Au Domaine du Chant d’Eole, on ne profite plus seulement du vignoble le temps d’une dégustation. Il devient un lieu où l’on séjourne. Avec l’ouverture de l’Éole Resort en mai dernier, la famille Ewbank poursuit le développement de son domaine viticole en imaginant un projet où architecture, patrimoine et paysage s’entremêlent avec une rare évidence.
Né de plus de quinze années de réflexion autour du domaine, ce nouvel hôtel de luxe prend place dans une ferme du XVIIIᵉ siècle et d’anciennes écuries entièrement rénovées. Loin d’une transformation spectaculaire, le projet revendique une approche presque silencieuse : révéler ce qui existait déjà. Les murs chaulés, les poutres monumentales et les charpentes d’origine ont été conservés, tandis que de larges ouvertures laissent désormais entrer la lumière et prolongent naturellement le regard vers les vignes.
Le patrimoine comme fil conducteur
Les matériaux naturels, les teintes minérales et le mobilier aux lignes sobres accompagnent l’architecture sans jamais chercher à la dominer. Chaque détail semble répondre à une même volonté : préserver l’identité du lieu tout en l’adaptant aux usages contemporains. Dans les douze chambres et suites, vous retrouvez des volumes généreux, baignés de lumière, privilégiant le confort sans ostentation. Les fenêtres cadrent le paysage tel un tableau vivant, rappelant à chaque instant que le vignoble est la véritable pièce maîtresse du projet.
Réparti entre la Ferme d’Éole et le Domaine de Warelles, le resort se décline en deux atmosphères complémentaires. Les premières chambres misent sur une élégance discrète et un confort essentiel, tandis que les suites aménagées dans les anciennes écuries offrent davantage d’espace, des balcons ouverts sur les vignes, un sauna infrarouge et un bain à bulles privatif. Deux façons d’habiter le domaine, sans jamais rompre avec son identité.
Une expérience complète
À l’Éole Resort, la journée s’organise autour du vignoble, du réveil au coucher. Petit-déjeuner aux produits locaux, puis premiers pas dans les vignes : visite guidée avec dégustation, ou balade en solitaire à travers les parcelles. Vient ensuite le repas, et là encore deux adresses, deux façons de faire. La Brasserie d’Éole mise sur une cuisine généreuse et sans chichis, quand l’Impératif d’Éole, installé sur le rooftop du chai, propose une lecture plus pointue du terroir — au point d’en avoir décrocher une étoile.
Si le séjour vous a conquis, vous avez la possibilité de le prolonger chez vous. Maison Éole a imaginé une gamme de cosmétiques issus de la vigne, ainsi qu’une bougie signature. Posée sur une étagère ou allumée un soir de semaine, elle suffit à faire resurgir, l’instant d’un parfum, l’atmosphère du domaine — une façon de ramener chez soi un peu du Chant d’Éole, sans avoir à faire ses valises.
L’œnotourisme belge
L’Éole Resort dépasse la simple adresse où passer la nuit. Il accompagne l’évolution du Domaine du Chant d’Éole vers une destination où le vin devient le point de départ d’un séjour plus large, mêlant architecture, gastronomie, bien-être et hospitalité. À moins d’une heure de Bruxelles, ce projet démontre que l’œnotourisme belge a trouvé une nouvelle maturité. Plus qu’un hôtel au milieu des vignes, l’Éole Resort invite à habiter un paysage, le temps d’un week-end comme d’un séjour plus long.
Cet article a été rédigé en étroite collaboration avec le Domaine du Chant d’Éole.