Sara Kobi, Mia Lena et Kayla : trois jeunes chanteuses belges à suivre

Mis à jour le 16 mai 2019 par ELLE Belgique
Sara Kobi, Mia Lena et Kayla : trois jeunes chanteuses belges à suivre

Elles ont en commun la jeunesse, la Belgique mais aussi et surtout la musique. Celle qui vibre à l'intérieur d'elles et qui traverse toutes les frontières. On vous emmène à la rencontre de trois chanteuses : Sara Kobi, Mia Lena et Kayla (Eleven'), trois purs talents ! 

SARA KOBI

crédit photo: Arthur Luyens

Des scènes de son école à celles plus sérieuses de The Voice Belgique, il n'y a qu'un pas. Sara avait décroché sa place dans l'équipe de Matthew Irons cette saison 2018. Une aventure qui s'est clôturée après un live, pour laisser place à un beau démarrage de carrière avec un single solaire, pop aux influences jazz et soul. La jeune professeure de mathématiques a donc décidé de jongler entre calculs et ce qui l'anime depuis son enfance, la musique.

  • Depuis quand chantes-tu ? Pourquoi chanter en anglais ?

"Je chante depuis très jeune. J’ai commencé à monter sur scène à l’école primaire, donc environ depuis mes 7 ans. Je chante en anglais car j’ai depuis toujours écouté des morceaux plutôt anglo-saxons, notamment des vieux jazz comme Frank Sinatra, Etta James, Ray Charles… J’ai du coup tout de suite eu le réflexe d’écrire mes chansons dans la même langue. La sonorité des mots anglais se prête mieux aux jeux vocaux que je fais et aux vocalises soul, ce qui colle bien avec mon style de musique."

  • Qu’est-ce que l’aventure The Voice Belgique t’a apportée ?

"L’aventure The Voice m’a avant tout apportée une énergie positive qui a littéralement boosté mes projets musicaux. En effet, le fait de savoir que nous allions nous retrouver dans le téléviseur de milliers de spectateurs m’a poussée à fournir du contenu aux fans, donc des covers de bonnes qualités ainsi que mes propres clips et chansons. Ensuite, l’aventure m’a permis de chanter en direct dans des conditions inédites, c’était nouveau pour moi et je me suis rendu compte que j’aimais vraiment ça !"

  • Pourquoi vouloir participer à une émission télévisée ? Quel a été ton parcours de chanteuse avant cela ?

"Tout simplement pour gagner en visibilité. Le monde de la musique est assez dur à ce niveau-là, malgré de nombreux concerts avec mon ancien groupe, se faire connaitre reste assez compliqué. J’ai longtemps hésité avant de réellement signer les contrats de The Voice car je pensais que ce genre d’émission pouvait m’éloigner de mon univers musical et ce, en devant chanter des chansons imposées. Mais j’ai plutôt pris ça comme un challenge, celui d’imposer mon style dans les chansons des autres. J’ai donc finalement su garder mon identité vocale tout au long de l’aventure qui a été hyper enrichissante dans son ensemble."

  • Tu faisais partie d’un groupe « INDIGO BRUSSELS », depuis tu fais carrière solo. Comment se faire connaître ? Quelles sont tes stratégies, tes conseils ?

"J’ai beaucoup chanté de mon côté étant jeune. Par la suite, avec des amis musiciens, nous avions décidé de former un groupe en 2015 qui portait le nom de INDIGO BRUSSELS. Ce groupe était constitué d’une guitare, batterie et clavier. On a composé quelques chansons ensemble et fait pas mal de jams sur Bruxelles. Malheureusement je voulais prendre une autre direction artistique qui ne collait plus trop avec le groupe. Nous nous sommes donc séparés en 2017.

Au niveau de la stratégie, il faut être ultra présent sur les différents réseaux sociaux. Rester en contact constant avec son public. Donner aux gens des choses qu’ils veulent entendre, les covers peuvent répondre à cette demande par exemple. Il faut innover également et donc proposer ses propres chansons. L’image est très importante également, il faut essayer de soigner la présentation des vidéos."

  • Quels sont tes (futurs) projets dans le milieu de la musique ?

