Pour ou contre un concours de mini-miss en Belgique?

Mis à jour le 22 janvier 2018 par Laurence Donis
Pour ou contre un concours de mini-miss en Belgique?

Le Comité national Miss Belgique a décidé de mettre sur pied un concours de beauté pour les petites filles cet été. L'idée est loin de faire l'unanimité. 

Le jour de la fête nationale, certaines dégusteront des frites, d'autres défileront en micro bikini devant des juges. Leur âge ? Entre six et dix ans. Le Comité national Miss Belgique a prévu d'organiser un concours de mini-miss le 21 juillet prochain à La Panne. Les inscriptions débuteront à partir du premier mai et certains parents ont déjà hâte de voir leur enfant se déhancher sur un podium. L'initiative ne séduit pas tout le monde, bien au contraire. En France, ces compétitions ne sont plus autorisées depuis 2013 mais chez nous, il n'existe aucune réglementation. Isabelle Simonis, ministre des Droits des femmes en Fédération Wallonie-Bruxelles, compte bien instaurer un cadre légal pour les interdire.

« Ce type de concours est un concentré de clichés, les petites filles sont confrontées à une image très stéréotypée des femmes. Ce qui peut être dangereux, c'est qu'elles vont se construire à partir du regard des autres, d'un jury qui évaluera leur beauté physique », nous explique Isabelle Simonis. Même discours du côté de la nouvelle ministre de l'Enfance, Alda Gréoli. Elle dénonce une hypersexualisation des enfants. On pense évidemment tout de suite aux concours de mini-miss qui ont lieu aux USA. Des fillettes maquillées comme des drag queens affichent un sourire figé et enchaînent les poses lascives dans leur tenue de cowgirl sexy.

Mais l'organisatrice de Miss Belgique, Darline Devos, a déjà affirmé que certaines conditions seront posées. Exit les faux cils, les faux ongles et les extensions capillaires. Une touche de mascara est tout de même la bienvenue. « Ce n'est pas parce qu'elle limite le maquillage que le problème est résolu. Elle ne remet pas en question la surexposition du corps des petites filles », indique Isabelle Simonis. « Avec l'aide du délégué général aux droits de l'enfant, Bernard De Vos, je compte élaborer une charte contre l’hypersexualisation des enfants. Elle est destinée aux acteurs éducatifs et au grand public ».

Crédit photo: film Little Miss Sunshine

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