5 conseils pour oser prendre la parole en public

Mis à jour le 20 février 2018 par Elisabeth Clauss
5 conseils pour oser prendre la parole en public

 

Les cinq règles d’or de Sophie Didier, life coach et fondatrice d’une école de théâtre*.

  • Se mettre en condition

On respire par le ventre, comme lorsqu’on dort, une demi-heure avant d’avoir à parler. On gère ainsi émotions et pulsations cardiaques, et on gagne en puissance vocale. Ensuite, on prépare le local (le salon, le bureau...) pour y marquer ses repères. On peut mettre de la musique, qu’on éteindra avant le début du speech. On peut aussi faire quelques exercices de diction pour se détendre la bouche : on place un bouchon de bouteille droit entre ses dents, ou bien un bic (couché, le bic), et on s’entraîne à parler.

  • Se laisser une marge d’improvisation

Lâcher-prise, écoute et spontanéité permettent de rythmer la voix et le débit des infos. Les silences sont importants aussi. N’oubliez pas que 70 % du langage est non-verbal : vous n’avez pas encore commencé à parler que l’assistance commence inconsciemment à vous évaluer. Il est donc important de démonter freins et fausses croyances du type « je n’y arriverai jamais », parce que ça va se sentir. Grâce aux exercices d’impro théâtrale, on réalise de quoi on est capable.

  • Reprendre confiance en soi

Grâce à quelques exercices pratiques, on réalise que ce qui nous effraie, on sait déjà le faire. On prend un vase, et tous les jours, on note sur un petit papier ce qu’on a réussi dans la journée. être à l’heure au boulot malgré les embouteillages ou remporter un dossier important, jusqu’à la crème au caramel du dessert. Petit à petit, le vase se remplit et constitue un ancrage positif. On essaie aussi de s’entourer de gens bienveillants. À quoi on les reconnaît ? Quand on les quitte, on a plus d’énergie qu’en arrivant.

  • Créer ses propres ressources

Chacun a du potentiel. L’essentiel est de trouver sa zone de confort, de la tester pour en faire un nouveau repère, puis de la quitter progressivement pour avancer. Par exemple, se fixer comme objectif de parler plus longtemps la prochaine fois. Parce que notre opinion a autant de valeur que celle de quelqu’un autre.

  • Oser dire non

Quand on exprime son désaccord, la situation évolue autour de soi. On rééquilibre les forces, parce qu’en réalité, on en a autant que n’importe qui dans l’assemblée. Contrairement aux idées limitantes, dire non ne nous met pas au banc. Il faut arrêter de craindre le désamour et de générer le conflit, alors qu’on a tout à gagner à faire reconnaître ses limites et ses valeurs pour se faire respecter – et de soi-même avant tout.

Pourquoi c’est important ?

> Pour défendre ses opinions, en public et par extension dans toutes les circonstances de la vie.

> Pour mettre ses idées en forme de façon à ce qu’elles puissent être claires pour soi et entendues par autrui.

> Pour dépasser les complexes d’une éducation « judéo-chrétienne normative », où l’on s’efface devant les autres. Comme à table quand on était enfant, et qu’on devait se taire.

À lire

> «  Mettre en pratique le pouvoir de l’instant présent – Méditations et exercices » (J’ai Lu).

> « Apprendre à lâcher prise » (C’est Malin Poche).

> « Guide pratique du life coaching » (Gualino).

> « Les manipulateurs sont parmi nous » (éditions de l’Homme).

* Elle organise des ateliers de prise de parole (8 séances en groupe de 6 à 10 participants, 500 €). Infos  : lesacteursdesophie@gmail.com et sur www.lesacteursdesophie.be