"Je travaille actuellement avec le label indépendant Katch Music dans le but de développer mes compositions et ma couleur artistique. Le but est de pouvoir offrir un album complet et fidèle à mon univers. La sortie des sons, se fera progressivement. Vous pouvez déjà trouver un premier titre nommé « Not Satisfied » sur YouTube et sur les plateformes Spotify, Deezer, et iTunes. Un deuxième son va arriver dans le courant du mois de juin !"

1/

MIA LENA

crédit photo: Laura Franco

Si vous avez encore le refrain « I keep dancing on my own » qui reste bloqué dans votre tête, c’est normal. La chanson passe encore fréquemment sur les ondes et la rythmique est plus qu'entrainante. Derrière ce titre se cache Mia Lena, étudiante en 1ère année de communication à l’IHECS. Auteure, compositrice et interprète, du haut de ses 20 ans, cette jeune femme énergique a déjà tout d'une grande.

  • Présente toi (prénom, âge, parcours)

"Je m'appelle Mia Lena, j'ai 20 ans. Je chante et je compose depuis l'âge de 13 ans, j'ai commencé la musique très très jeune, ma mère m'a mise à l'académie dès mes 6 ans pour avoir mes premiers cours de solfège et de piano, que j'ai fait durant 10 ans! J'ai notamment eu plusieurs cours de chant: lyrique, moderne et en passant des concours, je me suis faite repérer par mon manager."

  • Tu fais des études en communication, qu’aimerais-tu faire plus tard ? Privilégier tes études ou ta carrière de chanteuse ?

"À vrai dire, je n'ai pas encore pensé à l'après-Ihecs, les études c'est plus un plan B, je mise sur ma musique car j'ai envie de gagner ma vie avec ça. Cependant, je reste très réaliste et je pense que les études de communication sont tout à fait en accord avec l'univers musical. Si je ne deviens pas chanteuse, je pourrais toujours rester dans l'univers musical, que ce soit dans l'événementiel ou en relations publiques. On verra où j'en serai d'ici là."

  • Pourquoi vouloir chanter en anglais ?

"Quand j'avais 13 - 14 ans mes influences étaient toutes des chanteuses à voix anglophones ou américaines. Je me souviens d'une chanteuse qui m'a beaucoup marquée et qui avait participé à X factor UK: Leona Lewis, c'était mon inspiration! Depuis, ça a fortement évolué, j'écoute Norah Jones, Amy Winehouse, Lorde,...  En résumé, j'ai été inspirée et ça m'a touchée. Puis, il faut dire qu'avec la musique française c'est plus difficile de raconter quelque chose sans que cela fasse cliché... mais j'apprends à écrire tout doucement en français."

  • Quel message veux-tu transmettre à travers tes chansons ?

"Cela varie d'une chanson à l'autre! Disons que ce n'est pas un message particulier mais plutôt une émotion, un sentiment. Je suis quelqu'un de très sensible donc je suis touchée par des paroles quand elles me parlent et c'est ça que j'ai envie de transmettre. Cela peut-être un sentiment d'espoir, un message positif à faire passer ou de la tristesse, de la colère, ça dépend des personnes que je vise parfois, j'ai envie de toucher les gens, qu'ils se consolent avec ma musique, que ça provoque une émotion chez eux."

  • Dans tes chansons, tu abordes souvent le thème de la rupture/de l’amour est-ce une manière d’attirer un certain public ou est-ce un sujet personnel que tu aimes développer en chanson ?

"Ce n'est pas du tout une stratégie pour attirer un certain public (rires), c'est juste que depuis mes 13 ans j'ai beaucoup d'histoires - comme des peines de coeur -, ce sont des petites choses qui me font vivre. Je suis passionnée par les relations humaines. Il m'arrive de parler de plusieurs histoires dans une seule chanson. Je peux comprendre qu'on puisse croire que c'est pour capter une grande audience car on vit tous des aventures similaires mais cela fait partie de qui je suis, j'ai un coeur de beurre donc pour moi ça coule de source."

  • À quand remonte ta dernière scène ?

"Au vendredi 27 avril 2018 aux "Musicales" de Dynamic One (une web radio, ndlr), c'était super cool! c'était un chouette petit endroit super cosy, c'était très convivial. Mon dernier "grand concert" était au Brussels Summer Festival l'année passée, c'était un rêve pour moi, car je connais ce festival depuis quelques années, j'y allais en tant que spectatrice et là je me retrouvais à faire l'ouverture, c'était vraiment trop chouette!"

  • Comment t’es-tu faite repérée ?

