Elle.be visite: la boutique LN Knits

Publié le 5 mai 2014 par ELLE Belgique
Elle.be visite: la boutique LN Knits

Cette fois, nous visitons le siège de LN Knits, la marque de vêtements en maille de la créatrice anversoise Ellen Kegels. Rencontre avec une créatrice de vêtements réconfortants, adepte de la slow fashion.

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Ellen Kegels est une femme ambitieuse. Toute jeune, elle a commencé à tricoter des bonnets et des écharpes pour sa famille et ses amis. Petit à petit, cette passion est devenue son métier et même une marque baptisée LN Beanies. La clé du succès? Un mélange de laine d'Alpaga en provenance du Pérou et un travail artisanal.

Depuis, Ellen a créé une seconde ligne plus luxueuse baptisée LN Andes: "LN Beanies est une ligne plus jeune et plus sportive avec des matières et des coupes plus grossières. Avec LN Beanies j'ose vraiment expérimenter plein de nouvelles choses. Par contre, les collections LN Andes sont toujours basées sur les mêmes modèles. C'est plus classique."

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Ce qui rend les pièces LN Knits si particulières, c'est toute l'histoire qu'il y a derrière.

"Quand j'ai commencé, j'ai rassemblé quelques mamies en Belgique qui savaient tricoter. Puis je suis entrée en contact avec l'asbl Solid International, une organisation qui s'occupe de donner du travail aux personnes défavorisées du Pérou. Depuis, mes collections sont produites dans leurs ateliers à Ayacucho. Mes mamies fabriquent toujours les modèles de base ici et les envoient ensuite à leurs collègues au Pérou pour qu'ils soient fabriqués en grande quantité. Quand j'ai commencé, il y avait seulement quinze filles au Pérou qui travaillaient quelques mois par an sur ma collection. Aujourd'hui, 150 personnes travaillent sur mes collections en permanence".

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Travailler de manière durable quand on est une jeune marque, ce n'est pas toujours évident.

"C'est vraiment un défi. Déjà, tout est fait à la main ce qui signifie que les heures supplémentaires et donc les coûts de production dépendent de mes collections. C'est un processus long et intensif mais je ne voudrai pas autre chose. La mode durable, c'est vraiment quelque chose d'important pour moi. Sans ça, ma marque n'aurait aucune histoire et ne serait pas unique".

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Cette jolie histoire suit Ellen jusque dans son appartement. Les murs sont ornés de photos des travailleurs péruviens. "Une à deux fois par an, je voyage à Ayacucho avec un appareil photo et je capture tout".

Le loft d'Ellen, un ancien entrepôt à grains, lui sert à la fois de maison et de bureau. La fabrication ne se fait pas ici mais le showroom et la boutique sont dans le loft. "J'ai très peu modifié l'intérieur du loft. J'y ai juste apporté un peu de chaleur. Il y avait un écho incroyable ici, c'était comme dans une église. J'ai mis plein de tapis et des rideaux pour réchauffer l'atmosphère".

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Des objets sont étendus sur le sol du loft. C'est une installation pour le shooting d'un lookbook qui a eu lieu le jour avant notre visite. "L'objectif est d'arriver à faire transparaître mon monde en images. Il y a évidemment mes aiguilles à tricoter, mes pelotes de laine et un chapeau traditionnel péruvien mais aussi mon petit carnet Moleskine. J'écris tout dedans: mes idées, mes to do list, mes comptes, etc. Je ne pourrais plus m'en passer".

1Sur les murs sont suspendus trois modèles d'écharpes LN Andes: Mini Maria, Big Bertha en Long Lucy.  "C'est la première fois que nous mélangeons de l'Alpaga et de la soie. On va devoir décider si on garde cette technique ou pas".

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Célibataire Ellen? Non non!  En me montrant de grosses chaussettes en laine, elle me dévoile une partie de sa vie amoureuse. "Haha, il est fan de ces chaussettes. On les porte tous les deux devant la TV le soir. Finalement, c'est ça l'amour: tricoter des chaussettes pour l'autre".

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"Je travaille avec ma soeur depuis peu et ça se passe super bien: on se complète parfaitement. Le seul problème c'est qu'on ne peut pas s'asseoir l'une en face de l'autre pour travailler parce que sinon on ne peut plus s'arrêter de parler".

1Sur le bureau d'Ellen, on découvre quelques pièces de l'hiver prochain. Et bam! C'est le coup de foudre pour un pull en maille rose. "Ça prend à peu près 2 semaines à une artisane péruvienne de fabriquer un tel pull".

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"Ça, ce sont les couleurs de la nouvelle collection. Je reçois des palettes avec les nuances possibles pour la laine d'Apalga. C'est sur cette base que je choisi les couleurs des collections. Ensuite, je reçois des morceaux de laine des couleurs choisies en provenance du Pérou et je vois si ça correspond à mes attentes. Par exemple, ce bleu là est trop sombre. Il y a encore du boulot".

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"Quand j'ai déménagé, je voulais absolument une perruche pour me tenir compagnie. Mes amis ont bien compris que je serai devenue folle avec une vraie perruche. Du coup ils m'ont offert un oiseau mécanique pour ma pendaison de crémaillère. Je t'avoue que j'ai bien vite retiré la batterie..."

 

 

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Retour dans le showroom d'Ellen.

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"A partir de l'hiver prochain, il y aura aussi des pulls pour hommes. Ça, c'est juste un avant-goût".

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"Ce pull peut être porté avec le V à l'avant ou dans le dos".

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"Les photos de mes amis, de ma famille, du chihuaha de ma soeur, ..."

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"Ce bout de papier vient d'un biscuit chinois que j'ai ouvert en 2011 alors que ma marque venait à peine d'être lancée et que je commençais à bosser à plein temps dessus. Il est écrit: Quand l'hiver arrivera, une pluie de succès vous tombera dessus..." 

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Isabelle Vanderheyde (Traduction: Justine Rossius)

Crédit photo: Oona Smet