Fifty Shades of Grey : comment bien choisir vos accessoires?

Mis à jour le 13 février 2018 par Elisabeth Clauss
Fifty Shades of Grey : comment bien choisir vos accessoires?

Vous voulez vous la jouer "Fifty Shades of Grey" ? Voici 5 conseils pour bien choisir vos accessoires.

« Le fétichisme pour les nuls », ça demande un minimum de préparation :

Le deuxième volet de la saga à la réputation sulfureuse la plus surfaite au monde vient de sortir. Vous avez cédé aux sirènes de l'histoire d'une pucelle de 24 ans (déjà, il faut la trouver celle-là) dont l'émoi se réveille au contact d'un millionnaire priapique à peine plus âgé qu'elle, mais rompu à toutes les subtilités de la domination ? (on rit, et c'est bon pour le périnée).

Tentée de reproduire l'expérience dans votre chambre Ikea, vous êtes à deux doigts (pour commencer) d'investir dans les accessoires marketés dérivés du film. Qui ne sont guère de qualité, selon les experts que nous avons interrogés pour votre santé. Plume, spanker, fouet, menottes ou bandeau ? Suivez plutôt les conseils de notre spécialiste en kinky-love, Charlotte Ledent, sexologue, psychothérapeute, et fondatrice de la boutique éro-chic Eva Luna.

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@Eva Luna
@Eva Luna Photo Guillaume Bouchart


La plume

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Les qualités requises : « tout l'intérêt de la plume et d'être utilisée avec un bandeau, pour être excité par le fait de ne pas savoir si on va être spanké, fouetté ou emplumé. » (Citation retranscrite par une journaliste en pyjama un dimanche matin en écoutant du jazz manouche et en faisant cuire des muffins pour le petit déjeuner. Poursuivons.) « La caresse doit être très douce, donc on choisit une plume duveteuse, longue ou courte, mais touffue. Il faut être attentif à ne pas sentir la tige centrale, qui peut déconcentrer de la sensation délicate du frôlement. Il existe diverses utilisations pour diverses plumes. On choisira une plume courte pour les petites caresses taquines. Une longue, pour des gestes amples, et tracer des lignes sinueuses du dos aux fesses. »

À quoi reconnaît-on une bonne plume ? D'abord, on demande à son chat. Si la machouille, c'est une bonne. Charlotte Ledent acquiesce : « c'est parfaitement exact. Il reste probablement un peu de phéromones laissées par les oiseaux avant que les plumes ne soient teintes. Plus elles seront naturelles et de qualité, plus les petits animaux de compagnie essayeront de vous les piquer pour jouer avec. Et pour les manger. »

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@Eva Luna
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Le Spanker (ou tapette à fessée)

Les qualités requises : « Il doit être souple et faire du bruit. On doit le choisir ni trop mou (on ne sent rien), ni trop dur (on se fait mal). L'idéal est de le tester doucement sur le bras, pour voir si le claquement nous convient ». Chez Eva Luna, les spankers sont fabriqués artisanalement à Ibiza (évidement, ça ne pouvait pas venir de Salt Lake City), par un atelier spécialisé.

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@Eva Luna Photo Guillaume Bouchart


Le fouet

Les qualités requises : « Il doit être fiable, et ce qui importe, c'est la qualité des lanières. Il faut être vigilent à la façon dont les lanières sont détaillées, éviter absolument le plastique et les matières synthétiques, vérifier le côté « mal fini » des bandes de cuir, voir si elles s'effilochent. Tester doucement sur le bras ou la main, et sentir si ça griffe. Ce qui n'est pas du tout le but recherché. Il faut savoir que les lanières en nubuck sont très douces, pour un fouettage « à la française », avec un geste qui va directement vers la peau ». (On note au passage la réputation des Français. Mais ce n'est rien à côté de celle des Allemands : ) « Le fouet à « l'allemande », lui, il tourne, avant d'être dirigé vers le corps ».

Bon à savoir : « Certains fouets sont courts, avec des brins arrondis, et d'autres plus longs avec des lanières souples et plates ». En gros, les petits à brins arrondis, on les sent plus passer (on résume pour vous). Selon Charlotte Ledent, « la forme du fouet influence le geste du fouetteur. Il importe donc aussi de tester le manche, pour une bonne prise en main. Puis on s'essaye au mouvement, avec un fouet tournant ou non. La sensation n'est pas la même, certains sont plus doux que d'autres ».

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@Eva Luna Photo Guillaume Bouchart

Les menottes

Les qualités requises : Elles doivent maintenir, mais surtout pas blesser. « La première chose à vérifier avec des menottes en fourrure, souvent de vraies de police en métal recouverte de peluche, c'est l'épaisseur de l'acier en dessous. S'il est trop fin, et c'est souvent le cas sur les modèles de mauvaise qualité, ça va très vite cisailler le poignet. L'idéal est de choisir une paire de menottes en cuir, avec lesquels on ne se fera pas mal. La version « fait maison » avec un foulard peut être une alternative intéressante, mais il faut savoir faire un nœud confortable : le but est de contraindre, sans blesser. »

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@Eva Luna
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Le bandeau

Les qualités requises : « Il existe des bandeaux qui laissent voir un peu à travers, ceux en dentelle par exemple. On distingue quelque chose, mais on ne sait pas trop quoi. Ça, c'est pour ceux qui ont du mal à lâcher prise. D'autres modèles occultent complètement la vue, et impliquent la confiance totale en son partenaire. »

Comment choisit-on son bandeau ?

– « En fonction de sa coiffure : avec une chevelure sauvage, on fait attention au nœud, qui ne doit ni écraser les cheveux, ni déranger lorsque l'on est allongée. »

– « En fonction de la morphologie de son visage : si on est petite, il vaut mieux éviter que le bandeau barre toute la figure. Si on a un grand nez, il faut s'assurer que le bandeau colle bien au visage, sinon on voit par en dessous.

– «En fonction de la sensibilité de sa peau : il faut choisir une matière agréable qui ne fait ni transpirer, ni couler le maquillage. Un bandeau joli, seyant, et doux».

Voici pour le matériel. Concernant son usage, on vous fait confiance : les muffins sont cuits.