"J'ai eu une proposition pour participer à un concours pour promouvoir des jeunes artistes qui commencent à composer ou des bands. Il y avait des pré-sélections sous forme de concert et puis ils en choisissaient quelques uns, du coup j'ai joué en finale avec toutes les personnes sélectionnées et cela se passait à Flagey. Mon manager (Benoit Goes) m'a repérée, ensuite il m'a contactée et étant donné que j'étais mineure - 16 ans -, je l'ai rencontré accompagnée de ma mère et il avait déjà quelques contacts donc de fil en aiguille,  il m'a organisé plusieurs rencontres avec des personnes lors des events et on a développé un petit projet. L'année dernière j'ai chanté au Francofolies et c'est un peu là que tout a démarré..."

2/

KAYLA (ELEVEN’)

crédit photo: Guillaume Kayacan

Fille d'un père musicien et d'une mère chanteuse, Kayla a grandi dans le milieu de la musique. C'est accompagnée de son frère jumeau au piano - Elvin -, que Kayla performe face à la caméra pour ses covers. Un grain de voix qui transporte directement, la quarteronne parvient à nous faire apprécier d'écouter les tubes du moment une fois de plus, qui n'est jamais la fois de trop, grâce à sa jolie voix.

  • Qui es-tu Kayla ? D’où viens-tu ?

"Je suis une jeune femme de 26 ans qui poursuit assidûment son rêve artistique. Je suis d'origine afro-américaine du côté de ma mère mais je suis née et j'ai grandi à Bruxelles. Au niveau de la musique, je suis auteure-compositrice et interprète, donc plutôt perfectionniste et très exigeante envers moi même mais je le suis aussi avec les autres."

  • D’où te vient cette passion ?

"Ma mère est chanteuse et mon père est batteur. J'ai donc grandi dans un milieu artistique et musical. Comme vous pouvez vous en doutez, cela a développé mon affection pour cet art dès mon plus jeune âge! J'ai toujours été autodidacte et guidée par la passion du chant."

  • As-tu déjà eu des collaborations, des propositions d’album ?

"Oui, avec mon frère (Elvin) nous avons été contactés par des grands labels en France. Cependant, nous avons refusé leurs offres car nous sommes authentiques et nous voulions être maîtres de notre musique et de notre image, ce qui ne semblait pas pouvoir être possible avec eux."

  • Pourquoi préfères-tu chanter en anglais ?

"Mes parents ont toujours écouté de la musique anglophone jazz, soul etc. C'est cette musique qui m'a toujours fait vibrer. Les artistes soul, rnb et pop américains sont ceux auxquels je me suis toujours identifiée. Je respecte les artistes francophones mais je ne me reconnais pas en eux. J'écris d'ailleurs toutes mes chansons en anglais!"

  • À quel point est-ce important de former un duo avec ton jumeau, Elvin ? Facile ou difficile de bosser en famille ?

"Pour ma part, je considère très important de travailler avec quelqu'un en qui j'ai entièrement confiance, pas seulement au niveau de la personne mais aussi au niveau du travail et du talent. Travailler avec mon frère est donc une évidence, je sais de quoi il est capable et je n'ai aucun doute sur tout ce qu'il apporte à notre projet. Nous avons toujours eu une bonne entente, on se dispute parfois mais cela ne dure que quelques minutes et c'est oublié! Mon frère est mon meilleur ami."

  • Qu’est-ce qui vous différencie des autres artistes, groupes belges ? Quels sont vos points forts ?

"Ce qui nous différencie de la plupart des artistes c'est que nous sommes jumeaux. Nous avons une grande complicité depuis notre plus jeune âge, c'est-a-dire que nous avons une compréhension de l'autre que beaucoup de gens n'ont pas. Cela se ressent fort sur scène mais aussi dans notre musique."

  • Quels sont tes prochains projets ?

"Nous avons un premier single qui sortira cet été ainsi qu'un clip vidéo."

  • Te consacres-tu entièrement à la musique ou tu fais autre chose sur le côté?

"J'ai toujours travaillé sur le côté mais cela fait depuis le mois de novembre que j'ai décidé de me consacrer entièrement à la musique."

  • Dans 10 ans, tu te vois où ?

"Pour le moment je vis au jour le jour avec l'espoir que notre rêve artistique se réalise."

Lorena Ferro