-même, des écrans tactiles pour tout savoir des métiers de la haute Joaillerie.

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Il est question d'Histoire des têtes couronnées d'Europe et de Russie, d'artisanat de luxe, d'innovation, et d'archives animées. Un petit détour derrière Saint Germain des Prés, qui instruira les enfants, distraira les parents, passionnera tout le monde. Emotions interchangeables, on vous le promet.

Vous repartirez même avec un souvenir charmant : un portrait de vous sous forme de GIF circulaire. Curieux ? Il n'y a qu'un moyen de voir de quoi il s'agit...

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En pratique :

*C'est gratuit !
*Entrée de l’exposition par le 4ter rue Guénégaud, 75006 Paris.
* Jusqu'à dimanche de 11h à 19h.
* Un dispositif multimédia exceptionnel est prévu sur place pour profiter de l’exposition de façon interactive. N’oubliez pas de télécharger l’application « Vendôrama »

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Quelques infos sur Boucheron :

Frédéric Boucheron, en installant sa Maison de Joaillerie au 26 Place Vendôme en 1893, fait de Boucheron le 1er joaillier de la place, aujourd’hui épicentre de la création joaillière parisienne. Guidé par une intuition, le joaillier se rend compte que la haute bourgeoisie est attirée par le nouveau quartier de l’Opéra Garnier et par les jardins des Tuileries. Cinq années plus tard, preuve de l’engouement pour le quartier, César Ritz y installe au numéro 15, le célèbre hôtel qui fera la renommée de Paris. Depuis sa création, Boucheron est une Maison iconoclaste et moderne, en avance sur son époque, autant dans la vision et la créativité de son fondateur que dans celles des quatre générations qui lui ont succédé à ce jour. Frédéric Boucheron, fils de drapier, entreprend de travailler à ses débuts l’or avec la même souplesse que les étoffes de son enfance. Le collier Delilah en est le parfait exemple, avec son or tissé, véritable prouesse de réalisation. Ces techniques développées par la Maison finissent par définir un nouveau langage joaillier et deviennent des marques d’excellence de la joaillerie française, à l’image du diamant gravé maitrisé par Charles Brodinckx, de l’émail translucide mis au point par Armand Riffault, du travail de damasquinage, de ciselure ou de sculpture d’or ou encore de l’utilisation de matériaux originaux comme le bois d’amourette, ou le cristal de roche. Frédéric Boucheron insuffle à l’origine de la création, un goût pour l’innovation technique et artistique qui ne cessera jamais d’être mis en lumière par la Maison et qui fera partie intégrante de ses valeurs jusqu’à aujourd’hui. Preuve en est, le marbre et le sable, matériaux encore jamais utilisés, ont été intégrés en 2015 dans
une collection de Haute Joaillerie. Toujours avant-gardiste, Frédéric Boucheron comprend très vite que les clientes sont lasses des conventions, notamment de celles de l’impératrice Eugénie qui impose le style Etrusque. Il décide alors d’imaginer des créations inspirées de l’Antiquité, perçues par les clientes comme modernes et audacieuses. Il a alors le vent en poupe et décide de poursuivre cette recherche de modernité. Le joaillier imagine le collier Point d’Interrogation.
Celui-ci lui vaut la médaille d’or à l’Exposition Universelle de Paris de 1889 grâce à sa possibilité de s’enrouler simplement autour du coup sans l’aide de personne. Il devient alors le joaillier des femmes libres.