Networker, en vrai, c’est partager !

Mis à jour le 13 novembre 2019 par Cellule commerciale
Networker, en vrai, c’est partager !

C’est l’un des mots les plus galvaudés du vocabulaire pro. Celui qui nous laisse entendre que pour réussir, on devrait passer ses soirées à faire des mondanités. Le networking d’aujourd’hui, c’est bien plus que ça et c’est porté par une seule valeur : la réciprocité !

Posons un constat : la plupart des gens commencent à construire leurs réseaux quand ils en ont besoin. C’est trop tard. Il faut anticiper, commencer là, maintenant, si ce n’est déjà fait. Reprendre contact avec des gens avec qui on étudiait, avec qui on bossait. Créer du lien avec ses collègues d’autres départements, voire avec ses concurrents. Ensuite, faire vivre tout ça dans de saines relations d’échange et de soutien. « Il est important de donner autant que de recevoir », explique Hélène Feuillat, Corporate Trainer, Executive Coach & Professional Facilitator et à la tête d’Executives Global Network Belgium. « Si on est juste là pour profiter du réseau des autres, mais qu’on n’a rien à offrir, ce n’est pas très durable. Si vous avez déjà aidé ou conseillé quelqu’un de votre réseau avant d’en avoir vous-même besoin, ça sera beaucoup plus facile de le solliciter ».

C’est donc comme dans la vraie vie, en somme. « Le networking, c’est pouvoir aider les autres en les mettant en contact. Si tout le monde met deux personnes en contact, à la fin, tout le monde va se rencontrer. Le networking ne devrait pas être vu comme source d’intérêt personnel, mais comme une ouverture à rencontrer des gens et à les faire se rencontrer. Networker dans le cadre professionnel peut apporter des choses dans le cadre privé, et inversement. Il n’y a pas de mode “on” ou “off “ dans l’envie de rencontrer et d’échanger avec les gens. C’est tout le temps », explique Suyin Aerts, entrepreneure (X-Treme Creations) et modératrice/présentatrice.

Et si ça n’est pas dans notre nature d’être sociable ?

« Tout le monde peut apprendre, même les personnes plus introverties. Il y a des choses plus compliquées que d’autres à développer, mais nous disposons tous des bases», explique Suyin. « C’est un peu comme courir : tout le monde en est capable, ça n’a rien de technique et plus tu vas t’entraîner, plus tu vas performer. Pareil pour le networking : pas besoin de techniques ni de capacités innées, il faut rester soi-même. Il est juste question de sortir de sa bulle, de partager, de ne pas avoir peur de se faire voler son carnet d’adresses... »

Le réseau lasagne

Couche après couche, composer son réseau reviendrait presque à préparer une délicieuse recette du succès. « Choisir un mentor, quelqu’un qui est plus senior et qui va nous aider et nous accompagner, c’est essentiel. Il faut bien sûr que ça soit quelqu’un de confiance. Dans certains secteurs d’activité, il existe des programmes de “Reverse Mentoring” : le plus jeune va s’occuper du plus vieux au niveau de la digitalisation, des réseaux sociaux, de l’agilité. Et de son côté, le plus senior va pouvoir aider le plus jeune à fonctionner dans les méandres de l’organisation, en particulier s’ils sont complexes. » Il n’est donc plus question pour les seniors de dispenser la bonne parole, mais d’évoluer dans un monde qui change continuellement.

Ensuite, il faut s’entourer de sponsors. En général, nos managers directs, capables de faire la promotion de nos capacités. « Vient ensuite ce qu’on appelle les partenaires», poursuit Hélène Feuillat. « Des collègues, anciens ou actuels, avec lesquels je n’ai encore jamais bossé, mais dont je connais les capacités et les qualités pour en avoir discuté avec eux ». Ça permet de composer des équipes opérationnelles, équilibrées, de faire entrer des gens qui correspondent à nos attentes ou de se faire soi-même embarquer dans une aventure pro !

À celles qui pensent que réseauter n’est pas à leur portée...

Pour ça, pas besoin, on le disait, de se déguiser en parfaite socialite. « Quand on est sur le bord du terrain de hockey, gelée, à regarder nos gamins jouer, on essaie juste de s’intéresser aux parents à côté de nous et de leur demander ce qu’il font, quelles sont leurs passions, leurs centres d’intérêt. Et si on est dans des secteurs d’activité diamétralement opposés, on ne sait jamais ce que les compétences des uns peuvent apporter au business des autres. Ça peut donner des idées, ça peut inspirer, révéler des synergies de fonctionnement », expliquent, sans se concerter, tant Hélène que Suyin. On a d’ailleurs déjà prévu de les faire se rencontrer...