Confession anonyme d’une gyné aux urgences

Mis à jour le 20 février 2018 par ELLE Belgique
Confession anonyme d’une gyné aux urgences

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Il y a les accouchements, bien sûr, mais aussi tous les accidents sexo possibles et imaginables. Confession anonyme d'une gyné bruxelloise, secret médical oblige.

18.00 

Après une journée normale de consultations, je commence ma garde à 18 h. Je retrouve le médecin urgentiste, le chirurgien et les infirmières. La soirée peut commencer. On ne sait jamais à quoi s'attendre. Et ça n'a rien à voir avec les nuits de la pleine lune!

18.10 

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Ma première cliente est une jeune fille. Elle est enceinte. Son compagnon et elle ne comprennent pas. « Nous, on est un couple moderne, se confie-t-il. Un jour c'est elle qui prend la pilule, l'autre jour c'est moi ! »

20.30

C'est l'heure des mamans. Pas mal de patientes viennent en soirée, après avoir couché les enfants. Elles pourraient attendre le lendemain, mais il y a toujours un gap entre l'urgence ressentie et celle évaluée par le gynécologue. Celle-ci s'inquiète parce qu'elle a des saignements en dehors de ses règles.

22.00 

Je reçois une patiente d'un certain âge. Elle dégage une odeur nauséabonde. C'est son fils qui l'a envoyée chez nous. À l'examen, je retrouve des restes de viande pourrie dans son vagin! Embarrassée, elle me confie qu'elle se met de la nourriture pour animaux pour attirer son chien.

23.00 

Un couple arrive en panique. Le mari a attendu le dernier moment pour venir, après le match de foot… La future mère a déjà perdu les eaux. On l'embarque direct en salle d'accouchement.

01.00

Opération délicate. Cette femme s'est introduit un œuf frais dans le vagin. Il a éclaté à l'intérieur et laissé plein d'écailles coupantes que je dois retirer à la pince.

03.00

Entre deux interventions, je me repose dans la chambre de garde. Très rudimentaire, elle se compose d'un lit, d'un bureau avec un ordinateur pour rédiger mes dossiers, d'une douche et d'une toilette.

04.00

Je suis réveillée par une jeune femme qui a un préservatif coincé dans le vagin. Il suffisait juste de glisser son doigt à l'intérieur pour le retirer! Elle s'exclame: « Je ne mets pas mes doigts là ! Ni mon compagnon, d'ailleurs. »

05.00 

Le classique des accidents « sexuels »: un déo « avalé » par le rectum. On travaille avec une série de pinces. Le danger, c'est de percer le flacon, et que le gaz qu'il contient n'explose à l'intérieur.

08.00

Je termine mon service. Je n'ai pas le temps de rentrer chez moi. Je bois un café dans le mess et me rafraîchis un peu avant mes consultations qui démarrent à 9 h.

Belen Ucros