La Saint-Valentin vous énerve ? Les trois conseils de la psy

Mis à jour le 10 février 2017 par Elisabeth Clauss
La Saint-Valentin vous énerve ? Les trois conseils de la psy

Depuis quelques semaines déjà, vous soupirez d'agacement devant le marketing de la fête des amoureux, et le matraquage médiatique tout autour (cet article supplémentaire sur le sujet est donc pour vous).

Charlotte Ledent, sexologue et psychothérapeute*, s'est penché, avec nous, sur les tourments et les solutions des allergiques à la Saint-Valentin. D'abord, remonter à la source du regard qui se détourne devant un cœur irritant de roses rouges dans une vitrine de fleuriste

1 - Vous n'êtes pas énervée... vous êtes angoissée

Être seule le 14 février, c'est à peu près aussi inacceptable socialement que passer le nouvel an devant Patrick Sébastien avec une boîte de thon et une bière dans un gobelet. Tout vous renvoie à votre solitude d'un soir (le reste du temps vous est hyper entourée mais là évidement, ils sont tous pris). D'après Charlotte Ledent, « ce matraquage à la fois médiatique et culturel peut vous donner l'impression d'être seul(e) au monde. La Saint-Valentin, c'est le Noël du couple. On peut se sentir mal à l'aise d'avoir juste envie de cocooner devant la télé, on s'est mit la pression de trouver le cadeau qui prouvera tout son amour à l'autre. Et ça fait beaucoup pour un dîner. »

Comment sortir de cette angoisse ?

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« Soit en se détachant complètement de la contrainte sociale et commerciale, soit en jouant le jeu et en faisant de ce jour-là une occasion dédiée à tous ceux que l'on aime. Que l'on soit en couple, ou pas. On peut organiser un dîner avec des amis, avec sa famille, se réjouir de préparer avec ses enfants un dîner où tous les ingrédients sont roses… qu'importe, pourvu qu'on prenne plaisir à dire qu'on aime »

2 - Vous n'êtes pas énervée… vous êtes triste

C'est le soir idéal pour repenser aux ex oubliés depuis des siècles. Pire, ça ferait presque accepter l'invitation de quelqu'un à qui on ne s'intéresse pas vraiment, pour ne pas se retrouver seule. Quelqu'un à qui on s'attachera, ça partira en sucette (ou pas), on s'en souviendra l'année prochaine, et bis repetita...

Comment sortir de cette tristesse ?

« En ne s'imposant pas de rester seul(e). Il ne faut pas se complaire dans la mélancolie, mais inviter des gens auxquels on tient pour une soirée chaleureuse d'un autre genre. Du genre qu'on veut, d'ailleurs. On peut aussi accepter une invitation d'amis qu'on avait déclinée parce qu'on se sentait « de trop » ou « trop fatigué(e) ». De toute façon, on rationalise : le 14 février, on est exactement la même personne que les autres jours, on en a juste une perception dramatisée. »

3 - Vous n'êtes pas énervée… vous êtes normale !

Qui peut bien avoir envie de recevoir 15 bouquets de fleurs alors que personne n'a autant de vases à la maison ? Tout d'un coup, on doit devenir romantique, déclarer ses sentiments à tout-va, dégouliner de mièvrerie. Pourquoi céder à l'obligation de la démonstrativité ? Aucune raison : si c'est ça qui vous fait du bien, rebellez-vous.

Comment résister à la pression de la Saint-Valentin ?

« En choisissant un bon film, et en faisant la punk heureuse devant la télé avec son chat, son lapin, sa meilleure pote, et une pizza. » Une pizza en forme de cœur, bien sûr.

Anti-Valentines-Party

*Fondatrice du love-shop Eva Luna à Bruxelles